• La Véritable Identité de Fulcanelli et Le Code Da Vinci

    Laura Knight- Jadczyk

    Traduction française: Henri R.

    Copyright 2005. Toute portion de ce texte qui est cité ou republié ailleurs doit inclure cette remarque de copyright et un lien vers l'article original. Il peut être stocké et reproduit pour un usage non commercial. Les photographies originales de la Cathédrale d'Auch sont copyrightées par l'auteur et peuvent être utilisées sous les mêmes termes, incluant un lien vers l'article original.

    http://quantumfuture.net/fr/article-lkj-fulcanelli_davinci-fr.htm


     

     19 février 2005: Actuellement, alors que des millions de personnes ont lu le Da Vinci Code de Dan Brown, il semble que la conscience que la véritable histoire de l'homme a été cachée est en train de croître rapidement avec la soif de vérité. Dans mon livre, The Secret History of the World (L'Histoire Secrète du Monde), je traite des nombreuses ramifications du "courant caché" de la connaissance qui ont émergé périodiquement dans le monde durant l'histoire enregistrée comme les Mystères d'Eleusis, la Tradition Orphique, le Gnosticisme, la Quatrième Voie ou le "Christianisme Esotérique" de Gurdjieff, le Catharisme, qui devinrent souterrains en tant qu'histoires du Saint Graal et l'Alchimie, etc.…, les reliant aux plus anciennes traditions de la pré-histoire, y compris le Chamanisme Sibérien, les "Techniques Archaïques d'Extase", comme Mircea Eliade se réfère à ce sujet.

    Ainsi il n'est que juste que je prévienne le lecteur que cette série de remarques sera compréhensible uniquement aux individus très versés dans les études de l'histoire ésotérique et des religions comparées, incluant le Gnosticisme, le Soufisme, le Saint Graal, l'Alchimie, (particulièrement les mystères entourant Fulcanelli), et l'hermétisme en général. Cet article plonge directement et immédiatement dans le grand mystère. Ceux qui sont immergés dans le Travail de la Quatrième Voie et qui ont réellement commencé à "voir" reconnaîtront les implications plus profondes de l'œuvre de Gurdjieff.

    Pour le novice, souhaitant acquérir une compréhension de base, éviter les représentations déformées d'œuvres populistes comme le Da Vinci Code, référez-vous s'il vous plaît à mes autres articles: The Grail Quest, particulièrement les passages qui traitent de: Alchemy and Saint Germain, The Fulcanelli Phenomenon, Rennes-le-Chateau and the Accursed Treasure, The Priory of Sion, et The Ark of the Covenant and the Temple of Solomon. Une lecture plus avancée incluera Truth Or Lies (Vérité ou Mensonge), Jupiter, Nostradamus, Edgar Cayce, and the Return of the Mongols, (Jupiter, Nostradamus et le Retour des Mongols) et Commentary on Boris Mouravieff's Gnosis.

    Burial of CHrist - Auch Cathedral

    L'image ci-dessus est d'une photographie que j'ai faite dans la Cathédrale d'Auch. Cette Cathédrale est dédiée à la Vierge Noire.

    Ces deux mots, suggérant l'initiation, cachent une réalité spirituelle qui est très vivante dans le monde aujourd'hui. La "Vierge Noire" est une présence cachée qui peut guider le chercheur vers la renaissance. L'inscription de dédicace de la Cathédrale d'Auch est gravée dans le marbre noir sur la porte centrale et dit "à Marie, la Vierge qui va donner naissance à Dieu."

    Significativement, cela dit “qui va …” pas “qui a …”

     

    Sibyl at Auch Cathedral

    Il y a deux représentations de la Vierge Noire dans la Cathédrale, suggérée par certains détails. Dans la chapelle 13, comme la Sibylle de Samos, (image gauche) son costume et son visage sont bruns, elle est enceinte et elle tient un berceau dans ses mains.

    L'autre représentation est trouvée dans les stalles du chœur, dans les baldaquins, immédiatement après le panneau représentant Adam Et Eve. Il est nommé Charité. Il y a deux enfants debout à ses pieds, attendant et tendant leurs mains vers elle.

    Un prêtre à la retraite qui a passé sa vie à étudier l'art ésotérique remarquable dans la Cathédrale d'Auch a écrit ce qui suit :

    C'est par dessus tout les vitraux d'Arnaud de Moles qui méritent notre attention. Produits entre 1507 et 1513, ils sont estimés comme les plus raffinés de la Renaissance. Le critique d'art célèbre Emile Male a écrit : "Pour la largeur de pensée, aucun travail de cette période n'égale les vitraux d'Auch."

    Cet ensemble extraordinaire inclut une série de 18 vitraux. Ils sont présentés comme une décoration riche, où une foule de personnages de chaque origine se rencontre. La plupart viennent de la Bible, mais certains d'entre eux, comme les Sibylles, viennent de religions païennes. Les thèmes de ces vitraux d'histoire ont été choisis avec le plus grand soin. Pour découvrir les thèmes, nous devons trouver le fil d'or créant une liaison invisible entre des personnages hétérogènes, apparemment des étrangers l'un à l'autre.

    La visite de ces vitraux doit être faite de gauche à droite, allant du transept, en commençant par la chapelle 11...

    Une idée les rassemble. Qu'est-ce que c'est? La clef de ce mystère est dans les mains de la Sibylle. L'objet qu'elle porte nous donne la clef de l'énigme. Cet objet biblique symbolique concerne chacun des personnages dans un vitrail d'une certaine façon. Il les rassemble pour une seule idée. L'artiste a provoqué ces rencontres pour clarifier un thème, illustrer une histoire...

    Ces vitraux ne sont pas une galerie de personnages simplement célèbres. Parmi les plus illustres, certains d'entre eux ne sont pas là, mais quelques personnages moins connus occupent une place de choix. Ce qui compte tout d'abord n'est pas le personnage lui-même, mais l'histoire qu'il évoque, le destin qu'il essaye de diriger. Comme les sibylles, chacun est consacré à servir une histoire. Ils se trouvent au cœur, dans le creuset même...

    Ils viennent de partout, ils sont de toutes les classes, de toute origine. Ils viennent volontairement comme des artistes de célébrité, se trouvant dans un gigantesque gala, pas pour leur avantage propre, mais pour le bénéfice d'une tâche sociale et humanitaire.

    Ces personnages célèbres des vitraux d'Arnaud de Moles contribuent, de leur propre façon, à l'illustration de l'épopée la plus grande, le déploiement d'une HISTOIRE.

    Maintenant, une question se pose: Quel était le rôle réel d'Arnaud de Moles, le maître-vitrier, dans la réalisation de l'opus qui porte sa signature ?

    Arnaud de Moles s'est montré vraiment comme un maître pour la réalisation de la sorte de scénario qu'on lui avait confié. Il était un ouvrier intelligent formé à l'école des Compagnons - une école qui a été marquée par les techniques du Moyen âge et de la période Gothique. Ses compagnons étaient comme lui, sérieux, disponibles et appliqués à leur tâche.

    Les 18 vitraux d'Arnaud de Moles sont donc un travail exceptionnel. Ce qui est vraiment unique - dans cet ensemble aussi bien que les cabines du chœur - sont le message qui est révélé. Arnaud de Moles était l'artiste, pas l'inspiration. Des clients inconnus ont donné la pensée...

    Ce qui frappe en premier l'esprit attentif est la richesse et la variété des détails. La source de cette inspiration dessine non seulement sur la Bible et les vies des Saints, mais sur la nature, la mythologie, les religions païennes, le Saint Graal et la chevalerie. […]

    Cet ensemble remarquable n'est pas que de l'art ! Comme les vitraux, il contient une pensée, un message.

    Quand nous observons soigneusement les détails, dans les stalles, quelque chose apparaît immédiatement à nos yeux : des démons et des serpents, des animaux malveillants et des monstres de toute espèce essaiment là. Cette invasion contribue à donner à tout cela un aspect tragique qui s'accorde aussi très bien avec le mouvement profond de l'histoire qui nous est relatée.

    Cet aspect tragique est complémentaire et doit être mis en relation avec les vitraux d'Arnaud de Moles. Les vitraux et les stalles constituent un tout. Les deux chef-d'œuvres ont été conçus en même temps. La même histoire est racontée. On a proposé son thème aux vitriers et aux sculpteurs. Ce thème évoque la même réalité : la réalité de l'homme en général.

    On penserait presque à l'Enfer de Dante. Mais cette tragédie évidente n'est pas l'enfer - c'est l'histoire de l'humanité sur la Terre. La Charité – les mains vides - marche directement devant les monstres et les démons, supportée par un même espoir, allant seule, mais courageuse, faire face au mal, le serpent malveillant. À la fin du cycle, elle devient la Force triomphante. Sa mission est accomplie parce que nous voyons tous les serpents malveillants écrasés sous ses pieds ou finalement maîtrisés dans ses mains.

    Puisque cette histoire est dite et revécue rétrospectivement, nos artistes savaient d'avance que cette aventure dramatique devait nous porter à la Vie.

    Quelle largeur! Quelle perspective! Cela sort de la pensée de la boiserie du chœur d'Auch. Quelques connaisseurs n'ont pas peur de comparer le travail extraordinaire de ces stalles avec les fresques de Michel-Ange. [Raymond Montané]

    Je voudrais faire une remarque sur le fait que, après avoir passé du temps à essayer de découvrir qui était réellement Arnaud de Moles, l'information que je fus capable d'obtenir suggère que c'était un nom donné à un groupe, Les Compagnons du Devoir de Liberté, ou peut-être un anagramme. En termes des indices de la Langue Verte, le nom "De Moles" est riche de significations, allant de la possibilité de la prononciation homophonique "de Molay," comme dans le dernier Grand Maître des Templiers, à la signification de "mole," qui signifie en Français "pierre," ou une jetée; un brise-lame. En anglais, la Langue Verte nous mène à une créature qui vit sous terre, ou "devenir souterrain" pour une tradition. Et ensuite, évidemment, cela peut aussi dire "Mea Deus Leonard." Un lecteur peut trouver une meilleure solution. Il y a plus, mais je ne veux pas dériver sur ce sujet à ce moment parce que j'ai une histoire à raconter.

    En 2003, nous décidâmes pour diverses raisons de déménager en France. Ayant travaillé antérieurement en France dans de nombreux centres de recherche et avec de nombreux scientifiques français qui étaient enthousiastes à propos de la possibilité du retour de Ark en Europe, nous décidâmes de poursuivre ces intérêts de recherche mutuels.

    Nous avions très envie d'une vie paisible, campagnarde, où nous pourrions travailler, continuer notre recherche et nous sentir à l'abri des pressions s'intensifiant de sources diverses qui menaçaient non seulement notre paix intérieure, mais nos vies mêmes.[1] Après les semaines à étudier les cartes détaillées de la France, j'ai décidé que le secteur autour d'Auch était où je voulais être. Et donc, nous avons informé nos amis en France de ce choix et la recherche d'une maison fut commencée. Parmi nos amis français auxquels nous avions notifié notre choix de location se trouvaient les frères Bogdanoff, stars de la télé française qui sacrifièrent plusieurs années de leur carrière réussie pour obtenir leurs doctorats en mathématiques et en physique. Ils étaient tout à fait excités par le choix car ils possédaient un ancien château près de Auch et avaient grandi dans la région.

    Quand nous sommes arrivés en France, engourdis de fatigue et d'angoisse à cause d'un si grand changement dans nos vies, j'ai sûrement remarqué mentalement  la cathédrale à côté de l'agence immobilière où nous avons signé le bail pour le nouvel endroit. J'étais heureuse de voir qu'une vieille église si intéressante était si proche, mais je ne me suis pas donnée la peine d'aller à l'intérieur et de la regarder. Après tout, j'avais été à Notre-Dame à Paris! Le livre de Fulcanelli, Le Mystère des Cathédrales ne se concentrait-il pas sur les édifices à Paris, Amiens et Bourges ? Qu'est-ce qu'une cathédrale dans Auch avait à offrir?

    Cependant, après qu'une question d'une visiteuse américaine (merci Charlotte) m'ait rendue curieuse de voir "les statues célèbres" dont je n'avais jamais entendu parler, j'ai pris le temps d'y aller et de regarder. Une fois que j'ai vu les vitraux par Arnaud de Moles et le chœur par des mains anonymes, j'ai été si abasourdie par l'importance ésotérique claire de la Cathédrale d'Auch que je ne pouvais pas comprendre pourquoi Fulcanelli avait échoué à la mentionner.

    C'était une énigme, et ce ne fut qu'avec le temps, quand plus d'indices furent révélés, comme je vais l'expliquer ici, que je réalisais qu'elle devait avoir été omise intentionnellement pour la simple raison que c'était tout à fait évidemment la cathédrale avec les clés et Fulcanelli n'était pas un imbécile. Fulcanelli n'allait guère donner les clés des plus grands secrets de la réalité à si bon marché qu'ils pourraient être calculés en un an ou deux par un dilettante. De plus, selon Fulcanelli, sans aide divine - que nous avions le plus certainement via les transmissions Cassiopéennes - il ne pouvait y avoir aucun espoir de résoudre le mystère. C'est un des préceptes du travail ésotérique qui est souvent laissé échapper par ceux qui se promeuvent comme praticiens de l'ésotérisme. Le Grand Soufi Shaykh, Ibn al-'Arabi souligne qu'un chercheur peut être debout à la porte et frapper sa vie entière, et elle ne s'ouvrira jamais pour lui, et un autre peut être admis avec une seule requête.

    Dans l'étude de la question nous apprenons que, parmi les règles qui doivent diriger le processus de compréhension, sont les suivantes, dont chacune mène, dans une progression naturelle, à la suivante :

    1) L'Âme doit acquérir des pouvoirs plus grands non seulement pour la conception, mais aussi pour la conservation et donc si nous voulons obtenir toujours plus de connaissance, les organes et les sources secrètes de la vie physique doivent être merveilleusement renforcés et fortifiés. “L'Âme doit acquérir de nouveaux pouvoirs pour concevoir et conserver...”

    2) Pour respecter le principe d'hermétisme adopté par la Tradition, nous devons comprendre que les enseignements ésotériques sont donnés sous forme sibylline.

    St. Isaac le Syrien fait remarquer ceci : Les Saintes Ecritures disent beaucoup de choses en utilisant des mots dans un sens différent de leur signification originale. Parfois des attributs physiques sont appliqués à l'âme et à contrario, les attributs de l'âme sont appliqués au corps. Les Saintes Ecritures ne font pas de distinction ici. Cependant, les hommes éclairés comprennent.

    3) “Le semblable attire le semblable.” Quand un candidat a développé la vertu et l'intégrité acceptable pour les adeptes, ils lui apparaîtront et révéleront ces parties des processus secrets que l'on ne peut pas découvrir sans une telle aide. Ceux qui ne peuvent pas progresser jusqu'à un certain point avec leur propre intelligence ne sont pas qualifiés pour qu'on leur confie les secrets qui peuvent soumettre à leur volonté les forces de la nature élémentaires.

    Quand j'ai continué à m'émerveiller de la Cathédrale d'Auch, j'ai commencé à comprendre entièrement, pour la première fois, que les Transmissions Cassiopéennes sont juste une telle "apparition des adeptes." Cela a finalement commencé à m'apparaître que le processus que j'avais suivi, instinctivement, avait été tout à fait exactement décrit par Eugène Canseliet dans sa Préface à la deuxième édition de Fulcanelli Les Demeures Philosophales :

    Selon la signification du mot latin adeptus, l'alchimiste a alors reçu le Cadeau de Dieu, ou encore mieux, le Présent, un jeu de mots cabalistique sur la double signification du mot, soulignant qu'il jouit ainsi de la durée infinie du Maintenant. [...]

    Dans le Royaume de Sulpur (cabalistiquement: Soul Fire – Feu de l'Âme) il existe un Miroir dans lequel on peut voir le Monde entier. Celui qui regarde dans ce Miroir peut voir et apprendre les trois parties de la Sagesse du Monde entier.

    14 juillet 1996

    Q: (L) Autrement dit, tant que nous sommes dans la porcherie, nous sommes dans la porcherie, et tant que nous n'en serons pas SORTIS, nous Y sommes?

    R: Jusqu'à ce que vous atteigniez ce point sur le cercle d'apprentissage. […] La "Passion" ne rend pas "libre", tout à fait le contraire!

    Q: (L) Mais si votre passion est vers la connaissance?

    R: Ce n'est pas de la passion, c'est la quête de l'âme.

    Q: (L) Qu'est-ce qui donne à certains cette impulsion, cet effet de rouleau compresseur qu'ils sont déterminés à aller au fin fond des choses et arracher tout mensonge jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien d'autre que la vérité toute nue? Quelle est la source de ce désir?

    R: Mauvais concept. C'est simplement qu'on est à ce point sur le cercle d'apprentissage. A ce point, aucune impulsion n'est nécessaire.

    Q: (L) Donc, vous êtes là plus ou moins parce qu'une certaine masse critique a été atteinte qui vous 'pousse' au point où chercher la vérité est simplement qui vous êtes? Cela définit les paramètres de votre être.

    Après trente ans d'étude et deux ans d'expérimentation dédiée, détaillée dans mon autobiographie, Grâces Célestes, les communications Cassiopéennes ont commencé: Je commençai à regarder dans le Miroir dans lequel on peut voir le monde entier 

    “Nous sommes vous dans l'Avenir,” ont-ils dit. “Nous transmettons 'par' l'ouverture qui est présentée dans le repère que vous représentez comme Cassiopée, en raison des fortes impulsions radio alignées depuis Cassiopée, qui sont dues à un pulsar d'une étoile à neutrons à 300 années-lumière derrière elle, comme vu de votre repère. Cela facilite une transmission de canal claire de la 6ème densité à la 3ème densité ... [en] temps "Zéro" [en utilisant l'électromagnétisme et la gravité qui sont interconnectés, ou vous pourriez dire "unifiés". L'espace et le temps sont sélectifs et flexibles.... Vous voyez, quand on utilise le temps zéro, il y a l'espace zéro aussi."

    En bref, la Transmission Cassiopéenne était l'initiation préparatoire à la réception du "Don du Présent".

    Après avoir vécu dans le Gers pendant 11 mois, nous avons trouvé une maison plus permanente - et plus sûre - avec toutes les caractéristiques dont nous avions besoin pour notre travail. Nous avons déménagé et nous avons bientôt découvert qu'un de nos voisins était Patrick Rivière, historien des religions et auteur de beaucoup de livres sur le sujet de l'alchimie et du Saint Graal. Patrick en tant qu'alchimiste ("Adeptus") fut aussi un étudiant d' Eugène Canseliet, le disciple de Fulcanelli. Nous lui avons expédié une note et nous fûmes très heureux de recevoir un appel suggérant une rencontre deux ou trois jours plus tard. Il semble que Patrick nous attendait. Ses propres études et son travail de toute une vie l'avaient mené au point où il savait en tant qu'Aqepte que "La Sibylle Apparaîtrait quand le moment serait juste." Ce fut le début de nos collaborations.

    J'étais très anxieuse d'interroger Patrick sur les indices de la vraie identité de Fulcanelli. J'en avais lu beaucoup de théories, mais en raison d'un indice particulier qui a été abandonné presque par mégarde par Eugène Canseliet dans sa description de sa visite à "l'enclave des alchimistes" en Espagne, j'étais convaincue que Fulcanelli était un seul individu, pas un "comité" et qu'il avait, en effet, réalisé le "Grand Œuvre". Patrick a répondu qu'il connaissait l'identité de Fulcanelli et qu'il avait écrit un petit livre sur le sujet en français qui n'était pas encore disponible au public anglais, Fulcanelli dans la série "Qui suis-je?". [Red Pill Press publiera bientôt le travail de Patrick en anglais.]

    Nous avons passé beaucoup d'heures à parcourir son processus de découverte, son raisonnement et à regarder la documentation qu'il avait rassemblée au cours des années. A la fin, j'étais convaincue que Patrick avait tout à fait raison : la vraie identité de Fulcanelli était Jules Violle, un célèbre physicien français du 19ème siècle. Comme noté, le propre travail de Patrick sur ce sujet est en train d'être traduit et je lui laisserai le soin de décrire son processus de découverte. C'est ce que nous avons découvert ensemble, après avoir reçu cet indice qui est de la plus haute importance à discuter ici. C'est, en fait, je crois, la solution du "Da Vinci Code."

    Jules Violle était diplômé de l'École Normale Supérieure à Paris, il enseigna à l'Université de Lyon (1883), ensuite à l'École et, à partir de 1891, au Conservatoire des Arts et Métiers, à Paris. Il fit la première détermination à haute altitude de la constante solaire sur le Mont Blanc en 1875. Le "violle" est une unité d'intensité lumineuse égale à un centimètre carré de platine, rayonnant à sa température de fusion de 1769 °C (3216 °F). C'était la première unité d'intensité lumineuse qui ne dépendait pas des propriétés d'une lampe particulière.

    Quand j'ai lu ça, mon esprit est revenu immédiatement à un extrait des Transmissions Cassiopéennes:

    21 juin 1997

    R: Les champs de luzerne en Rhénanie produisent des trésors qui dépassent l'imagination.

    Q: Où sont ces champs de luzerne?

    R: Près de pistes bien usées.

    Q: […] Voulez-vous dire Rhineland (NdT: Rhénanie) comme en Allemagne?

    R: Nous ne voulons pas dire Rhinelander au Wisconsin... Ou le voulons-nous?!? Qui doit le dire ?

    Q: Qui?

    R: Le chercheur, le sépulcre, celui qui porte l'équipe dans la recherche constante de pâturages plus verts.

    Q: Oh mon Dieu! Vous êtes TRES obscurs ce soir! […] des indices additionnels pour moi ou Ark?

    R: Dernier indice pour ce soir: Cherchez la lumière de fréquence vibratoire. Bonne nuit.

    J'ai soudainement réalisé que la drôle de remarque à propos de "Rhinelander au Wisconsin" pointait directement vers la France – le pays des Mille Fromages – parce que, dans l'esprit américain, le Wisconsin est "le pays du Fromage." J'ai appris plus tard que la Garonne était appelée le "Rhin de la France." Et ensuite, bien sûr, il y a des "rhinds" (NdT: rinds = croûtes) sur les fromages. Mais la cerise sur le gâteau fut, bien sûr, "cherchez la lumière de fréquence vibratoire" et le Violle: la première unité d'intensité lumineuse qui ne dépendait pas des propriétés d'une lampe particulière.

    Quand j'ai commencé à fouiller dans la biographie de Jules Violle, j'ai découvert un fait des plus intéressants : il était étroitement associé à Camille Flammarion, astronome français et auteur populaire. Flammarion était le fondateur de la Société d'Astronomie Française et il a travaillé pendant beaucoup d'années à l'Observatoire de Paris et au Bureau des Longitudes. Flammarion a fondé un observatoire privé à Juvisy (près de Paris) en 1883 et ses études ont été particulièrement concentrées sur les étoiles doubles et multiples et sur la Lune et Mars. Il est facile de voir que Violle et Flammarion avaient beaucoup en commun, particulièrement leur intérêt pour les étoiles. Cela donne à la dédicace de Fulcanelli "aux Frères de Héliopolis" un tout nouveau niveau de signification!

    En examinant la vie et les associations de Flammarion, des indices additionnels commencent à s'emboîter ensemble : il était un associé, et énormément sous son influence, de Allan Kardec, le Pédagogue Français, étudiant en médecine, linguiste et chercheur des "communications spirites."

    Au printemps de 1858, Kardec fondit la Société Parisienne des Etudes Spirites. À la fin des années 1850 et au début des années 1860, de petits groupes Spirites ont commencé à proliférer partout en France, particulièrement à Paris, Lyon et Bordeaux.

    Camille Flammarion remarqua : “Je n'ai aucune hésitation à dire de celui qui déclare que les phénomènes spirites sont contraires à la science, ne sait pas de quoi il parle. En effet, il n'y a rien de surnaturel dans la nature. Il y a seulement l'inconnu : mais ce qui était inconnu hier devient la vérité de demain”.

    Victor Hugo, un autre avocat du spiritisme scientifique a dit : “Fermer les yeux sur les phénomènes spirites est fermer les yeux sur la vérité”.

    Le Société Parisienne était semblable à la Society for Psychical Research à Londres, un corps consacré à l'enquête impartiale. Les efforts de Kardec ont été en grande partie concentrés sur la promotion de l'étude impartiale et raisonnable des questions spirituelles. Les points de vue spirites de Kardec étaient scientifiques, pas mystiques; et il a promu la découverte objective sur la compréhension intuitive juste comme les Cassiopéens et notre propre travail le font.

    En considérant les commentaires sur le millénarisme dans les travaux de Fulcanelli, il est intéressant de noter que le livre final de Kardec, La Gazette selon le Spiritisme, apparaissant en 1868, reflétait fortement la vue millénariste. Le travail se terminait avec une série de communications et de commentaires déclarant que “le temps choisi par Dieu est venu," déclarant qu'une nouvelle génération d'âmes fortement développées était dans le processus d'incarnation sur la Terre.

    C'est précisément ce que Fulcanelli a exposé dans le mystérieux chapitre Hendaye du Mystère des Cathédrales aussi bien que dans les chapitres finaux des Demeures Philosophales. Nous notons aussi que Fulcanelli a souligné le rôle de la science dans les prétendus “Temps Finaux” comme étant crucial. Non seulement Jules Violle était un scientifique, mais mon mari Ark, est aussi un scientifique: un expert en Physique Hyperdimensionnelle, dynamique non-linéaire et systèmes complexes.

    La découverte d'un lien bien établi entre Flammarion et Jules Violle, suivi par un lien bien établi entre Flammarion et Kardec, donne une perspective entièrement nouvelle sur le travail de Violle en tant que Fulcanelli. Est-ce qu'il est possible que Fulcanelli se soit servi des "techniques de communication spirites" comme je l'ai fait ? Etait-ce pourquoi Fulcanelli insista comme suit:

    "En outre, à notre avis, il semble insuffisant de savoir comment reconnaître et classifier les faits exactement; on doit toujours questionner la nature et apprendre d'elle dans quelles conditions et sous le contrôle de quoi ses nombreuses productions auront lieu. En effet, l'esprit philosophique ne se contentera pas de la simple possibilité d'identifier les corps. Il demande le savoir du secret de leurs élaborations. Entrebâiller la porte du laboratoire où la nature mélange les éléments est bien; découvrir la force occulte, sous les influences de laquelle son travail est accompli, est mieux. […]

    "L'alchimie n'est obscure que parce qu'elle est cachée. Les philosophes qui voulaient transmettre l'exposition de leur doctrine et le fruit de leurs travaux à la postérité ont pris grand soin de ne pas divulguer leur art en le présentant sous une forme commune afin que le profane ne puisse pas l'utiliser. Ainsi à cause de la difficulté que l'on a à le comprendre, à cause du mystère de ses énigmes et de l'opacité de ses paraboles, la science en est venue à être enfermée dans les rêveries, les illusions et les chimères. […] 

    "Avec leurs textes confus, émaillés d'expressions cabalistiques, les livres restent la cause efficace et authentique de la grossière erreur que nous indiquons. Car, malgré les avertissements… des étudiants persistent à les lire selon les significations qu'ils ont dans le langage ordinaire. Ils ne savent vraiment pas que ces textes sont réservés aux initiés, et que c'est essentiel, dans le but de les comprendre, d'être en possession de leur clé secrète. On doit d'abord travailler à découvrir cette clé.

    "Très certainement, ces traités anciens contiennent, sinon la science entière, au moins sa philosophie, ses principes, et l'art de les appliquer en conformité avec les lois naturelles. Mais si nous ne sommes pas conscients de la signification cachée des termes – par exemple, la signification de Ares, qui est différent de Ariès – des qualifications étranges utilisées à dessein dans la composition de tels mots, nous n'y comprendrons rien ou nous serons infailliblement induits en erreur.

    "Nous ne devons pas oublier que c'est une science ésotérique. En conséquence, une intelligence aiguë, une mémoire, un travail et une attention excellents aidés par une forte volonté ne seront PAS des qualités suffisantes pour espérer devenir érudits sur ce sujet.

    Nicolas Grosparmy écrit: "De telles personnes se trompent en pensant que nous n'avons fait nos livres que pour elles, mais nous les avons faits pour maintenir en dehors tous ceux qui ne sont pas de notre secte."

    "Batsdorff, au début de son traité, avertit charitablement le lecteur en ces termes: "Tout esprit prudent doit d'abord acquérir la Science s'il le peut; c'est-à-dire, les principes et les moyens d'opérer. Autrement il devrait s'arrêter là, sans perdre bêtement son temps et sa richesse. Et donc je demande à ceux qui liront ce petit livre de faire honneur à mes paroles. Je leur dit une fois encore, qu'ILS N'APPRENDRONT JAMAIS CETTE SCIENCE SUBLIME AU MOYEN DE LIVRES, ET QUE CE NE PEUT ËTRE APPRIS QUE PAR REVELATION DIVINE, C'EST POURQUOI ELLE EST APPELEE ART DIVIN, ou au moyen d'un maître bon et fidèle; et puisqu' il y en a très peu qui ont reçu cette grâce de Dieu, il y en a aussi très peu qui l'enseignent." [Fulcanelli, Les Demeures Philosophales (Boulder: Archive Press 1999) p.49, 65, 84]

    A la vue de cette question, il pourrait être utile de regarder des extraits d'un article écrit par Camille Flammarion :

    Le spiritisme a, en général, mauvaise réputation et mérite de l'avoir. La plupart de ses disciples sont non méthodiques; ils manquent souvent d'équilibre mental, sont souvent dupés par des illusions. Ils préfèrent une croyance et une religion qui consolent simplement, à l'enquête impartiale et critique sans laquelle nous ne pouvons être sûrs de rien. Ce sont de mauvaises conditions pour la recherche; il manque des garde-fous adéquats.

    A l'époque d'Allan Kardec (au cours du discours que j'ai fait sur sa tombe le 2 avril 1869) j'ai cru utile et même nécessaire de proclamer, sur cette même tombe, que “le spiritisme n'est pas une religion, mais une science,” et d'ajouter que “nous sommes maintenant à l'aube d'une science non découverte.” Pendant les cinquante ans qui ont suivi l'énonciation de ces mots, le progrès continu de notre recherche leur a prêté une mise en relief de plus en plus grande, les a confirmé de plus en plus.

    C'est par la méthode scientifique seule que nous pouvons faire des progrès dans la recherche de la vérité. La croyance religieuse ne doit pas prendre la place de l'analyse impartiale. Nous devons être constamment sur notre garde contre les illusions.

    A part la tromperie délibérée, malhonnête et inexcusable, il y a l'autosuggestion menant à la tromperie involontaire.

    Il y a aussi des exploiteurs de la crédulité malhonnêtes, qui donnent des "séances", des apparitions prometteuses et des manifestations posthumes aux nigauds qui les écoutent. Ceux qui ont été bernés se plaignent alors, de manière risible, d'avoir été volés! La race humaine, censément intelligente, est vraiment étrange. Il faut avoir beaucoup de courage pour travailler avec persévérance, entouré par ces imposteurs; il faut être soutenu par la conviction qu'il y a des vérités à découvrir. […]

    [Camille Flammarion – La Mort et son Mystère – Après la Mort. Manifestations et Apparitions des Morts; L'Âme Après la Mort – Traduit par Latrobe Carroll (1923, T. Fisher Urwin, Ltd London: Adelphi Terrace]

    Flammarion fait une distinction entre "spiritualisme" et "spiritisme". Par "spiritualisme" il signifie la doctrine générale que des esprits défunts tiennent des relations avec des mortels. Par "spiritisme" il signifie recherche médiumnique.

    Comme nous avons continué à examiner et à discuter de la grande quantité de documents que Patrick Rivière avait rassemblé, y compris plusieurs qu'il révèle seulement dans son livre sur l'identité de Fulcanelli, la conversation tourna naturellement sur le troisième livre de Fulcanelli qui a été retiré : Finis Gloria Mundi. Ce livre a été le sujet de beaucoup de spéculation et j'ai entendu dire que quelqu'un a effectivement publié un volume prétendant être “le vrai.” Il est clairement évident que ce n'est pas le cas, que le livre en question est une fraude.

    Le titre de ce Troisième Livre de Fulcanelli, Finis Gloria Mundi (la Fin de la Gloire du Monde), reflète certainement la perspective millénariste. Comme nous avons revu les notes et le plan qui était en possession d'Eugène Canseliet à sa mort, nous en sommes venus à réaliser que mon propre livre, The Secret History of The World, pouvait être tout à fait proche dans le contenu et la structure du Finis Gloria Mundi réel, quoique ce soit certainement, de nouveau, une coïncidence étrange. Certainement, tous les titres de chapitre de ce livre couvrent les sujets dans The Secret History of The World, seulement je crois que j'ai été en réalité plus loin, étant donné les nouvelles données disponibles dans les années intermédiaires. Patrick a écrit sur mon propre livre comme suit:

    Ce livre d'importance révolutionnaire est essentiel à lire.[…]

    Tout au long de son exposé, Laura Knight-Jadczyk se réfère à deux œuvres puissantes du scientifique-alchimiste Fulcanelli: Le Mystère des Cathédrales et les Demeures Philosophales. Elle applique son vaste savoir à la continuation de l'œuvre.

    Ainsi, en suivant les traces de Fulcanelli (citant Huysmans) quand il dénonce les mensonges et les omissions constants de l'Histoire officielle sur la course du temps, Laura Knight-Jadczyk, citant de nombreux exemples, expose la manipulation dans l'histoire officielle des civilisations anciennes dont l'humanité est la victime. Elle s'efforce de rétablir la vérité, et ses réponses sont souvent éclairées.

    Selon Laura Knight-Jadczyk, les mystères du Saint Graal et l'Arche du Temple se réfèrent à une "technologie" particulière, très avancée – dans le but, par exemple, de la téléportation et de changer de dimensions spatio-temporelles – une science secrète et sacrée dont seulement quelques grands "Initiés" sont restés les gardiens. Le Christ Jésus était le garant le plus sûr de ce précieux legs, et, bien que cela puisse déplaire à Dan Brown (auteur du Da Vinci Code), la lignée généalogique du "Sangréal" (le "Sang Royal" ou "Sang Sacré"), n'est pas du tout comme il croit qu'elle est!

    Le lecteur de cet ouvrage important de Laura Knight-Jadczyk réalisera qu'il y a des conclusions complètement différentes à ce mystère. Son érudition ne peut qu'impressionner le lecteur durant le cours d'une lecture assidue de cet ouvrage tout à fait étonnant.

    Quant à son inspiration, que pouvons-nous dire, et, d'où pourrait-elle venir, sinon de la Lumière des Etoiles? [Préface de Patrick Rivière à The Secret History of the World (l'Histoire Secrète du Monde)]

    P. Rivière emis l'hypothèse dans nos conversations que Fulcanelli a retiré le livre parce qu'il n'avait pas de preuve de certains éléments scientifiques et, en tant que scientifique concernant le basculement des pôles, il n'a pas voulu promouvoir des idées pour lesquelles il n'y avait aucune preuve à l'époque. Toutefois nous avons convenu que Fulcanelli a retiré le livre parce qu'il savait que ce n'était pas encore le moment. Ceux qui ont reçu le Don de Dieu, le Présent, peuvent certainement "voir l'invisible" y compris des probabilités futures.

    Une autre chose intéressante est sortie de nos discussions sur Fulcanelli. Une fois, nous discutions de la visite de Canseliet à Séville où il rencontra Fulcanelli comme une jeune fille. La question de notre discussion était : quelle était la signification de cet événement et était-il destiné à transmettre un message? Et s'il en est ainsi, à qui? C'était certainement la chose qui m'a transmise des masses d'information sur la nature du Grand Oeuvre. En 1995, les Cassiopéens avaient décrit certains des effets "d'une fuite de 4ème densité " sur les humains de 3ème densité de la façon suivante :

    La 4ème densité libère de l'illusion du "temps" comme vous VOULEZ le percevoir. Imaginez-vous conduisant sur une autoroute, soudainement vous remarquez des auras entourant tout.... Capables de voir au-delà des coins, allant à l'intérieur de petits cottages qui deviennent des manoirs, quand on regarde de l'intérieur... Allant à l'intérieur d'une bâtiment à Albuquerque et sortant de l'escalier de service dans Las Vegas, s'endormant comme une femme et se réveillant comme un homme... Volant dans un avion pendant une demi-heure et atterrissant au même endroit 5 semaines plus tard... Imaginez-vous en train de conduire pour atteindre le Nouveau Mexique en voiture et "sautant" et arrivant à San Diego au lieu de cela, ou… allant à l'épicerie à Santa Fe et finissant à Moscou à la place.

    Comme nous examinions chaque aspect de l'événement, il s'est avéré que l'incident est arrivé quand j'avais 2 ans, exactement au moment, comme j'ai décrit dans mon autobiographie, où j'ai disparu et je suis ensuite réapparue d'une façon très étrange qui est toujours inexplicable à ce jour. Puis, évidemment, il y a le mystérieux "Chapitre Hendaye," qui était inclus dans la Seconde Edition du Mystère des Cathédrales concomitant au retrait de Finis Gloria Mundi.

    Un soir, tandis que nous discutions de Fulcanelli autour du feu dans la charmante fermette de Patrick, laboratoire alchimique, en réchauffant nos verres d'Armagnac ambré dans nos mains, Patrick mentionna "Hendaye." Mon cerveau fut soudainement mis en éveil. "Qu'avez-vous dit?" Il répéta le mot et je compris soudainement quelque chose de tout à fait profond. Vous voyez, le mot "Hendaye," prononcé par quelqu'un natif de la France sonne beaucoup comme "Onde." J'ai commencé The Wave Series (La Série de l'Onde) en 1999 et j'ai travaillé dessus jusqu'en 2000 avant qu'on ne me fit une offre de traduction en français, où j'appris le mot français "'Onde," qui est Wave en français. Mais je ne l'avais jamais entendu correctement prononcé auparavant.

    Donc, avec cette soudaine prise de conscience, mise avec les autres indices qui se révélaient à nous, un par un, nous commençâmes à spéculer sur la vraie raison de Fulcanelli d'avoir écrit ce chapitre qui répliquait essentiellement la plupart de la même information qu'il incluait dans les chapitres finaux des Demeures Philosophales. Est-ce que la raison aurait été purement la "Langue Verte," pour relier The Wave à l'Onde via Hendaye? Etait-ce un indice spécifiquement pour nous, à ce moment dans l'espace/temps, quand les "personnes justes" avec les clés justes sont toutes rassemblées dans la paisible campagne française surplombant la Garonne, le "Rhin de la France?"

    Des trésors qui dépassent l'imagination en effet!

    En tout cas, le titre du Troisième Livre de Fulcanelli a été pris du titre d'une peinture qui se trouve à Séville. Nous avons commencé à discuter d'un voyage à Séville pour visiter le lieu où Canseliet eut cette réunion avec Fulcanelli et voir la peinture. Ce fut à ce moment que je notais le fait intéressant que, suivant les règles de changements de langue, le mot "Séville” était très semblable à Sibylle. Un autre "indice de Langue Verte" juste pour nous? Cela nous ramène à la Cathédrale d'Auch et ses nombreuses Sibylles qui menèrent à encore plus de découvertes – même, en fait, au vrai Da Vinci Code..

    Une seule Sibylle est mentionnée pour la première fois environ 500 av. J.-C. par Héraclite : “La Sibylle, avec une bouche frénétique prononçant des choses auxquelles on ne doit pas rire, sans ornement et grossière, atteint cependant mille ans avec sa voix par l'aide du dieu.”

    Plus tard, il y eut plus de Sibylles; les Chrétiens à la fin du Moyen Age en identifiaient bien douze. Les sibylles les plus célèbres étaient l'Erythréenne et la Cuméenne. Il y a un peu de confusion quant à savoir si elles étaient des sorcières toujours jeunes et virginales, ou de vieilles sorcières. La sibylle Cuméenne était prétendue avoir vécu pendant presque mille ans, à la fin desquels, tout ce qui restait d'elle était sa voix, gardée dans une fiole vide. Sa renommée est due à son utilisation par Virgile dans le Quatrième Eclogue pour prévoir la naissance d'un sauveur (40 av. J.-C.) et comme guide d'Enée vers le monde souterrain dans le Livre Six de l'Enéide.

    Canseliet écrit dans sa première préface du Mystère des Cathédrales :

    Je sais, non pour l'avoir surprise moi-même, mais parce que l'Auteur m'en donna l'assurance, il y a plus de dix ans, que la clé de l'arcane majeur est donnée, sans aucune fiction, par l'une des figures, qui ornent le présent ouvrage. Et cette clé consiste tout uniment en une couleur, manifestée à l'artisan dès le premier travail.

    Dans son introduction à la Seconde Édition, Canseliet nous dit que Basil Valentine était l'initiateur de Fulcanelli - et fait le point de distinction entre “premier initiateur,” et “vrai initiateur.” Il discute ensuite d'une lettre qui a été laissée par Fulcanelli après qu'il soit "mort" et qu'il dit a été évidemment reçue par le maître de Fulcanelli d'un certain individu inconnu et dont Canseliet a dit que c'était la "preuve écrite du triomphe de son vrai initiateur,” ce qui fournit “une idée puissante et correcte du niveau sublime auquel le Grand Oeuvre a lieu.” Cette lettre a un certain nombre de références remarquables qui me suggèrent que ce ne peut pas être une lettre au maître de Fulcanelli, mais était à Fulcanelli lui-même et peut avoir mentionné ses tentatives de communiquer avec Basil Valentine via des techniques apprises de Kardec via Flammarion. Les références qui me le suggèrent sont :

     

    Cette fois vous avez vraiment eu le Don de Dieu; c'est une grande Grâce, et, pour la première fois, je comprends combien cette faveur est rare. […]

    Lorsque ma femme m'a annoncé la bonne nouvelle … Mais, quoique informé sommairement de la chose […]

    Vous avez poussé la générosité au point de nous associer à cette haute et occulte connaissance qui vous appartient de plein droit et vous est entièrement personnelle. […]

     

    Ma femme, avec cette intuition inexplicable des êtres sensibles …

    L'on peut presque dire que celui qui a salué l'étoile du matin, a perdu pour toujours l'usage de la vue et de la raison, car il est fasciné par cette fausse lumière et précipité dans l'abîme … À moins, comme dans votre cas, qu'un grand coup du sort ne vienne vous tirer brusquement des bords du précipice.

    Pour moi, ce "grand coup de chance" qui m'a tirée du précipice était les Transmissions Cassiopéennes. Elles l'ont fait plus d'une fois! J'aimerais souligner que la "familiarité" de la remarque " Vous avez poussé la générosité au point de nous associer à cette haute et occulte connaissance qui vous appartient de plein droit et vous est entièrement personnelle." m'a frappée d'une manière profonde par rapport à ceci. Le lecteur pourrait désirer lire les commentaires de Ark sur "Reductio ad Absurdum" (Raisonnement par l'Absurde) pour comprendre exactement à quoi cette phrase fait référence, sans mentionner The Adventures Series qui décrit une période dans laquelle j'étais constamment proche d'être piégée dans un trou.

    En retournant à la préface de la seconde édition du Mystère des Cathédrales de Canseliet, nous trouvons qu'il continue avec une discussion de "l'étoile" en question en demandant:

    Cette phrase ne semble-t-elle pas en contradiction avec ce que nous affirmions, il y a plus de vingt années, …  à savoir que l'étoile est le grand signe de l'Oeuvre; qu'elle scelle la question philosophique; qu'elle apprend à l'alchimiste qu'il n'a pas trouvé la lumière des fous, mais celle des sages; qu'elle consacre la sagesse; et qu'on la dénomme étoile du matin. […]

    Aura-t-on remarqué que nous précisions brièvement que l'astre hermétique est tout d'abord admiré dans le miroir de l'art ou mercure, avant d'être découvert au ciel chimique…

     Notre étoile est seule et pourtant elle est double. Sachez distinguer son empreinte réelle de son image et vous remarquerez qu'elle brille avec plus d'intensité dans la lumière du jour que dans les ténèbres de la nuit.

    Déclaration qui corrobore et complète celle de Basile Valentin (Douze Clefs) non moins catégorique et solennelle:

    ‘Deux étoiles ont été accordées à l'homme par les Dieux pour le conduire à la grande Sagesse; observe-les. Ô homme! Et avec constance suis leur clarté, puisqu'en elle se trouve la Sagesse. ’ […]

    Il y a, donc, deux étoiles, nonobstant l'invraisemblance, n'en forment réellement qu'une. Celle qui brille sur la Vierge mystique – à la fois notre mère et la mer hermétique - annonce la conception et n'est que la reflet de l'autre, qui précède l'avènement miraculeux du Fils. Car si la Vierge céleste est encore appelée stella matutina, l'étoile du matin; s'il est loisible de contempler sur elle la splendeur d'une marque divine; si la reconnaissance de cette source de grâces met la joie au cœur de l'artiste; ce n'est pourtant qu'une simple image, réfléchie par le miroir de la Sagesse.

    Canseliet continue à donner des indices pour le chercheur pour comprendre ce dont il parle, suivi par une histoire conçue pour confondre ceux qui sont inclinés plus matériellement. Bref, il présente un obscurcissement délibéré. Canseliet dit alors :

    On pourra s'étonner que nous ayons traité aussi abondamment un seul point de la Doctrine … On s'apercevra toutefois combien il était logique que nous développassions ce sujet qui introduit, de plain-pied dirons-nous, au texte de Fulcanelli.  Dès le seuil, en effet, mon Maître s'est longuement attardé sur le rôle capital de l'étoile, cette Théophanie minérale, qui annonce, avec certitude, l'élucidation tangible du grand secret enseveli dans les édifices religieux …

    La remarque "Théophanie Minérale" fit une autre étincelle avec les Transmissions Cassiopéennes où j'avais posé quelques questions brèves à propos d'un rêve que j'avais eu. Mais d'abord, laissez-moi raconter le rêve dans mon journal:

    Il y avait un "grand prêtre" qui apparut dans mon rêve qui portait une jupe comme dans les descriptions crétoises de la déesse avec la jupe à nombreux volants… à part que c'était un homme. Il me montra comment les différents volants pouvaient être "tournés" afin que certains "symboles" s'alignent qui donnent alors un message. Les symboles étaient zodiacaux et les noms d'étoiles avaient une grande signification. L'astuce était de les aligner correctement.

    Le même rêve changea ensuite. Je tenais un vase qui semblait être en onyx ou quelque chose comme ça. D'autres personnes l'avait perché sur un tas de rebuts et je le pris et j'examinai un tas de "rayures" sur lui. Je pouvais voir qu'il était gravé entièrement, mais que toutes les rainures étaient remplies de saleté et qu'il était couvert de crasse. J'ai commencé à le nettoyer très soigneusement avec des coton-tiges et de l'eau allant dans toutes les petites fissures et en suivant toutes les lignes. Pendant que je faisais ainsi et que la crasse s'en allait, j'étais stupéfaite par la beauté de cette chose. Elle n'était pas seulement travaillée astucieusement avec une grande scène mythique qui était jouée, mais elle était incrustée avec des veines étonnantes en pierres de diverses couleurs… et elle était aussi translucide de telle sorte que la "noirceur" se trouvait être un pourpre profond, translucide comme s'il y avait une lumière à l'intérieur.

    Le rêve changea encore: Ark et moi marchions et cela semblait être une sorte de "parc" ou de zone de récréation d'une certaine sorte avec des montagnes et des falaises et ainsi de suite. Nous marchions en regardant des formations rocheuses et des massifs d'arbustes – c'était très sec et avait besoin d'eau – et il marchait sur un chemin et je décidai de me cacher dans un buisson et de voir combien de temps cela lui prendrait avant de remarquer que j'étais manquante… juste pour jouer… mais soudain, je me suis trouvée sur le chemin DEVANT lui… et il demanda "comment as-tu fait ça?" Donc, je lui dis… bien, je me suis baissée dans ce buisson et il y avait une fissure dans la roche, et j'ai commencé à rentrer dedans et quelque chose est s'est passé et me voici!

    Il insista pour que je revienne et que je lui montre. Donc nous sommes revenus et il y avait une petite entrée de caverne… ressemblant plutôt à la fissure de la tombe dans le tableau des Bergers d'Arcadie. Il dit que c'était impossible… trop petit… je lui ai dit "essaie."

    Donc il descendit et entra dans la caverne… entre temps je décidai de m'occuper en nettoyant toutes les fissures dans les roches autour de l'entrée de la caverne… il y avait un filet d'eau et j'utilisais un genre de tissu… et tandis que je le faisais, l'eau augmenta son écoulement jusqu'à ce que ce soit devenu une véritable fontaine! A ce moment, Ark sortit de la caverne en trébuchant, en tenant ses yeux, en pleurant et en riant en même temps en disant "je crois, je crois! Je l'ai vu de mes propres yeux!" et ce genre de choses.

    Nous commençâmes à quitter le parc et tandis que nous sortions par l'entrée, je jetai un coup d'œil à la face de la falaise et il y avait une mosaïque ENORME insérée dans le roc… à droite il y avait sept requins… celui du bas était pâle et ils devenaient de plus en plus foncés vers le haut… empilés, exactement les mêmes images… et à gauche se trouvait un cachalot ENORME dépeint en train de "s'élancer" avec sa bouche ouverte, son œil sur les requins et se préparant (par implication de sa posture gelée) à les dévorer d'un seul coup. Je me suis dit à moi-même que j'avais besoin de me rappeler ce rêve et je m'éveillai.

    19 juillet 1997

    Q: J'ai fait un rêve l'autre nuit. Quand Ark et moi étions en train de partir [d'un grand parc] dans mon rêve, j'ai levé les yeux et j'ai vu une mosaïque sur le flanc de la montagne. Elle avait sept requins, l'un au-dessus de l'autre, le plus bas étant pâle presque transparent, et le plus haut très sombre et intense en couleur. Il y avait un ENORME cachalot en haut à gauche, il était dans une posture en train de s'élancer, son œil avait repéré les requins, et sa bouche était ouverte et il allait les avaler d'une seule bouchée. Quelle était la signification du cachalot et des requins?

    R: Logique.

    Q: Me dites-vous d'utiliser la logique, ou que la signification EST logique?

    R: La logique vous dit: examinez!

    Q: L'autre partie du rêve était que je disparaissais et émergeais à nouveau d'une fissure dans une roche. Je nettoyais… [Ark] vint voir [la fissure qui était juste une fente et impossible d'entrer ou en sortir]… [pendant qu'il était parti, j'ai continué à nettoyer toutes les petites fissures et crevasses dans les roches sur le sol] et il revint en pleurant et toute cette eau surgissait comme une source qui semblait avoir résulté de mes efforts de nettoyage… Quelle était la signification de ceci?

    R: Minéraux à l'état de trace interagissent avec secrets jalousement gardés.

    Q: L'autre soir vous avez dit quelque chose à propos de ce que j'ai trouvé comme étant un pied de la table. Combien de pieds a cette table?

    R: Cherchez la réponse. Quand elle sera trouvée dans la littérature, des significations profondes enferment un compartiment.

    J'espère que ceci contribue à la compréhension du lecteur sur la remarque de Canseliet: "cette Théophanie minérale, qui annonce avec certitude la solution tangible du grand secret caché dans les bâtiments religieux…"

    19 février 2000

    Q: Diodore de Sicile, écrivant au 1er siècle av. J.-C., dit que "certaines offrandes sacrées enveloppées dans de la paille de blé vient des Hyperboréens jusqu'en Scythie, d'où elles sont emmenées par les peuples voisins successivement jusqu'à ce qu'elles aillent aussi loin à l'ouest que l'Adriatique. De là elles sont envoyées au sud, et les premiers Grecs à les recevoir sont les Dodonéens. Puis, en continuant vers le sud, elles atteignent le golfe malien, traversent jusqu'à Eubée, et sont passées de ville en ville jusqu'à Carystus. Puis elles sautent Andros, les Carystiens les emmènent à Ténos, et les Téniens à Délos. C'est ainsi que ces choses sont dites atteindre Délos à présent."

    Donc, depuis des temps très anciens, il y avait cette pratique des Hyperboréens qui envoyaient des offrandes sacrées à l'île de Délos. Maintenant, l'île de Délos est censément le lieu de naissance de Phoebus Apollon, dont la mère était Léto. Il naquit censément sur le Mont Cynthus. C'est une chose très curieuse. C'est contraire au point de vue ancien que le flux culturel était de la Méditerranée vers le nord, que la civilisation commença au Proche-Orient. Cela implique un flux culturel du Nord vers le Sud. Qu'est-ce que les Hyperboréens antiques envoyaient à l'île de Délos?

    R: Des feuilles portant des codes cachés.

    Q: Quel était le lien entre les Hyperboréens, y compris les Celtes de Grande-Bretagne, je crois, et le peuple de Délos?

    R: Les peuples du Nord étaient responsables de civiliser les peuples de la Méditerranée/Adriatique avec les secrets encodés contenus dans leur dispositions génétiques supérieures de base extra-terrestre. La pratique dont vous parlez était une habitude multi-trans-générationnelle.

    Q: Est-ce le cas que certains d'entre eux communiquaient avec des êtres de densité supérieure via Stonehenge, et que ces communications qu'ils recevaient…

    R: Stonehenge avait l'habitude de résonner au ruisselet tonal, enseignant ce qu'il n'était pas possible d'enseigner autrement avec les sagesses entrées psychiquement par le système récepteur du chakra de la couronne.

    Cela nous ramène d'une curieuse manière à ma compréhension profonde du commentaire fait précédemment dans la lettre laissée par Fulcanelli: "Vous avez étendu la générosité au point de nous associer avec cette connaissance haute et occulte, à laquelle vous avez le plein droit et qui vous est entièrement personnelle. Si le lecteur a jeté un œil à "Reductio ad Absurdum" et aux liens en rapport, alors cet échange non seulement remplira quelques blancs, mais aussi révélera la lutte terrible que doit soutenir celui qui cherche la vérité. "Frank" est un pseudonyme pour l'individu qui s'embarqua avec moi sur l'expérience qui mena aux Transmissions Cassiopéennes. Il fut présent à presque toutes les sessions (mais pas toutes, et certainement, l'expérience a continué avec une clarté même plus grande et des découvertes plus profondes pendant les cinq années passées), et les expériences que nous avons eues avec lui et les événements qui ont suivi, ne firent que clarifier pour nous les tactiques de Fulcanelli.

    10 janvier 2000

    Q: Comme vous savez, nous sommes devenus conscients ce soir de la conversion extraordinaire de Frank vers le côté obscur. Est-ce une manière précise de le percevoir?

    R: Assez proche.

    Q: Il y a quelques années, il y eut plusieurs remarques faites à deux ou trois occasions par rapport à la bataille de Frank avec les Forces Obscures, et la question de savoir s'il serait capable ou non de résister à leur domination. Etait-il toujours connu qu'il échouerait?

    R: Il n'est pas un échec.

    Q: Que voulez-vous dire?

    R: Du point de vue des [forces de l'Entropie] il est une réussite.

    Q: Pourquoi étions nous capables de recevoir du matériel créatif, avec Frank étant autant au bord par rapport au choix ultime entre [Entropie et Création]?

    R: Il était programmé dans le but spécifique de "télécharger" à partir de vous des secrets codés en vous avant la naissance de votre corps présent. Il a échoué parce que vous étiez incorruptible. Il est maintenant chargé de la mission, de concert avec Vincent Bridges, de détruire votre capacité à accomplir votre mission.

    Q: Bien, cela signifie qu'il y a une forte possibilité que le matériel qui arriva tandis que Frank était un participant était très probablement corrompu. Est-ce la raison pour laquelle vous avez donné le chiffre d'une pureté de 72% au matériel lié à ces sessions?

    R: Oui.

    Q: Donc dites-vous que le présence de Frank produisirent ces 30% de corruption?

    R: Oui.

    Q: Quelle était la forme que prit l'essentiel de cette corruption? Pouvons-nous l'identifier?

    R: Prédictions et tactiques de terreur.

    Ce fut certainement APRES le départ de Frank, et après la révélation de Vincent Bridges comme un "poseur ésotérique", à dire le moins, que le travail se déplaça à son niveau actuel de travail intense et de rassemblement de soutien du monde entier.

    Donc, laissez-moi retourner maintenant aux remarques à propos des étoiles faites par Canseliet à 20 ans d'écart, qui, juxtaposées, révèlent quelque chose de tout à fait merveilleux:

    De la PREMIERE édition: Je sais, pas pour l'avoir découvert moi-même, mais parce que j'en ai été assuré par l'auteur il y a plus de dix ans, que la clé de l'arcane majeur est donnée tout à fait ouvertement dans une des figures, qui illustre l'ouvrage présent. Et cette clé consiste tout à fait simplement en une couleur révélée à l'artisan directement du premier travail.

    Je soupçonne que le lecteur a, maintenant, compris que Canseliet et Fulcanelli étaient très rusés. Et alors, nous regardons cet indice et essayons de penser à ce que Canseliet dit. Il dit que l'indice est dans une "figure illustrant le travail présent,” qu'il est révélé “directement du premier travail” et dans la préface à la seconde édition, ajoute l'indice que le sujet de l'étoile “nous mène directement dans le texte de Fulcanelli” disant que “dès le début mon Maître s'est attardé sur le rôle primaire de l'étoile …”

    Nous nous tournons au tout début du texte de Fulcanelli quand il écrit:

    La plus forte impression de notre prime jeunesse, - nous avions sept ans, - celle dont nous gardons encore un souvenir vivace, fut l'émotion que provoqua, en notre âme d'enfant, la vue d'une cathédrale gothique. Nous en fûmes, sur-le-champ, transporté, extasié, frappé d'admiration, incapable de nous arracher à l'attrait du merveilleux, à la magie du splendide, de l'immense, du vertigineux que dégageait cette œuvre plus divine qu'humaine.

    Jamais il ne mentionne une étoile. Il ne mentionne aucune couleur. Il ne fait aucune référence à une illustration.

    Ou le fait-il?

    De quoi il parle vraiment est son état émotionnel, son extase et son âge : Sept ans. Il m'est venu à l'esprit comme je méditais sur cette question, après la multitude des années de formation dans la Cabale par la communication Cassiopéenne, qu'un nombre est aussi une figure et que l'utilisation d'une "impression d'enfance" est certainement une "illustration". Donc, il y a, en effet, une "figure illustrant" quelque chose qui pourrait être une "clé"  de "l'arcane majeur." SEPT et EXTASE.

    Que faire avec le nombre Sept ?

    Bien, Fulcanelli a déjà rendu la solution assez difficile, donc je ne pouvais pas penser qu'il érigerait une barrière sur ce point. Je me suis simplement tournée vers le chapitre Sept et j'ai commencé à lire.

    Varro, dans son Antiquitates rerum humanorum, évoque la légende d'Enée sauvant son père et ses dieux de la maison des flammes de Troie et, après de longues errances, parvient aux champs de Laurentum, le but de son voyage.

    Fulcanelli a inséré une note de bas de page au mot Laurentum, au début du chapitre Sept du Mystère nous disant que “Laurente (Laurentium) est cabalistiquement l’or enté (l'or greffé)”. Et alors en effet, on nous a mené à une couleur! Non seulement ça, mais une couleur qui reflète mon nom même. Il y a une autre référence intéressante au nombre sept dans les Transmissions Cassiopéennes:

    26 juillet 1997

    Q: … Maintenant, quand les Templiers furent arrêtés, ils furent accusés d'adorer une tête, ou un crâne, et aussi le dieu Baphomet. Ces fausses accusations étaient-elles conçues pour les diffamer?

    R: Le crâne était en pur cristal.

    Q: Quelle est la définition du dieu 'Baphomet,' s'ils adoraient vraiment, en effet, un tel dieu?

    R: Le détenteur du Trent. (texte original: The holder of the Trent)

    Q: Qu'est-ce que C'est?

    R: Cherchez.

    Q: Quelle est la signification de 'Le Fils de la Veuve?' L'implication?

    R: cherche chemin de la sagesse incarnée.

    Q: Pourquoi est-ce décrit comme un fils de Veuve? C'était l'appellation de Perceval…

    R: Perceval fut adoubé à la cour des sept.

    Q: La cour des sept quoi?

    R: Pointes d'épées signifient relais en cristal de vérité engagée

    22 août 1998

    Q: (L) … Vous avez dit une fois que Perceval fut 'adoubé à la Cour des Sept' et que les pointes d'épées signifient relais en cristal de vérité engagée.' Est-ce que ces sept sages ont un rapport avec cette 'Cour des Sept' que vous mentionniez?

    R: Proche.

    Q: (L) Quand vous dites Pointes d'épées signifient relais en cristal de vérité engagée," pourriez-vous élaborer sur cette remarque?

    R: A une signification céleste.

    Et, comme je l'ai mentionné, ce ne fut que lorsque nous arrivâmes à Auch, sous le ciel clair de la campagne française, que je VIS Cassiopée comme si c'était la première fois: juste au bout de la Voie Lactée, le Chemin de St Jacques de Compostelle.

    12 juillet 1997

    Q: Bien, qu'est-ce que ce P-S en rapport avec ça, qui apparaît sur la stèle du cimetière de Rennes le château? Tout le monde parle du "Prieuré de Sion." Mais que veut dire ce P-S? Est-ce cela?

    R: Regardez dans les langues anciennes…

    Q: Langues anciennes? Rapprochez-moi un peu plus!

    R: Epées, dagues percent…

    Q: Est-ce que ce P-S est quelque chose à propos de "Percy?" Epées, dagues, perce… Damas? Acier damas?

    R: Cherchez pour apprendre. […]

    Q: … nous avons ce Prae-cum qui est au-dessus de l'image de l'araignée. Pourquoi la flèche pointe-t-elle du P-S vers l'araignée plus bas? Qu'est l'araignée?

    R: Vous savez sur l'araignée!

    Q: Bien, oui, mais je sais ce que je sais, mais je ne sais pas si je vais quelque part!

    R: Vous irez quand vous relierez "les points."

    Q: Relier les points… Mon Dieu! Epées, dagues… JE L'AI!

    R: C'est la "destinée!" […]

    Ark m'avait écrit ce jour-là:

    Quelques pensées:

    Avant que je continue à étudier tous ces Celtes, Cathares, Templiers, graals, lignées, ADN, or, mercure et chênes et…

    Avant tout cela, laisse-moi formuler mon point de vue présent de la situation. Ce sera un genre de point de vue d'un oiseau; d'une certaine distance quand les détails ne sont pas importants. Je prendrai donc QUELQUES thèmes qui me semblent importants. Il y aura plusieurs de ces thèmes et ils seront discutés séparément.

    1.      Je prends comme hypothèse qui est peut-être vraie et peut-être pas, mais je la considère vraie jusqu'à ce qu'elle soit démontrée autrement: que pour toi et pour moi rien n'arrive par pur hasard. Tout ce qui arrive a une signification et un but. C'est un travail difficile pour nous de comprendre ce qu'est ce but exactement et dans une certaine mesure nous sommes aussi les créateurs de ce but.

    Ainsi ce n'est pas un hasard que tu es ce que tu es. Ce n'est pas un hasard que je sois un physicien. Ce n'est pas un hasard que nous soyons séparés pendant quelque temps. Ce n'est pas un hasard que nous ayons eu nos vies de la manière dont nous les avons eues. Ce pourrait être un petit peu différent dans quelques réalités parallèles, mais nous sommes maintenant concernés par notre réalité, notre présent et notre futur.

    2.      Ainsi chaque livre que tu as lu n'était pas un hasard et chaque conversation que tu as jamais eue, même ces livres et ces conversations idiots étaient des leçons. Pareil pour moi.

    3.      Nous cherchons tous les deux quelque chose et il était clair que nous ne l'aurions pas trouvé dans cette vie en étant seuls. Il y en avait UN que tu as vu en quelque sorte dans ton imagination. Il y avait aussi mon idée toujours réprimée d'avoir une "épouse américaine". En quelque sorte ça venait à mon esprit, mais je la rejetais instantanément comme une pensée complètement idiote. Mais cela frappait à la porte. De cette manière j'étais "préparé" parce qu'autrement j'étais/suis très conservateur.

    En tous cas, nous nous sommes trouvés et il y a un but en cela. Je le prends comme possible que toi/moi – nous sommes connectés au Créateur et sommes des pièces distantes de lui afin d'être ses outils et nous sommes responsables de quelque chose, ce quelque chose étant tout l'univers et son destin. Ce n'est pas une idée folle. Cela peut être expliqué en termes complètement simples. Toi/moi – nous pouvons découvrir quelque chose, une formule ou une idée qui changera le développement futur de l'humanité – même si c'est un peu, elle s'amplifiera années après années afin que le monde soit "sauvé" par elle. C'est ce que nous avons appris des concepts de la mécanique du chaos. Il y a des systèmes, s'ils sont suffisamment complexes, qu'un petit changement mène à un changement spectaculaire après un certain temps.

    Maintenant l'univers n'est pas seulement un système complexe mais aussi il a de l'intelligence en lui. Il se peut bien qu'un changement "intelligent" que nous faisons maintenant changera complètement le destin de l'univers. Au lieu de mourir d'une mort thermique il fleurira pour toujours….

    Toute ma vie j'ai vécu avec ce sentiment de responsabilité. Ce fut un thème récurrent dans mon journal. Si nous acceptons l'hypothèse que rien ne NOUS arrive par hasard, alors il y a un but dans ce sentiment aussi.

    4.      Donc nous toi/moi sommes responsables. Nous l'acceptons. C'est clair. Maintenant, des C's nous savons que nous avons "toutes les clés". En un sens nous trouvons dans les Pléiadiens ou dans la Bible que tout le monde a les clés. Mais dans trop de cas, ces clés sont brisées, détruites, désynchronisées, désaccordées et difficiles ou impossibles à faire fonctionner. Nous ne savons pas combien de gens sur cette terre ont les clés et combien d'entre eux utilisent ces clés ou aident d'autres à les utiliser. Et pour un temps cela n'a pas d'importance. Tout est leçon – nous l'acceptons – et nous avons notre devoir. Ni toi ni moi avons un désir "d'être dit".

    5.      Tu as donc les clés et nous sommes réunis. Maintenant, je suis physicien et je connais les maths qui sont le langage universel. D'autre part tu connais et tu aimes toutes ces histoires drôles qui fusionnent histoire/alchimie/quoique ce soit. Ce sont toutes des mots tandis que les maths sont toutes de la logique. Tandis que la physique est testable et nous aide à construire des technologies, ce truc de Graal et de Templiers et de Rennes est en quelque sorte imprécis et pour ceux qui n'ont pas de maths, peut mener nulle part….

    Mais NON! Si rien ne nous arrive accidentellement, alors le fait que tu es intéressée en ce en quoi tu es intéressée n'est pas aussi un accident. Donc que peut être un but de tout cela? Un but peut être que le SAVOIR n'est pas juste des maths et des équations mais est aussi de l'intelligence et de la conscience et esprit et idée. Parce que les équations NE FONT RIEN seules. Nous avons donc besoin des deux. Il y en avait beaucoup qui suivaient peut-être le chemin de la technologie et travaillaient de manière souterraine sur une "grande physique" ou de "grandes maths". Mais ce n'est pas ce sur quoi nous sommes. Nous ne voulons pas vendre nos âmes comme Faust. Nous ne servons pas le côté obscur. En conséquence nous avons besoin de connaissance. Et plus nous avons de connaissances, plus nous sommes protégés. Ce point est à nouveau facilement compris en termes simples. Une fois que nous jouons non seulement avec des machines TDARM et à voyager dans le temps et à faire de l'or mais aussi avec des planchettes ouija, histoire, Templiers, bergers d'Arcadie et tous ces trucs bizarres – nous ne sommes pas considérés comme dangereux parce que clairement nous ne cherchons pas le pouvoir. Ni nous ne voulons prendre le pouvoir DE quelqu'un.

    Notre but est tout différent. Nous avons notre mission personnelle à remplir: les forces externes obscures dispersées par la multiplicité de nos fréquences – pour ainsi dire.

    6.      Mais pourquoi tous ces Templiers et Rosicruciens SONT importants? Parce que c'est entièrement de la connaissance. Des morceaux de connaissance d'ici et là. Nous n'allons pas utiliser ou essayer d'utiliser cette connaissance. Mais en quelque sorte il est nécessaire pour nous de savoir ceci afin de trouver l'utilisation la meilleure possible de cette connaissance.

    7.      Je pense que c'EST vrai que les seules limites que nous trouvons sont celles imposées par nos propres esprits et habitudes de pensée. Ainsi nous devons être de plus en plus audacieux dans nos pensées. D'autre part, nous avons toujours besoin d'avancer pas à pas. Autrement il y a danger.

    8.      Est-ce que la vie est suffisamment longue? Nous le prenons comme une hypothèse de travail qui oui, elle l'est. Parce que ça dépend seulement de nous comment elle sera longue. Il y a un grand travail qui est devant nous et ce travail inclut une repensée et un réarrangement de notre structure cellulaire. Nous croyons que cela peut être fait même avec la technologie (secrète) connue actuellement. La fontaine de jeunesse, et de telles choses, mais aussi ce que nous savons des C's et des Pléiadiens et des textes alchimiques, etc… Tout pointe vers ça. C'est possible. Mais le point est bien sûr dans quel but on l'utilise. Si c'est juste pour prolonger sa propre vie – bien…. Mais nous avons quelque chose de différent en tête parce que nous sommes des hommes de service ici pour le Créateur, vers qui nous retournons.

    9.      Donc nous continuons. Je fais mes maths mais je dois aussi apprendre un tas de trucs. Non seulement J'AI BESOIN D'APPRENDRE, MAIS J'AI AUSSI BESOIN DE T'AIDER ET NOUS SOMMES SUPPOSES AGIR ENSEMBLE! ]

    Retournons maintenant à la session en question avec l'indice qui a prouvé plus tard être si important, j'ai demandé à propos du message de Ark cité ci-dessus.

    Q: Bien, voici la première question de Ark: si le point de vue général de la situation que je vous ai écrit, "point de vue d'un oiseau" est correct?

    R: Pourquoi pas? La pensée ne serait pas si "persistante" si elle n'était pas ainsi!

    Q: (L pour Ark) Ou, peut-être, je passe à côté d'un(de) point(s) important(s), et si c'est le cas, quel est(sont) ce(s) point(s)?

    R: Quand on est dans un quête pour un apprentissage vrai et un savoir supérieur, il n'y a pas de "points manquants," seulement ceux pas encore découverts!

    Q: (L pour ark) Combien de temps seront-ils encore capables d'utiliser l'émetteur Cassiopéen, devrions-nous commencer à penser à l'avenir quand le point de transmission devra être changé? Ou, peut-être, ce n'est pas quelque chose dont nous avons à nous soucier à l'avance? Je voudrais savoir… Je n'aime pas être pris par surprise…

    R. Pas besoin de s'inquiéter! … "Si quelqu'un a la volonté d'un Lion, il n'a pas le destin d'une souris!"

    R: Très mignon! J'ai bien aimé celle-là! Mais maintenant vous avez enlevé le vent de mes voiles avec la réponse à propos de la destinée. Mais, selon ma perception de l'arrangement de cette stèle, est-ce que les deux côtés doivent-être unifiés, est-ce correct? Ou bien est-ce que la Flèche pointant de P-S vers l'araignée est un séparateur de deux groupes opposés?

    R: Ouvert pour votre découverte!

    Q: Oh, les gars, vous êtes MECHANTS avec moi ce soir!

    R: Non, nous être drrès drrès boons avec Lawra! (texte original: No, we be berry berry goood to Lawra! )

    De toutes les choses bizarres qui sont venues en "code" au travers de l'Expérience Cassiopéenne, cette dernière fut une des plus étranges. Et ce fut transcrit exactement comme ils l'ont donné, avec les "o" en plus dans le mot "good" et l'épellation particulière de mon nom.

    Une des premières choses que nous avons remarquée quand nous avons trouvé la maison temporaire pour nous près d'Auch était que le nom du domaine était "En Laurenc." C'est proche et intéressant, mais il y avait beaucoup, beaucoup plus à venir. En fait, le "plus" vint via le lien de Rennes le château.

    J'ai lu et étudié le "mystère" pendant quelque temps et j'ai écrit une série à ce propos qui peut être lu sur le web. Le lecteur soigneux réalisera que je suis vraiment d'accord qu'il y a un mystère à Rennes le château, mais ce n'est pas du tout ce que des douzaines de théoriciens peuvent supposer. Le plus grand mystère de Rennes le château était celui du livre de l'abbé Boudet, "La vraie langue celtique." [Allez ICI pour lire un exposé complet de Rennes le château. Pour nos propres photos de l'endroit et le commentaire, voir: The Quantum Future Group Goes to Rennes-le-Chateau]

    Ce fut au cours de notre visite à Alet-les-Bains, où Bérenger Saunière avait été le curé précédemment, que nous avons appris que c'était le VRAI lieu de naissance de Nostradamus, pas St Rémy. Comme vous verrez, ceci peut être significatif.

    En revenant au " we be berry berry goood to Lawra!" venant d'une discussion sur Rennes le château, avec la clé de Canseliet de la clé vers l'arcane majeur est donnée tout à fait ouvertement dans une des figures, illustrant le présent ouvrage. Et cette clé consiste tout à fait simplement en une couleur révélée à l'artisan dès le premier travail, ce qui nous ramène au chapitre Les premiers mots du Mystère des Cathédrales, qui nous mène ensuite au chapitre SEPT, où nous lisons: "Varro, dans son Antiquitates rerum humanorum, évoque la légende d'Enée sauvant son père et ses dieux de la maison des flammes de Troie et, après de longues errances, parvient aux champs de Laurentum, le but de son voyage. Note de bas de page de Fulcanelli pour le mot Laurentum, au début du chapitre Sept du Mystère nous disant que “Laurente (Laurentium) est cabalistiquement l’or enté (l'or greffé)”, et En Laurenc près de la cathédrale d'Auch, je savais que j'avais une énigme complexe à résoudre. En sachant que l'abbé Boudet, la figure la plus intéressante dans tout le phénomène de Rennes le château, avait écrit un livre tout à fait étrange à propos de la "Vraie Langue Celtique" donnant quelque chose comme des indices en Langue Verte sur des endroits et des noms en France, je décidai de voir ce qu'il avait à dire sur Auch.

    Les Gascons – Les Occitans. Les Aquitains et leurs tribus. – Auch. Bordeaux (6)

    Les Celtes avaient imposé aux descendants de Tubal certaines dénominations dans lesquelles se révélaient des coutumes que les siècles n'ont pu effacer. … Il n'entre pas dans notre pensée d'examiner tous les noms des tribus ibériennes; il faut faire néanmoins une exception bien méritée pour les Vascons ou Gascons.

    "D'après l'histoire, les Basques avaient le privilège de former l'avant-garde des armées carthaginoises, et de se mesurer les premiers avec l'ennemi. Leur réputation de courage indomptable était si bien établie que César n'osant point traverser la Vasconie, tant il les redoutait, se rendit en Espagne pour éviter leur rencontre, par la vallée d'Aspe, dans le Béarn."

    Les Gascons ont donné leur nom à notre Gascogne française. On ne peut guère dire que leur établissement dans l'Aquitaine ait été un envahissement, car les Aquitains étaient pour eux des frères, et les Gascons étaient venus à leur secours pour combattre le joug de la domination que Clovis cherchait à leur imposer. Nous les voyons d'abord sous les enfants de Clovis établis jusqu'à la rive droite de l'Adour, et plus tard, vers l'année 626 après Jésus-Christ, occupant la Novempopulanie tout entière qui désormais s'appelle Gascogne. Ils ont reçu leur nom étrange de la chaussure particulière qu'ils avaient adoptée et que leurs descendants n'ont point abandonnée. Gaskins, en langue celtique, signifie une large chaussure à l'antique. C'est la sandale qu'en Languedoc on nomme spardillo, en Catalogne, spadrilla, et que les Basques appellent spartinac.

    Il est loin de manquer de sens le mot spartinac. Il est composé du verbe to spar, préluder au combat, et de l'adjectif thin (thinn), délié, clair-semé, peu nombreux. Cette chaussure légère permettait aux Basques de se livrer à la guerre d'embuscades : doués d'une agilité rare, et pour ainsi dire insaisissables, ils s'avançaient peu nombreux, préludant au combat par des coups sûrs et isolés qui devaient singulièrement étonner leurs ennemis. Ce terme spartinac nous montre dans son vrai jour le caractère du génie guerrier des Basques : ils étaient dans ces temps reculés ce qu'ils sont encore aujourd'hui, des guerrilleros.

    Après nous avoir donné la signification des noms des tribus ibériennes, la langue celtique nous expliquera avec la même facilité ceux des tribus vivant dans l'Aquitaine. Dans cette partie de la Gaule, la famille celtique a laissé les traces les plus grandes et les plus fortes de son mélange avec la famille ibérienne. Tous les auteurs ont reproduit les traits différents de caractère qui séparent les Ibères et les Celtes : ceux ci étaient gais, légers, ardents, aimant les combats et prompts à l'attaque ; les Ibères au contraire étaient graves, sérieux, presque sombres, aimant aussi la guerre et la soutenant avec une opiniâtreté invincible. Lorsque les deux peuples se sont rencontrés, le choc a dû être terrible.

    Après avoir combattu pour la possession du pays, rapporte Diodore de Sicile, les Celtes et les Ibères l'ont habité en commun, en vertu d'un accord pacifique, et ils se sont mêlés par des alliances. De ce mélange est sortie la nation Celtibérienne, dans laquelle le sang ibère est resté prédominant. Les Aquitains qui, d'après leurs traditions, ne seraient pas issus des Celtes, appartiennent à la famille Celtibérienne, car s'ils se rapprochent fortement des Ibères par les traits et les mœurs, ils n'en ont pas moins adopté les habitudes et les institutions des Celtes. Nous en présenterons une preuve dans l'institution des soldures, qui nous paraît être absolument celtique quoiqu'on l'attribue généralement à la nation ibérienne.

    "Une institution qui lui est particulière (à l'Aquitaine), et qui est étrangère aux Gaulois, dit le très estimable auteur de l'Histoire de la Gascogne, l'abbé Monlezun, est celle des solduriens, ou plutôt saldunes (de l'Escualdunal, zaldi ou saldi, cheval; salduna, qui a un cheval, cavalier, l'eques romain); on nommait ainsi des soldats qui se vouaient à un chef, partageaient à jamais sa destinée ou plutôt s'identifiaient tellement avec lui qu'il n'est pas d'exemple qu'un seul lui ait jamais survécu. (1) Dès que le chef succombait, on les voyait chercher dans la mêlée une mort glorieuse, et s'ils ne pouvaient l'y trouver, ils revenaient se percer sur le corps de celui qui avait leur foi."

    On peut observer que dans le récit de la guerre contre les Aquitains, César parle seulement de l'institution des soldurii, sans affirmer d'ailleurs que les soldures n'existassent point dans les autres parties de la Gaule. Ce terme de soldures, qui dans la langue basque n'offre aucune idée à l'esprit, présente, au contraire, dans la langue des Tectosages, un sens parfaitement en rapport avec l'institution elle-même. C'est le soldat dévoué à son chef, à la vie, à la mort; il vivra ou mourra avec lui, et les accidents de la guerre ne les sépareront pas; la vie du soldure ne durera pas plus que la vie de son chef.- Soul (sôl), vie âme. – to dure (dioure), durer. – De nos jours encore, le soldat ne se nomme-t-il pas soldier, dans l'anglo-saxon? D'où provient ce soldier, sinon de soldure (soldioure), et comment ce terme existerait-il dans l'anglo-saxon, si l'institution des soldurii eût été particulière aux Ibères? Cette institution, qui, nous semble-t-il, est commune aux Celtes et aux Celtibères, nous indique comment, sur le sol aquitain, s'était opérée la fusion des deux familles. Le nom d'Occitania a été employé pour désigner l'Aquitaine. […]

    L'auteur des Mémoires de l'Histoire du Languedoc voudrait, à cause de la première syllabe d'Occitania, appliquer ce terme au Languedoc, mais cette expression, désassemblée et interprétée par la langue celtique nous montre avec la dernière évidence que les Occitani étaient les habitants des côtes maritimes qui enserrent le golfe de Gascogne, c'est-à-dire, les Aquitains et les Cantabres. La réputation des Basques et des Cantabres comme intrépides marins n'a jamais été contestée, et ce n'est pas sans raison qu'ils s'attribuent l'honneur d'avoir, les premiers, donné la chasse à la baleine. Du reste, si les baleines tombaient peut-être rarement sous leurs coups, il n'en était pas de même des marsouins, et cette chasse habituelle aux marsouins leur a valu le nom d'Occitant – hog-sea (hogsi), marsouin, - to hit, frapper,  hand, la main – hogsihithand. – Le terme Occitani était donc un nom général désignant les pêcheurs du golfe de Gascogne.

    Les Celtibères de l'intérieur du pays compris entre l'Océan, les Pyrénées et la Garonne, avaient reçu une autre dénomination, générale aussi, celle d'Aquitani. Les Basques appellent, dit-on, leur langue, l'Escualdunac : c'est le langage des dompteurs de chevaux, dompteurs au visage sombre et renfrogné – scowl (skaoul), air sombre et renfrogné, - to down (daoun), dompter, - hack (cheval).

    Le titre de dompteurs de chevaux n'appartient pas aux seuls Basques, il doit être partagé par les Aquitani, et cette communauté de goûts et de mœurs nous semble un trait remarquable d'affinité, qu'il ne faut point négliger. Il eut été difficile aux Aquitains d'être de mauvais cavaliers, car leur pays était fécond en chevaux renommés. Le savant Bénédictin, Dom Martin, à qui les auteurs modernes ont emprunté les détails les plus curieux sur les mœurs, le gouvernement et la religion des Celtes, comprenait que cette production de magnifiques chevaux avait eu une grande influence sur le nom donné à l'Aquitaine. Aussi avance-t-il que ce pays s'était d'abord appelé Equitaine, du latin, equus, cheval. La sagacité remarquable du docte religieux n'était guère en défaut, car c'étaient encore de hardis dompteurs de chevaux, que ces Aquitani – hack, cheval, -- to cow (kaou) intimider, - to hit, frapper, - hand, main, - hackcowhithand. – Aquitaine.

    La passion du cheval est-elle disparue du cœur des Aquitains modernes? Il est certain qu'elle possède encore le même degré de vivacité, malgré les changements apportés par les siècles dans les habitudes : les exercices équestres d'un cirque quelconque suffisent, en effet, pour exciter dans l'âme des Aquitains et des Gascons un intérêt et un enthousiasme qui ne sauraient être contenus.

    Les tribus qui vivaient dans l'Aquitaine étaient au nombre de quarante environ, parmi lesquelles neuf principales ont fait donner par les Romains à ce pays le nom de Novempopulanie. Nous examinerons les noms de quelques-unes de ces tribus avec ceux de plusieurs villes, et nous constaterons qu'ils appartiennent tous à la langue celtique. […]

    Les Auscii formaient dans l'Aquitaine la tribu la plus puissante. Les anciens géographes donnent à leur ville principale le nom de Climberris. Nous croyons bien à une erreur de leur part ; ils n'ont point saisi le sens exact de ce terme, distinctif d'une contrée entière, car Auch n'a jamais pu voir varier son nom qu'il a emprunté aux Auscii. Du reste, il nous semble qu'on peut découvrir la vérité par la signification de Climberris qui devait s'appliquer à toute la contrée comprenant aussi bien la ville d'Auch que celle d'Eluse. Tout ce pays produisait des baies et des grains – clime, région, pays, - berry, baie, grain, -- Climberry --

    Pourquoi aurait-on attribué à une seule ville la production des grains et des baies de raisins, dès lors que c'était là une production générale de la région? Et qu'on ne soit pas étonné de voir les baies de la vigne, les raisins, entrer dans la composition de Climberris, car la vigne existait dans les Gaules à l'état sauvage. Un temps considérable s'était écoulé peut-être sans qu'on ait songé à sa culture, et l'histoire semble faire honneur aux Grecs d'avoir enseigné aux Celtes à faire le vin, ce qui nous paraît d'ailleurs fort douteux, les Gaulois étant aussi avancés que les Grecs dans la civilisation matérielle, et supérieurs aux fils de Javan dans les sciences philosophique et religieuse.

    Nous avons déjà dit qu'Auch avait emprunté son nom aux Auscii et était leur ville principale. En cherchant à donner à Auch une prononciation celtique, on est forcé de dire Aouch et c'est probablement l'appellation véritable de cette ville, s'écrivant en anglo-saxon Ouch, et se prononçant Aoutch.

    Ouch signifie cellier d'or, enchâssure d'une pierre précieuse, et Auscii désigne les ouvriers habiles, appliqués au travail des métaux précieux et fabriquant ces magnifiques colliers d'or dont les guerriers ornaient leur poitrine dans les grands jours de joie qui, pour eux, étaient les jours de combat – ouch (aoutch), collier d'or, - hew (hiou), tailler .

    Les Auscii pouvaient aisément se rendre habiles dans les ouvrages d'or ; ce métal était presque à fleur de terre dans leur région, et divers historiens prétendent que les avides marchands Grecs et Phéniciens, revenant dans leur pays, donnaient pour lest à leurs vaisseaux l'or recueilli dans les Pyrénées. […]

    "We be berry, berry goood to Lawra" en effet!

    Varro, dans son Antiquitates rerum humanorum, évoque la légende d'Enée sauvant son père et ses dieux de la maison des flammes de Troie et, après de longues errances, parvient aux champs de Laurentum, le but de son voyage. […] "Laurente (Laurentum) est cabalistiquement l'or enté (or greffé)".

    Je laisserai ce passage ainsi que les autres indices que j'ai révélés ici pour que le lecteur contemple la cathédrale d'Auch en tant que Cathédrale des Mystères de Fulcanelli.

    Cela nous ramène au sujet des Sibylles. (Fulcanelli a averti ses lecteurs qu'avoir une bonne éducation classique était essentiel pour lire sa signification sous-entendue.) Comme déjà noté, la sibylle Cuméenne fut rendue célèbre par Virgile de prévoir la naissance d'un sauveur et comme guide d'Enée au monde souterrain. Comme nous continuons à lire le chapitre sept, nous voyons que Fulcanelli discute cette question même et nous notons à nouveau sa référence particulière à Varro.

    Le catalogue le mieux connu et le plus cité des sibylles (bien que l'original soit perdu) est celui de l'érudit romain cité par Fulcanelli, Varro (116-27 av. J.-C.) dont on connaît dix sibylles nommées dans les Divinae Institutiones écrites par Lactantius (vers 250 – après 317). Ce fut le premier livre imprimé en Italie (Subaico, 1465). La Sibylle est restée pour les Chrétiens qui étaient, dans le cœur, toujours attachés à leurs racines païennes, un témoin direct des gesta Dei, ou les signes de Dieu.

    Dans la période hellénistique, des contrefaçons juives apparaissant à Alexandrie ont été présentées comme des oracles Sibyllins et utilisées comme propagande. Des oracles Sibyllins censément véritables placés dans le temple du Jupiter Capitolin à Rome, existaient à Rome jusqu'à la fin de l'empire. La collection que nous connaissons maintenant est une compilation plutôt chaotique appelée l'Oracula Sibyllina et est pleine de propagande religieuse et de prédictions apocalyptiques. Le texte grec a été récupéré de l'antiquité et publié en 1545 à Bâle.

    Les Sibylles étaient des figures populaires dans l'art médiéval et de la Renaissance, l'occurrence la plus célèbre étant la Chapelle Sixtine de Michel-Ange. Le sujet a disparu presque entièrement dans l'art chrétien après le Concile de Trente achevé en 1563. La consécration de la Cathédrale d'Auch a eu lieu le 12 février 1548, époque à laquelle les 18 vitraux d'Arnaud de Moles et les 113 stalles dans le chœur étaient achevés et qui montrent les Sibylles en évidence. Donc, le fait que ces sibylles apparaissent là est en tout une bizarrerie en elle-même.

    Les Sibylles prononçaient leurs prophéties dans un état d'extase, dont le lecteur de The Secret History of the World apprendra en fin de compte que c'est relié à la fonction de la montée ou de la descente extasiées du Chaman, à l'origine une fonction des femmes exclusivement – les Sibylles. Cela nous ramène directement à la description de Fulcanelli de son propre état d'extase en observant sa première cathédrale Gothique et nous mène certainement à son apparition près de Séville en tant que "femme" et "jeune fille" au moment même où il a disparu.

    Comme le lecteur peut dire à ce moment-ci, résoudre le mystère le plus grand de notre monde est, d'une part, tout à fait simple et en pleine vue et d'autre part, détourné, comme un labyrinthe. La fin du chapitre sept du Mystère des Cathédrales nous ramène au sujet de la Vierge en disant :

    Dans l'iconographie symbolique, l'étoile est utilisée pour indiquer la conception, aussi bien que la naissance. La Vierge est souvent représentée avec un nimbe d'étoiles. La Vierge à Larmor (Morbihan) forme la partie d'un beau triptyque, représentant la mort du Christ et la souffrance de Marie (Mater dolorosa). Dans le ciel de la composition centrale on peut voir le Soleil, la Lune et des étoiles et l'écharpe d'Iris. La Vierge tient dans sa main droite une grande étoile - maris stella - une épithète donnée à elle dans un hymne Catholique.

    Ce petit passage est plein de signification et d'indices qui mènent dans plusieurs directions immédiatement. D'abord, il suggère que nous considérions la relation de la Vierge au sujet des étoiles, ce qui nous mène au Camino de Santiago Compostela, connu en France comme le Chemin de St Jacques de Compostelle.

    Le mot Compostela est interprété le plus évidemment par "campus stellae" ou champ de l'étoile. Tout le Camino de Santiago, de Saint Jean Pied de Port jusqu'à Compostelle, est peuplé de villages, de lieux et de défilés montagneux qui sont nommés d'après des étoiles, comme pour suggérer que tout le Camino est un itinéraire stellaire, un itinéraire qui mène à un point spécial : le champ de l'étoile. Cela nous rappelle l'indice donné dans les Transmissions Cassiopéennes:

    R : Les champs de luzerne dans le Rhineland produisent des trésors qui dépassent l'imagination.

    Q: Où sont ces champs de luzerne?

    R: Près de pistes bien usées.

    Q: Voulez-vous dire Rhineland comme en Allemagne?

    R: Nous ne voulons pas dire Rhinelander, au Wisconsin... Ou le disons-nous ?!? Qui doit le dire ?

    Q: Qui ?

    R: Le chercheur, le sépulcre, celui qui conduit l'équipe dans la recherche constante de pâturages plus verts. [...] Dernier indice pour ce soir : Cherchez la lumière de fréquence vibratoire. Bonne nuit.

    "Près de pistes bien usées" peut certainement être considéré être une référence au Camino de Santiago Compostela.

    Fulcanelli nous donne un indice :

    L'Itinéraire de Saint Jacques est aussi appelé la Voie lactée. La mythologie grecque nous dit que les dieux ont suivi cet itinéraire pour aller au palais de Zeus et les héros l'ont aussi suivi pour entrer dans l'Olympe. L'Itinéraire de Saint Jacques est l'itinéraire stellaire, accessible aux élus, aux mortels courageux, persévérants et sages.

    Une autre interprétation vient d'un terme alchimique : compost. Cela se réfère au sujet des préfaces de Canseliet : l'apparition d'une étoile blanche indiquant l'accomplissement de la première partie du Grand Oeuvre. Fulcanelli note :

    La Matière Pure, dont l'étoile hermétique consacre la perfection : c'est maintenant notre compost, l'eau bénie de Compostela (du latin albastrum une contraction d'alabastrum, étoile blanche). Et c'est aussi le vase rempli de parfum, le vase d'albâtre (latin alabastrus) et le bourgeon qui vient de la fleur de la connaissance, la rose hermétique.

    L'opération est réalisée quand apparaît sur la surface une étoile brillante formée par les rayons venant d'un centre, le prototype des grandes rosaces de nos cathédrales gothiques. C'est le signe certain que le pèlerin a atteint avec bonheur la fin de son premier voyage. Il a reçu la bénédiction mystique de Saint Jacques, confirmé par l'empreinte lumineuse qui brillait, disent-ils, sur le tombeau de l'apôtre. La coquille humble et commune qu'il portait sur son chapeau est devenue une étoile brillante, dans un halo de lumière.

    Ce fut seulement après que je me sois déplacée en France que je fus capable de comprendre l'importance de la relation avec la Vierge, l'étoile, le Chemin ou Camino, la Voie Lactée et mon propre chemin. Cela faisait des années depuis l'époque où j'étais capable de voir clairement les étoiles depuis notre maison en Floride. Il y a tant de pollution par la lumière qu'on ne peut voir que les étoiles les plus brillantes par une nuit claire. Je n'avais pas vu la Voie lactée depuis que j'étais enfant.

    Dans la France rurale, les cieux sont un plaisir pour regarder les étoiles. Nous sommes sortis une nuit et la Voie lactée était si claire et si miroitante qu'elle ressemblait à des doigts de lumière pinçant les cordes d'une grande harpe atmosphérique. Et là, directement à l'extrême bout de la Voie Lactée, blottie comme la destination finale, le Palais de Zeus, l'Olympe, "l'empreinte lumineuse qui brillait sur le tombeau," était Cassiopée : une lettre gigantesque M ou W selon la saison de l'année. Certainement, Cassiopée est similaire en configuration à la Coquille de St Jacques. La Coquille est une étoile, et l'étoile est le vase d'albâtre, la rose hermétique, l'Etoile dans la MAIN de la Vierge.

    Cassiopée est une femme intronisée, avec à sa droite Céphée, un Roi couronné d'étoiles, pointant son sceptre vers elle. Des écritures antiques la décrivent comme sa femme et elle est aussi mentionnée dans d'autres sources antiques comme "La Jeune Mariée, la femme de l'Agneau."

    Cassiopée était la fille d'Arabus (dont le nom à été donné à l'Arabie), un fils de Hermès. Apparemment, selon les mythes "stalinisés” des Grecs, Cassiopée était orgueilleuse et obstinée et ce fut à cause de cela que sa fille fut faite pour souffrir. On disait que Poséidon mit Cassiopée dans le ciel comme une punition - quoique, c'est un honneur qui est généralement une "récompense". Comment expliquons-nous cet élément qui sème la confusion ?

    Cassiopée est assise dans une chaise qui se met à l'envers toutes les vingt-quatre heures et on suppose que c'est la "punition". Cependant, TOUTES les constellations sont "à l'envers" d'une perspective ou d'une autre dans une période de 24 heures.

    En considérant les concepts de la "Déesse Triple", Cassiopée pourrait être vue comme l'élément maternel de la triade avec Andromède, la vierge et Méduse, la vieille femme ou l'élément destructif de l'histoire. Cassiopée est souvent représentée tenant une fronde de paume, un symbole de fertilité qui la compare à Déméter donnant du grain à Triptolème. Nous notons que la Sibylle de Samos, dépeinte dans les vitraux d'Arnaud de Moles, tenait une fronde de paume.

    Julius Schiller (1627) voyait Cassiopée comme Marie Madeleine et certains voyaient un parallèle entre Cassiopée et Bethsabée.

    Les Celtes appelaient cette constellation Ilys Don, ou la "maison de Don," connue comme “Tuatha de Danaan.” Dans ce rôle de Danaé, elle était la mère de Persée. Ainsi nous pouvons voir l'union des deux femmes et le hieros gamos (le mariage sacré) de Persée avec sa sœur, Andromède comme une expression de l'androgyne de l'alchimie, réalisant le "Grand Oeuvre."

    En termes des mythes et des histoires de la recherche du Saint Graal, ou, dans notre métaphore moderne - l'évasion de la Matrice - on a dit que la plupart des figures apparaissant dans les constellations grecques avaient été placées là par un des dieux pour honorer et perpétuer leur mémoire. Les figures de la constellation de Céphée et de Cassiopée sont peu communes du fait qu'on ne leur a pas accordé leurs positions comme un honneur, mais qu'elles sont là pour achever l'histoire de Persée, Andromède et Cétus. C'est un groupe de cinq constellations qui est peu commun en ce que c'est le seul mythe classique à être si entièrement dépeint. ; 

    Se peut-il que ce soit un indice que ce mythe soit une sorte de “message dans une bouteille” pour l'humanité ? Cassiopée, le champ des Etoiles:

     

    Le Prototype des Grandes Rosaces?

     

    L'opération est achevée quand apparaît à la surface une étoile brillante formée par les rayons venant d'un centre, le prototype des grandes rosaces de nos cathédrales gothiques. C'est le signe certain que le pèlerin a atteint avec bonheur la fin de son premier voyage. Il a reçu la bénédiction mystique de Saint Jacques, confirmée par l'empreinte lumineuse qui brillait, disent-ils, sur le tombeau de l'apôtre. La coquille humble et ordinaire qu'il portait sur son chapeau est devenue une étoile brillante, dans un halo de lumière.

    Cassiopée: l'étoile brillante formée par les rayons venant d'un centre… le signe certain que le pèlerin a atteint avec bonheur la fin de son premier voyage. Il a reçu la bénédiction mystique de Saint Jacques…

    "Nous sommes vous dans l'avenir," disent-ils. "Nous transmettons 'à travers' l'ouverture qui est présentée dans le repère que vous représentez comme Cassiopée, due aux fortes impulsions radio alignées depuis Cassiopée, qui sont dues à un pulsar d'une étoile à neutrons à 300 années-lumières derrière elle, tel que vu de votre repère. Ceci facilite un canal de transmission clair de la 6ème densité à la 3ème densité… [en] temps "Zéro" [en utilisant l'électromagnétisme et la gravité qui sont interconnectés, ou vous pourriez dire "unifiés". L'espace et le temps sont sélectifs et flexibles. … Vous voyez, quand on utilise le temps zéro, il y a aussi l'espace zéro."

    Julius Schiller, qui a réinterprété les constellations en termes chrétiens, appela Andromède "Sepulchrum Christi," ou "le tombeau du Christ." Il y a aussi l'analogie freudienne qui associe un tonneau avec la femme. Les implications de fertilité sont évidentes : le Christ était dans un tombeau, attendant pour monter à nouveau - la graine prête à apparaître au Printemps. Cela nous connecte en arrière, bien sûr, à ce que Fulcanelli a dit : "Il a reçu la bénédiction mystique de Saint Jacques, confirmée par l'empreinte lumineuse qui brillait, disent-ils, au-dessus du tombeau de l'apôtre." Avec l'indice de Cassiopée: "Qui doit le dire? … Le chercheur, le sépulcre, celui qui conduit l'équipe dans la recherche constante de pâturages plus verts."

    Les Phéniciens voyaient une "aire de battage" dans la constellation d'Andromède qui est une connotation intéressante quand on pense aux idées de "moisson" et “séparer le bon grain de l'ivraie.” Aussi, le mot "tribulation" est connecté à "battre", ou la séparation du grain de la balle.

     

    Le cheval, mer, mare, mère –
    la Vierge où l'étoile apparaît –
    la Prima Materia

     

    Sirrah, l'étoile qui étincelle de la tête d'Andromède, est aussi une des quatre étoiles qui composent le carré dans la constellation de Pégase - le coursier de Persée - qui est né du sang jaillissant de la gorgone décapitée, Méduse. Cette étoile dans la tête d'Andromède est aussi connue comme le "nombril" de Pégase - le cheval, jument (NdT:mare en anglais), mer, mare, mère.

    Pégase était la progéniture de Poséidon, avec qui Méduse s'accoupla dans le temple d'Athéna, violant l'espace sacré de la Déesse. Cette violation fut une violation pénible, puisqu' Athéna était fière d'être une vierge et "Parthénon” signifie “le lieu de la vierge.”

    Le nom de Pégase peut venir du grec "pege", ou "source" et est ainsi une autre connexion à l'idée que la décapitation de la Gorgone est aussi une restauration des eaux des vierges des puits des mythes du Graal, donc étant efficace dans la guérison de la terre désolée.

    Il y a beaucoup de chevaux ailés dans l'art du Moyen-Orient et ils peuvent tous être reliés à ce mythe. Certains disent que les premiers Aryens ont prétendu que cette constellation représentait Asva, le soleil, et que c'était en réalité la fille de Chiron, Théa. Elle était une compagne d'Artémis et fut séduite par Eole, Dieu du vent. Poséidon l'a aidée en la transformant en un cheval. On devrait considérer l'association longue et bien connue de chevaux avec les Celtes et avec les Perséides ici aussi.

    Les Egyptiens identifiaient cette constellation comme “Le Servant,” et certaines de ses étoiles comme un chacal. Les Arabes appelaient son quadrilatère Al Dalw, ou “seau d'eau,” qui était aussi identifié comme l'urne dans la constellation zodiacale du Verseau, mon propre signe de naissance.

    Je pense que l'image ci-dessus clarifiera ce point. Le cerveau est le "cheval de Dieu" que le chercheur "dresse" pour parvenir à sa destination et nous notons la ressemblance saisissante avec le symbole Oméga.

    Les Grecs identifiaient les quatre étoiles dans Pégase comme la porte du paradis. Les Israélites l'appelaient le "cheval de Nemrod." Les Chrétiens les voyaient comme l'âne qui portait le Christ dans Jérusalem, ce qui suggère l'adoration cachée de la Déesse comme le vrai rite exprimé allégoriquement comme la crucifixion. Nous ne devons pas oublier qu'il y a l'image des Templiers - deux hommes sur un cheval. Que pourrait représenter cela sinon une dualité, l'esprit et la matière, unifiée via “la chevauchée à cheval” ? Certains symboles alchimiques dépeignent deux hommes, ou un homme à deux têtes, monté sur un cheval qui grimpe à une échelle, ou un arbre.

    Quelle que soit la variante de l'histoire que nous trouvons, l'élément essentiel semble être celui d'un héros qui accomplit un certain acte impossible et obtient ainsi un "cheval volant," et qui chevauche alors le cheval et accomplit les tâches les plus impossibles ayant un rapport avec la "libération" des autres. Au cours de tout cela, il gagne la jeune fille de son choix et - dans le cas de Persée - vit ensuite avec bonheur pour toujours.

    En termes freudiens, le cheval ailé est associé au phallus puissant avec lequel il est possible pour le héros de surmonter tous les obstacles. Il y a beaucoup de représentations de phalloi ailés dans l'art grec antique. Cet élément de sexualité peut se référer aux deux principes génétiques réels aussi bien qu'au sujet d' "opposés polaires" qui est discuté dans The Secret History of the World, une ancienne tradition révélée par Boris Mouravieff.

    Une histoire nous dit que Persée a construit un bateau appelé Pégase que l'on a dit naviguer aussi vite que le cheval qui vole. C'est le prototype de l'histoire des Argonautes qui est aussi relié en vertu du "bélier volant" qui devient plus tard la Toison D'or, gardant à l'esprit que les constellations en cours de discussion sont toutes trouvées dans le signe du Bélier. Dans cette histoire, le frère et la sœur sont sauvés par le bélier volant, mais la sœur tombe dans la mer. Est-elle alors devenue Andromède? Commençons-nous à voir la différence entre Ares et Ariès?

    Nous devrions aussi noter que le sujet des Argonautes était un thème particulier de Fulcanelli et qu'il l'a mentionné comme une manière de dire en Langue Verte: "Art cot," ou l'art de la lumière. Nous nous trouvons de nouveau à considérer Jules Violle et la mesure de la lumière, le "violle". Fulcanelli associait aussi Persée avec le Jason des Argonautes, et je suis convaincue que c'était une "erreur" délibérée.

    Un autre point important : de tous les héros antiques de mythe et de légende, Persée se détache comme étant suprêmement couronné de succès; Tant d'autres ont commencé avec de bonnes intentions, ont eu de nombreux succès, mais sont ensuite tombés de la gloire en raison de l'orgueil, de la tromperie ou de la tentation.

    Nous trouvons un rapport intéressant entre Cassiopée et Danaé dans lequel toutes les deux sont la "racine" du problème qui mène à l'action principale de l'histoire. Persée est exposé au grand danger dans ses efforts pour "sauver" sa mère, et Andromède est de la même façon exposée au grand danger comme un "sacrifice" pour sa mère. Pour une certaine raison, Danaé ne peut pas dire "non" à Polydecte - il a le pouvoir sur elle - et Cassiopée beaucoup diffamée parle pour sa fille et la beauté de la fille et cela les jette toutes les deux dans l'eau chaude.

    En mêmes termes, Cassiopée peut avoir su ce qu'elle faisait quand elle fut la cause que sa fille devienne l'appât pour le Serpent de Mer, Cétus. Comme un "Oracle", elle aurait su que Persée, comme Néo, pouvait surmonter tous les obstacles pour sauver les autres; et que c'était le 'quelque chose' de plus, la perspective appropriée de servir les autres qui était nécessaire pour assurer le succès.

    Le résultat fut, bien sûr, que Persée tua le serpent de mer et épousa Andromède. Ils partirent ensemble comme une équipe : corrigeant les maux, libérant l'opprimé, transformant les mauvais types en pierre et vécurent, autant que l'on sache, heureux pour toujours après.

    Ainsi, comme un symbole de se libérer de la Matrice, nous trouvons, d'abord, que Persée est le Héros de choix et, deuxièmement, que la dynamique du seul mythe qui est entièrement représenté dans le Ciel sur nos têtes mêmes sont ceux qui nous suggèrent notre chemin pour "suivre à la trace" les indices qui permettront à chaque participant de non seulement couper la tête de leur propre Méduse, sortant ainsi la Vérité en forme du Cheval Ailé, Pégase, mais aussi, à l'aide de cette Vérité, de participer à la Libération d'Andromède. Nous croyons qu'aucune tâche plus importante n'est devant nous sur la Terre aujourd'hui.

    En revenant au présent, quand nous avons emménagé dans notre maison actuelle, nous avons noté un village voisin que je peux voir de ma fenêtre appelé "Belcassé". Ce nom m'a intéressé parce qu'il me rappelait "Belle Cassiopée." Nous avons appris que le nom signifiait “Beaux Chênes.” J'ai commencé à suivre à la trace des mots et des significations et je suis finalement venue à réaliser que Cassiopée peut signifier, littéralement, la "Voix du Chêne," la Sibylle, la Grande Mère, la Vierge. Les choses devenaient un peu plus intéressantes quand j'appris que le plus ancien nom du village était "Lampe Adagio," ou "Lumière Faible." Hmmm… "Cherchez la Fréquence de la lumière."

    Cette région – seulement à une courte distance d'Agen où Nostradamus passa beaucoup d'années de sa vie (nous y viendrons) était un centre de Catharisme comme l'était Alet-les-Bains, le lieu de naissance de Nostradamus. La chose intéressante était que même les moines catholiques étaient "infectés par l'hérésie" pour ainsi dire, et il y a des histoires de Cathares protégés dans des maisons religieuses locales. L' abbaye Belleperche, par exemple, située juste sur la Garonne, et que je peux voir de la fenêtre de mon bureau, possédait à une époque toutes les terres allant jusqu'à notre château. Ils étaient célèbres pour leurs chevaux. Beaucoup de champs qui produisent maintenant du blé, du colza, des tournesols, etc…, étaient utilisés comme pâturages de chevaux… "Les champs de luzerne dans le Rhineland?"

    Au début de cet article, il y a une image de l'Enterrement du Christ. Elle est dans la Chapelle 17 dans la Cathédrale d'Auch qui autrefois était appelée la "chapelle royale" et connue aussi comme la chapelle de la Trinité. C'est sur ce site que la pierre de fondation de la cathédrale a été mise le 4 juillet 1489. (J'ai trouvé ceci synchrone car ce fut le 4 juillet que Ark m'écrivit la première fois depuis Florence où Leonardo da Vinci a passé tant de sa vie.) C'est aussi dans la crypte directement sous la chapelle 17 qu'une autre coïncidence étrange a été notée. A ma première visite (je suis maintenant une telle habituée que le gardien me donne juste la clé au lieu de m'emmener en bas lui-même), comme je me trouvais sous l'enterrement du Christ en regardant juste autour de moi d'une façon non concentrée pour voir s'il y avait quoi que ce soit qui attirât mon œil, j'ai finalement regardé le sol sous mes pieds. Il y avait une tombe là, un Archevêque et les dates de sa nomination et de sa mort - une date à l'extrémité de chacun de mes pieds - étaient mon anniversaire et l'anniversaire de mon mari. La Cathédrale a été consacrée le jour de mon anniversaire: le 12 février.

    Nous avons discuté des étranges synchronicités de dates avec le mathématicien Robert Coquereaux (voir The Cave Beneath the Sea (la caverne sous la mer)) et il admit que le "choix au hasard" plus ou moins de la région pour notre nouvelle maison ayant une cathédrale consacrée le jour de mon anniversaire, avec la pierre de fondation posée à la date où Ark m'écrivit pour la première fois, et ensuite incluant une pierre tombale dans la crypte au-dessus de la pierre de fondation avec nos deux dates de naissance était un peu une "coïncidence" qui s'étend. Mais, étant un vrai scientifique, il proposa que nous dussions faire de nombreux "essais" pour être "scientifiques" pour tirer des conclusions.

    En revenant à l'enterrement du Christ, qui est dans la chapelle sur la tombe de Pierre-Henri Gérault de Langalerie, nous trouvons une excellente description de l'œuvre dans les écrits de Raymond Montané:

    l'Enterrement rassemble huit personnages traditionnels d'une façon très peu commune. Il y a Jésus disposé sur un tissu et, disposés derrière lui, Marie la mère de Jésus, deux femmes complémentaires, St Jean l'Apôtre et Marie Madeleine debout aux pieds de Jésus avec sa fiole d'albâtre. Joseph d'Arimathie et Nicodème tiennent le linceul à chaque extrémité.

    Chaque personnage dans le tableau est identifiable par l'attitude, les détails du costume, la position par rapport à Jésus, ou par l'objet dans sa main. On montre la femme debout à côté de la mère de Jésus d'une façon très spéciale : elle occupe en réalité la place d'honneur centrale et tient la couronne d'épines - une "étoile", peut-être? Elle porte la couverture de tête d'une femme mariée et sa place d'honneur la dépeint comme la femme de Jésus. Mais, cette femme n'est pas Marie Madeleine qui est clairement placée aux pieds. Marie Madeleine est dépeinte d'une telle manière que vous ne pouvez manquer qui elle est avec ses longs cheveux en vue et tenant le vase d'albâtre. Sa coiffure, en fait, est celle d'une fille non mariée. En fait, si vous regardez Marie Madeleine de près, elle ressemble plutôt à une fille de la famille rassemblée autour du corps :

    Le Père Raymond Montané, qui a passé sa vie à étudier la cathédrale et son art, nous dit :

    Le baldaquin, de style flamboyant, est décoré avec une Trinité originale. C'est "l'exposition" du Christ sur la Croix, par Dieu le Père lui-même. L'Esprit Saint, symbolisé par une colombe, est placé entre le Père et le Fils. Cette théophanie est vraiment en relation avec l'Enterrement du Christ et même plus avec la base théologique de la Passion, mais pas avec le texte proprement dit des Évangiles.

    Il note en passant que le monument a été inspiré par Marguerite d'Autriche, qui s'est mariée dans la famille qui était en possession du Linceul de Turin. Le mari de Marguerite, Philibert de Savoie était un cousin d'un des évêques qui a été impliqué dans la mise en route du travail de la cathédrale, François de Savoie, et c'était la famille en possession du Suaire de Turin.

    Il est aussi noté dans l'histoire d'Auch que Marguerite de Navarre, la cousine issue de germain de Marguerite d'Autriche, a été étroitement associée à la Cathédrale d'Auch. Nous fouillerons plus loin dans les gens associés à la Cathédrale Ste-Marie à Auch dans un autre livre dédié à ses mystères, mais permettez-moi de donner quelques indices au lecteur.

    Marguerite de Navarre nous ramène directement à Fulcanelli.

    Au début des années 1520, Marguerite est devenue impliquée dans le mouvement pour la réforme de l'église, rencontrant et correspondant avec les réformateurs principaux de la période. En 1527, apparemment par son choix propre (rare à cette époque), Marguerite a épousé Henri d’Albret, Roi de Navarre (quoique la plupart de son royaume soit dans des mains espagnoles). Henri d’Albret était le fils de Catherine de Foix, descendante d'une famille cathare célèbre.

    Autour de 1531, Marguerite a permis la publication d'un poème qu'elle avait écrit, Miroir de l'âme pécheresse. Marguerite a donné une copie du Miroir à une de ses dames d'atours, Anne Boleyn et ce fut postérieurement traduit en anglais par la fille de 12 ans d'Anne, Elisabeth qui deviendra plus tard la monarque la plus grande que l'Angleterre ait jamais connue. Il se trouve qu' Anne Boleyn avait précédemment été la dame d'atours de Marguerite d'Autriche, ainsi les deux dames communiquaient sans aucun doute entre elles et partageaient une dame d'atours. On se demande aussi à propos de la possibilité qu'il y avait un grand mystère entourant Anne Boleyn?

    Un article fascinant intitulé The Holbein Code a été publié récemment dans Fortean Times (FT 202), écrit par David Hambling, un journaliste très respecté. Il suggère que cette peinture particulière de Holbein fut conçue pour délivrer un message spécifique. Il écrit:

    Il n'y a pas d'archive contemporaine de la peinture, et les deux personnes assises n'ont pas été identifiées pendant des siècles. En 1890, Sir Sidney Colvin suggéra que l'homme à gauche était Jean de Dinteville, ambassadeur français à la cour de Henry VIII, à cause de la présence de Polisy, le château de Dinteville, sur le globe terrestre visible sur la peinture. En 1900, Mary Hervey fit un travail de détective, rendit visite à Polisy et passa au crible les documents du 17ème siècle, incluant un inventaire des possessions de 1653. Elle confirma que la peinture avait été accrochée là, et identifia la seconde personne comme George de Selve, évêque de Lavour et un certain temps ambassadeur de France dans le Saint Empire Romain.

    La peinture, alors, montre des ambassadeurs français en mission à Londres à un moment crucial dans l'histoire. Henry VIII était sur le point de répudier l'Espagnole Catherine d'Aragon et déclarer Anne Boleyn comme sa nouvelle reine. Anne avait passé ses années de formation à la cour de France…

    La force motrice de la Renaissance était le nouveau concept de l'Humanisme, 'l'esprit de liberté intellectuelle par lequel l'homme affirmait son indépendance de l'autorité de l'Eglise." Du point de vue médiéval, l'Eglise pouvait se prononcer sur toute chose, depuis la nature de Dieu jusqu'au mouvement des étoiles et la forme de la Terre. L'humanisme défiait l'ordre existant.

    Il y avait des sources d'information nouvelles disponibles hors du monde chrétien: les philosophes grecs païens… Les humanistes essayaient d'intégrer tout ceci en un seul tout. Un nouvel esprit de recherche était en train de s'agiter. Copernic venait de publier sa théorie que la Terre n'était pas le centre de l'Univers, et Martin Luther [cloua ses 95 thèses à la porte de l'église…]

    L'Eglise résista, quelquefois violemment. Les réformes proposées par Luther étaient vues comme hérétiques; de même pour la théorie de Copernic. Et quiconque expérimentait avec les points de vue de l'Alchimie, l'Astrologie, la Cabale ou des religions nouvelles apprenaient à se tenir tranquilles ou à faire face au bûcher.

    Nous savons que Anne Boleyn soutenait la cause évangélique. Les écrits du poète Nicholas Bourbon, qui fuit de l'Angleterre sous sa protection, nous donne un regard indiscret du groupe qui l'entoure. Il y avait Thomas Cromwell et Thomas Cranmer, de même que l'évêque évangélique Hugh Latimer, Nicholas Kratzer, William Butts – et le peintre Hans Holbein. […]

    Les membres de cette petite cabale très soudée qui élabora la montée de Anne Boleyn avaient deux choses en commun: ils étaient des hommes autodidactes plutôt que des aristocrates, et ils avaient des points de vue qui pouvaient être dangereux. D'où leurs actions pour mener l'Angleterre sur un nouveau chemin et la rendre sûre pour ceux menacés par l'église établie démarrant le processus de la Réforme.

    Dinteville était un allié de Anne Boleyn. Il était un mécène de l'humaniste Jacques Lefèvre, et Mary Hervey note que la rumeur disait aussi qu'il était un enthousiaste des "sciences secrètes" de l'alchimie et de l'astrologie. La peinture de Holbein pourrait indiquer des sympathies religieuses…

    L'étude la plus détaillée de la peinture a été menée par le Professeur John North, professeur éméritus de l'Histoire de la Philosophie et des Sciences Exactes à l'Université de Groningen aux Pays-bas. Son livre, The Ambassador's Secret, contient une foule de détails… [David Hambling]

    Il se trouve que les instruments décrits dans la peinture indiquent une heure et une date précise: 4 heures de l'après-midi le 11 avril 1533. Cette date était le Vendredi Saint, le jour et l'heure de la mort supposée de Jésus SI il avait été effectivement crucifié 1500 ans plus tôt au 1er siècle.

    North ne vas pas théoriser sans une base solide de preuves. Comme d'autres, il considère l'influence possible du grand mage de la Renaissance Cornelius Agrippa de Nettlesheim, une figure à la Cour de France qui peut avoir été une connaissance de Dinteville, Holbein ou Kratzer, mais il trouve que le volume et la complexité véritables du symbolisme utilisé par Agrippa rend impossible d'être certain des correspondances. […]

    Les Ambassadeurs n'était pas qu'un portrait de deux dignitaires français, mais était conçu comme un instrument pour – littéralement – changer l'histoire. [David Hambling]

    Ici, je vais donner "l'autre côté de l'histoire" qui peut suggérer une explication entièrement différente du "Code Holbein," et comment il peut très bien se mêler avec le "Da Vinci Code." Ce qui semble être vrai est qu'une tentative désespérée était faite pour transmettre le savoir, pour propager la Gnose, mais elle échoua quand le bourreau vint ôter la tête d'Anne Boleyn parce qu'elle ne pouvait donner un héritier mâle à Henry.

    Mais alors, peut-être qu'elle N'a PAS échoué après tout? Peut-être que ce n'était pas encore le moment?

    En revenant à Marguerite de Navarre, la maîtresse et le professeur de Anne Boleyn, des théologiens de la Sorbonne condamnèrent le Miroir comme une hérésie. Un moine a dit que Marguerite devrait être cousue dans un sac et jetée dans la Seine et des étudiants à l'Université de Navarre l'ont persiflée dans une pièce comme “une furie de l'Enfer”. Mais son frère, François 1er, Roi de France, a imposé l'abandon de l'accusation et une excuse de la part de la Sorbonne.

    Marguerite était une des femmes les plus influentes en France. Son salon est devenu fameusement connu comme le "Nouveau Parnasse". L'auteur, Pierre Brantôme, a dit d'elle : “Elle était une grande princesse. Mais en plus de tout ça, elle était très aimable, douce, gracieuse, charitable, une grande distributrice d'aumône et amicale envers tous.”

    L'humaniste hollandais, Érasme, lui a écrit : “Pendant une longue période de temps, j'ai chéri tous les nombreux cadeaux excellents que Dieu vous a accordés; prudence digne d'un philosophe; chasteté; modération; piété; une force d'âme invincible et un merveilleux mépris pour toutes les vanités de ce monde. Qui pourrait empêcher d'admirer, dans la sœur d'un grand Roi, de telles qualités que celles-ci, si rares même parmi les prêtres et les moines?”

    Comme protectrice généreuse des arts, Marguerite prêtait un appui amical et protégeait beaucoup d'artistes et d'auteurs, parmi eux François Rabelais.

    Fulcanelli nous renvoie fréquemment à François Rabelais. Il se trouve que sa série Gargantua-Pantagruel, Le Tiers Livre des faicts et dicts héroïques du bon Pantagruel (1546), était dédié à Marguerite de Navarre.

    Un autre des associés et correspondants de Marguerite était Jules César Scaliger qui était un ami proche et un associé de Nostradamus. Nostradamus, comme il se trouve, est né à Alet-le-Bains, dans le pays de Foix. Nostradamus a été aussi à l'école avec Rabelais.

    En 1525, Nostradamus s'installa à Agen, non loin de Toulouse et d'Auch. En 1534, il est dit qu'il épousa une femme de "Haute Condition”, qui lui donna deux enfants. Cette femme n'a jamais été identifiée, mais en considérant son association fortement probable avec Marguerite de Navarre, il est probable qu'il y avait un peu de connexion là. Il est dit que, en 1538, sa femme et ses enfants sont morts de la peste. Il y eut une dispute avec Scaliger et il a été accusé d'hérésie par l'Inquisition à cause d'une déclaration faite dans les années précédentes.

    Ses biographes nous disent qu'il a quitté Agen et “a erré dans le Sud de la France.” Il est tout à fait probable qu'il a trouvé refuge chez Marguerite de Navarre qui était la protectrice de gens comme Nostradamus. Ce fut seulement en 1546, deux ans avant la consécration de la Cathédrale d'Auch, que Nostradamus s'installa dans le village de Salon de Craux qui a réclamé sa gloire pendant toutes ces nombreuses années. On se demande quelle influence Nostradamus peut avoir eu sur l'histoire dépeinte dans la Cathédrale d'Auch ?

    Scaliger, nous devrions noter, est "l'auteur" de la chronologie historique acceptée qui est mise de plus en plus en question au jour présent. Il est possible que la dispute entre lui et Nostradamus est liée, en partie, aux désaccords sur la manière dont on voit et on enseigne l'histoire.

    En 1550, un an après la mort de Marguerite, une poésie tributaire, Annae, Margaritae, Ianae, sororum virginum heroidum Anglarum, in mortem Diuae Margaritae Valesiae, Nauarrorum Reginae, Hecatodistichon, (oui, long titre!) a été publiée en Angleterre. Elle a été écrite par les nièces de Jane Seymour (1505-37), la troisième femme du Roi Henry VIII. Donc, certainement, toutes ces dames étaient en contact entre elles, et il est probable que les secrets étaient partagés entre elles.

    Et alors nous voyons, dans la personne de Marguerite de Navarre, une personne qui est centrale dans le mystère de la Cathédrale d'Auch, dont les associations nous suggèrent qu'elle était bien au courant de l'ésotérisme et probablement même des secrets transmis du temps des Croisades contre les Cathares. Fulcanelli nous dirige vers Rabelais et Rabelais nous mène à Marguerite et donc nous parvenons à la Cathédrale d'Auch où le grand mystère attend le chercheur attentif.

    La photographie suivante est un gros plan de l'Enterrement du Christ inspiré par Marguerite d'Autriche montrant les quatre femmes des huit figures. Notez les coiffures des quatre femmes. Celle de la femme en position de l'épouse est distinctement différente de celle de Marie, la mère, et la femme à la droite de "l'épouse".

    L'image ci-dessous est un gros plan de la femme debout en place d'honneur de l'épouse du décédé, tenant la couronne d'épines. À côté d'elle, vous verrez une sibylle des vitraux  d'Arnaud de Moles tenant une branche de palme d'Espoir/Fertilité. Notez soigneusement les insignes en spirale sur leurs seins. Notez aussi le turban peu commun de la femme, identique au turban de la Sibylle.

    Maintenant, jetons un coup d'œil à une des sculptures dans le Chœur de la Cathédrale d'Auch qui dépeint les Cadeaux des Rois Mages à l'Enfant Jésus. Remarquez, particulièrement les chapeaux des "Trois Rois." Celui à l'extrême droite a toujours le sien, celui à genoux a mis le sien sur le sol et celui au centre du tableau a soulevé le sien d'une façon telle qu'il semble qu'il a couvert le calice qu'il tient dans son autre main. A nouveau, nous notons la similarité des couvre-chefs: des turbans qui sont associés aujourd'hui aux Arabes. Nous nous demandons quelle relation "l'épouse" de Jésus avait avec le "Mage"?

    Il y a deux autres images que je voudrais montrer au lecteur parce qu'elles sont typiques de l'ésotérisme affiché dans cette merveilleuse Cathédrale. Elles deux représentent un thème semblable qui sera facile de discerner dans les images, mais exige qu'une certaine interprétation apporte la compréhension du symbole.

    Maintenant, qu'est-ce que ces figures essayent de nous dire? Dans les deux images, quelque chose est fait à la tête de la figure centrale. Dans l'image supérieure, il semble que les personnes présentes essaient de déloger par la force quelque chose de la tête de l'homme assis. Dans la seconde image, nous voyons un individu maintenu avec sa tête placée sur une enclume tandis que trois figures associées sont dépeintes en train de marteler la tête!

    Est-ce une torture médiévale terrible qui est dépeinte?

    Non, c'est une description de l'INITIATION. Et, en fait, dans un des vitraux de Arnaud de Moles, Jésus est décrit comme la figure centrale dans l'image ci-dessus: ayant quelque chose de fait sur sa tête. La figure au-dessus peut, en fait, signifier indiquer Jésus parce que la tête est montrée couverte de quelque chose qui peut être la "couronne d'épines."

    Un Chaman est, comme l'historien de la Religion Mircea Eliade le décrit, un Technicien de l'Extase. C'est une qualification essentielle et/ou un résultat de contact avec le Divin. Plus que cela, pour être en contact direct avec le Divin, l'être humain doit être capable de "voir l'invisible." Cette Voyance est la capacité des gens pour agrandir leur champ de perception jusqu'à ce qu'ils soient capables d'évaluer non seulement les apparences extérieures, mais aussi l'essence de tout pour avoir accès au niveau d'être qui leur permet de faire les choix qui sont capables d'initier une nouvelle série causale dans le monde. Cela n'a rien à voir dut out avec des "hallucinations" ou un moyen mécanique de modifier les perceptions du cerveau: c'est une chose de "l'âme", pour ainsi dire.

    Le mot "chaman" nous vient par le russe du Tungusique saman. Le mot est tiré du Pali samana, (Sanscrit sramana), par le chinois sha-men (une transcription du mot Pali).

    Le mot shaman, peut être rapproché de Sarman. Selon John G. Bennet, Sarmoung ou Sarman :

    "La prononciation est la même pour l'une ou l'autre orthographe et le mot peut être assigné au vieux persan. Il apparaît vraiment en fait dans certains des textes Pahlavi...

    Le mot peut être interprété de trois façons. C'est le mot pour l'abeille, qui était toujours un symbole de ceux qui rassemblent le "miel' précieux de la sagesse traditionnelle et le préservent pour les générations futures.

    Une collection de légendes, bien connues dans les cercles arméniens et syriens avec le titre des Abeilles, a été révisée par Mar Salamon, un Nestorien Archimandrite au treizième siècle. Les Abeilles se réfèrent à un pouvoir mystérieux transmis du temps de Zoroastre et rendu manifeste à l'époque du Christ. "

    "Man" en persan signifie "la qualité transmise par hérédité et de là une famille ou une race de renom. Cela peut être le dépôt d'un héritage ou d'une tradition. Le mot sar signifie la tête, tant littéralement que dans le sens de principal ou de chef. La combinaison sarman signifierait ainsi le dépôt en chef de la tradition..."

    "Et toujours une autre signification possible du mot sarman est ... littéralement, ceux dont les têtes ont été purifiées." [John G. Bennet, Gurdjieff : Making of A New World]

    Ceux dont les têtes ont été purifiées! Quelle idée intéressante!

    Le thème central du Shamanisme est la "montée au ciel" et/ou "la descente" au monde souterrain. Dans le premier, le praticien éprouve l'Extase, dans le dernier, il lutte contre les démons qui menacent le bien-être de l'humanité. Il y a des études qui suggèrent que l'évidence des pratiques les plus anciennes se trouve dans les peintures rupestres de Lascaux avec les nombreuses représentations de l'oiseau, les esprits tutélaires et l'expérience extasiée (à peu près 25.000 av. J.-C.). Des crânes et des os d'animaux trouvés dans les sites de la période Paléolithique européenne (avant 50.000 – env. 30.000 av. J.-C.) ont été interprétés comme la preuve de la pratique Shamanique.

    "L'expérience extasiée" est le phénomène primaire du Shamanisme et c'est cette extase que l'on peut voir comme l'acte de fusion avec les êtres célestes. Et la fusion aboutit en Oscillation Forcée qui change la Fréquence. L'interaction continue avec les êtres Célestes est une forme de Vibration de Résonance de Fréquence.

    14 janvier 1995

    Q: (L) Nous avons quelques questions et la première est celle-ci: Vous nous avez dit dans le passé que vous êtes nous dans l'avenir et que vous vous déplacez pour vous fusionnez avec nous.

    R: Oui.

    Q: (L) Tel que nous mesurons le temps, à quelle distance dans l'avenir êtes-vous nous?

    R: Indéterminé tel que vous mesurez le temps. […] Qu'est "l'avenir," de toutes façons?

    Q: (L) L'avenir est constitué d'événements simultanés, juste des scènes différentes dans l'espace/temps, juste une focalisation différente de la conscience, est-ce correct?

    R: Oui, donc si c'est vrai, pourquoi essayer d'appliquer une pensée linéaire ici, vous voyez, nous sommes en train de fusionner avec vous, là maintenant!

    L'idée qu'il y avait un temps où l'homme était directement en contact avec les Êtres Célestes est à la racine des mythes de l'Âge D'or qui ont été rédigés dans les histoires du Graal des 11ème et 12ème siècles. Pendant ce temps paradisiaque, il est suggéré que les communications entre le ciel et la terre étaient faciles et accessibles à chacun. Les mythes nous parlent d'un temps où les "dieux se sont retirés" de l'humanité. Suite à un certain "événement", c'est-à-dire "La Chute," les communications ont été interrompues et les Êtres Célestes se sont retirés au plus haut du ciel.

    Mais, les mythes nous disent aussi qu'il y avait toujours ces personnes qui étaient capables de "monter" et de converser intimement avec les dieux au nom de leur tribu ou de leur famille. Par eux, le contact a été maintenu avec les "esprits guides" du groupe. Les croyances et les pratiques des chamans du jour présent sont une survie d'un reste profondément modifié et même corrompu et dégénéré de cette technologie archaïque de communications concrètes entre le ciel et la terre telles que les Transmissions Cassiopéennes.

    Le chaman, dans sa capacité de réaliser l'état extasié inaccessible au reste de l'humanité, était considéré comme un être privilégié. Plus que cela, les mythes nous parlent des Premiers Chamans qui ont été envoyés sur Terre par les Êtres Célestes pour DÉFENDRE les gens contre les "dieux négatifs" qui avaient pris la direction de l'humanité. C'était la tâche des Premiers Chamans d'activer, dans leurs propres corps, une sorte "de transmetteur-traducteur" d'énergie cosmique pour le bénéfice de leur tribu. Cela a été exprimé comme le concept de "l'arbre du monde," qui est devenu "l'axe" ou le Pôle du Monde et plus tard les "lignées royales."

    Il semble vraiment être vrai qu'il y a une relation spécifique entre cette fonction et certaines "lignées". Mais, comme avec tout que l'on a fourni pour aider l'humanité, ce concept a été assimilé par les forces cherchant à tenir l'humanité dans l'obscurité et l'ignorance. Les lignées vraies et antiques des Premiers Chamans ont été obscurcies et cachées par la fausse piste des généalogies inventées de l'Ancien Testament hébreu menant censément à certaines branches des familles royales et-ou nobles européennes du jour présent, qui cherchent à établir une "royauté" contrefaite qui a recueilli beaucoup d'attention récemment. Je consacre une certaine attention au sujet dans The Secret History of the World.

    Comme nous avons déjà noté, AVANT la Chute, chaque être humain avait accès à la communication avec les densités supérieures via les "Jeunes filles des Puits" de la légende celtique antique.

    APRÈS la Chute, il semble qu'une variation génétique spécifique fut somatiquement occasionnée par l'incarnation de certains êtres de densité plus haute qui "ont donné leur sang" pour "la rédemption de l'homme." C'est-à-dire qu'ils ont changé le corps et l'ADN par Oscillation Forcée. Il est probable que cela a été fait par les incarnations féminines à cause du rôle de l'ADN mitochondrial, mais je ne veux pas prendre de l'avance sur moi ici, donc nous quitterons cela pour l'instant.

    Néanmoins, la présence de cet ADN, selon les termes de recombinaison, rend très probable qu'il y a littéralement des millions des porteurs de cette capacité lignée/Shamanique sur la Terre aujourd'hui, bien que très peu d'entre eux portent les lignées "convergentes."

    Les Soufis ont gardé vivant le concept du "Technicien de l'Extase" dans leur tradition des "Pôles du Monde." Le kutub ou q'tub (le pôle de son temps) est un être nommé, entièrement spirituel de nature, qui agit comme un agent divin d'une sphère à une certaine période du temps. Chaque kutub a sous lui quatre awtads (aides) et un certain nombre d'abdals (remplaçants), qui l'aident dans son travail de préservation et de maintien du monde. La chose intéressante sur cette idée est que l'individu qui occupe la position ne doit pas même être conscient de cela! Sa vie, son existence, même sa même physiologie, est une fonction de réalités supérieures expulsées dans le royaume de l'homme. Ce que cela a beaucoup à faire avec les "lignées", comme promulgué dans des temps récents est vrai, mais pas nécessairement dans les voies suggérées.

    Dans le présent, il semble que ceux avec la "lignée" s'éveillent. Il n'est plus faisable d'être un "Pôle du Monde" qui est endormi, parce que, comme nous examinerons bientôt, il y a quelques questions très sérieuses de choix et d'action qui peuvent être nécessaires au Chaman éveillé. Le premier ordre d'affaire semble être d'éveiller et d'accumuler la force de polarité.

    Les chamans sont nés ET faits. C'est-à-dire qu'ils sont nés pour être faits, mais la fabrication est leur choix. Et, de ce que j'ai été capable de déterminer, le choix peut être celui qui est fait à un niveau différent de l'expérience consciente linéaire de 3ème  densité. Ceux qui ont fait le choix aux niveaux supérieurs et ont ensuite nié le choix à ce niveau parce qu'ils ne sont pas capables d'abandonner leur vie ordinaire, payent un prix très élevé, en effet.

    Un chaman se détache à cause de certaines caractéristiques de "crise religieuse." Ils diffèrent des autres gens à cause de l'intensité de leurs expériences religieuses. Dans le passé, c'était la tâche de l'élite Shamanique d'être le "Spécialiste de l'Âme," de garder l'âme de la tribu parce qu'il était le seul qui pouvait voir l'invisible et connaître la forme et le destin de l'Âme de Groupe. Mais, avant qu'il n'ait acquis sa capacité, il était souvent un citoyen ordinaire, ou même le résultat d'un chaman sans vocation apparente (en considérant que la capacité est réputée d'être héritée, quoique non nécessairement représentée à chaque génération.)

    À un certain moment dans sa vie, cependant, le chaman a une expérience qui le sépare du reste de l'humanité. La "quête de vision" de l'Indien d'Amérique est une survie de la compréhension archaïque de l'initiation naturelle du chaman qui est "appelée" à sa vocation par les dieux.

    Une étude profonde de la question révèle que ceux qui cherchent les pouvoirs magico-religieux via la recherche de vision quand ils n'ont pas été appelés spontanément de l'intérieur par leur nature chercheuse propre et leur sentiment de responsabilité de l'humanité, deviennent généralement les Chamans Sombres, ou des sorciers; ceux qui, par une étude systématique, obtiennent les pouvoirs délibérément pour leur propre avantage.

    La vraie initiation Shamanique vient par des rêves, des transes extasiées combinées avec une étude vaste et un dur travail : souffrance intentionnelle. On s'attend à ce qu'un chaman non seulement passe par certaines épreuves initiales, mais il/elle doit aussi être profondément instruit pour être capable d'entièrement évaluer les expériences et les défis auxquels il/elle fera face. Malheureusement, jusqu'à présent, il y en a eu peu de précieux qui ont voyagé sur le chemin du Chaman, y compris la pratique des compétences propres de "démons combatifs," qui pourrait apprendre ou conseiller un programme scolaire pour le Chaman qui se Réveille. Dans mon propre cas, plus de trente ans d'étude, vingt ans de travail comme hypnothérapeute et exorciste et les années "d'appel à l'univers" qui constituent l'Expérience Cassiopéenne sont comme un exemple de la manière dont le processus pourrait se manifester au jour présent.

    Le futur chaman est traditionnellement pensé afficher certains traits exceptionnels de l'enfance. Il est souvent très nerveux et même maladif de quelques façons. (Dans certaines cultures, on considère l'épilepsie comme une "marque" du chaman, quoique ce soit une perception corrompue postérieure de l'état extasié.) Il a été noté que les chamans, comme des enfants, sont souvent morbidement sensibles, ont des cœurs faibles, une digestion désordonnée et sont sujets au vertige. Il y a ceux qui considéreraient de tels symptômes comme une maladie mentale naissante, mais le fait est que des études vastes ont montré que les hallucinations prétendues ou les visions consistent en éléments qui suivent un modèle particulier qui est cohérent de culture à culture, d'âge à âge et est composé d'un contenu théorique étonnamment riche. Il pourrait même être dit que les personnes qui "deviennent folles," sont des "chamans déchus" qui ont échoué à cause d'un défaut dans la transmission de la génétique, ou à cause de facteurs exogènes. En même temps, il y a beaucoup plus de mythes de héros Shamaniques qui échouent que d'autres qui réussissent, ainsi les avertissements de ce qui peut arriver ont longtemps été en place. Mircea Eliade fait remarquer que :

    "... Le patient atteint de maladie mentale s'avère être un mystique qui a échoué ou, mieux, la caricature d'un mystique. Son expérience est sans contenu religieux, même si elle apparaît ressembler à une expérience religieuse, de même qu'un acte d'autoérotisme parvient au même résultat physiologique qu'un acte sexuel à proprement parler (émission séminale), cependant ce n'est en même temps qu'une caricature du dernier parce que c'est sans la présence concrète du partenaire."

    Bien, c'est une analogie assez intéressante! Elle nous suggère même l'idée que celui qui essaye d'activer une succession Shamanique dans la structure SDS des Pensées irréalistes, a un partenaire "illusoire" comme dans l'activité décrite ci-dessus, avec des résultats semblables. Autrement dit, la Sorcellerie ressemble à la masturbation : le praticien s'assure, mais son acte ne fait rien de bon à personne d'autre. Et, de la même manière, un Chaman qui fonctionne sans connaissance ressemble au proverbial "oeuf trois minutes" : il excite tout le monde et les laisse ensuite en suspens! Dans les deux cas, un tel individu a donné satisfaction seulement à lui-même et on pourrait dire que, dans le dernier cas, il est en réalité plus mauvais parce qu'un autre individu a été utilisé pour cette satisfaction.

    Mais, de telles grossièretés amusantes de côté (même si elles soutiennent VRAIMENT l'argument remarquablement bien) la chose du chaman sont qu'il/elle n'est pas juste une personne malade, il est une personne malade qui a été GUÉRIE, ou qui a réussi dans la cure elle-même!! On ne peut donner trop d'importance à ce point! Ceux qui aspirent au mysticisme, au chemin Shamanique et qui restent toujours frêles ou maladifs en termes physiques, matériels ou spirituels, ne peuvent pas encore avoir été présentés à l'initiation, ou, s'ils l'ont, peuvent avoir échoué à passer. La possibilité de réaliser les pouvoirs Shamaniques pour le Service de Soi existe aussi, donc grand soin doit être utilisé en essayant de "voir l'invisible."

    Dans des nombreux cas, "l'élection" du chaman se manifeste par une maladie assez sérieuse qui peut seulement être guérie par la "montée au ciel." Après la vision extasiée de l'initiation, le chaman se sent BEAUCOUP MIEUX! Après la réponse à l'appel des dieux, le chaman montre plus qu'une constitution normalement saine; ils sont capables de réaliser une concentration immense au-delà de la capacité des hommes ordinaires; ils peuvent supporter des efforts épuisants et, plus important encore, ils sont capables "de garder une tête froide" face aux expériences qui terrifieraient et casseraient une personne ordinaire.

    Un autre point qui devrait être souligné consiste en ce que le Chaman doit être capable d'être en plein contrôle de lui même quand il est dans l'état extasié! (Le channeling en transe sans la mémoire de ce qui a transpiré n'est pas l'activité d'un Chaman!) Cette capacité de "marcher dans deux mondes simultanément" démontre une constitution nerveuse extraordinaire. On a dit que les chamans Sibériens ne montrent aucun signe de désintégration mentale loin dans la vieillesse; leurs mémoires et leurs pouvoirs de sang-froid sont BIEN AU-DESSUS de la moyenne.

    Le Don Juan de Castaneda appelle cet état être "impeccable". Cette idée est aussi reflétée dans les systèmes archaïques de l'Yakut, où le chaman doit être "sérieux, posséder du tact, être capable de communiquer efficacement avec tous les gens; par dessus tout, il ne doit pas être présomptueux, fier, de mauvaise humeur." Le vrai chaman exhale une force intérieure qui est conscience, cependant jamais offensive. En même temps, il devrait être noté qu'un vrai chaman pourrait évoquer des réponses très négatives de ceux qui sont dans la domination des forces Entropiques. J'ai certainement vécu ceci plus de fois que je ne veux le mentionner.

    En revenant aux infirmités, aux désordres nerveux, à la maladie de crise et ainsi de suite qui sont les "signes d'élection, "il est aussi noté que, parfois un accident, une chute, un coup sur la tête, ou être frappé par la foudre sont les signes de l'environnement que le chaman a été élu. Mais, être "appelé" n'est pas la même chose qu'être "choisi", ou, plus précisément, de choisir. "Beaucoup sont appelés; peu choisissent de répondre."

    Ce choix est un processus. Et c'est un processus de lutte, de douleur et de souffrance parce que, à la fin, ce qui est tué c'est l'ego.

    La pathologie du chemin Shamanique semble faire partie des moyens d'atteindre la "condition" d'être initié. Mais, en même temps, ils sont souvent les moyens de l'initiation elle-même. Ils ont un effet physiologique qui s'élève à une transformation de l'individu ordinaire dans un technicien du sacré.

    (Mais, si une telle expérience n'est pas suivie par une période d'instruction théorique et pratique, le chaman devient un outil pour ces forces qui utiliseraient la fonction Shamanique pour asservir davantage l'humanité comme nous avons déjà noté.)

    Maintenant, l'expérience qui transforme le chaman est constituée des éléments religieux bien connus de souffrance, mort et résurrection. Une des représentations les plus premières de ces éléments est dans l'histoire Sumérienne de la descente d'Ishtar/Inanna dans le monde souterrain pour sauver l'amoureuse de son fils, Tammuz. Elle dut passer par Sept "portes de l'Enfer" et, à chaque porte ou portail, elle était démunie d'un autre article de son vêtement parce qu'elle ne pouvait entrer dans le monde souterrain que Nue. Tandis qu'elle était dans le monde souterrain, la Terre et ses habitants souffraient de la perte d'énergie créatrice. Après qu'elle eût accompli sa mission, la fertilité fut rétablie.

    La variante la plus connue de cette histoire est le mythe de Perséphone/Coré, la fille de Déméter, qui fut enlevée par Hadès/Pluton.

    Les visions Shamaniques représentent la descente comme le démembrement du corps, l'écorchement de la chair des os, étant bouillie dans un chaudron et ensuite rassemblée par les dieux et/ou les déesses. Ceci, aussi, est bien représenté dans le mythe et la légende, y compris le mythe de Jésus : Souffrance, mort et résurrection. En bref, la crucifixion – l'Enterrement du Christ – est un symbole de la transformation Shamanique:

    Un chaman Yakut, Sofron Zateyev, déclare que pendant cette initiation visionnaire, le chaman futur "meurt" et se trouve dans l'yurt pendant trois jours sans manger ni boire....

    Pyotr Ivanov donne de nouveaux détails. Dans la vision, les membres du candidat sont ôtés et disjoints avec un crochet de fer; les os sont nettoyés, la chair grattée, les liquides du corps jetés et les yeux arrachés de leurs orbites. Après cette opération tous les os sont rassemblés et attachés ensemble avec du fer.

    Selon un troisième chaman, Timofei Romanov, le démembrement visionnaire dure de trois à sept jours; pendant tout ce temps le candidat reste comme un mort, respirant à peine, dans un endroit solitaire. [Eliade, 1964]

    Selon un autre récit Yakut, les mauvais esprits portent l'âme du futur chaman au monde souterrain et l'enferme là dans une maison pendant trois ans (seulement un an pour ceux qui deviendront des chamans moindres). Ici le chaman subit son initiation. Les esprits coupent sa tête, qu'ils mettent de côté (car le candidat doit observer son démembrement de ses propres yeux) et le coupent en petits morceaux, qui sont alors distribués aux esprits des maladies diverses. Uniquement en subissant une telle épreuve, le futur chaman gagnera le pouvoir de guérir. Ses os sont alors couverts de la nouvelle chair et dans quelques cas on lui donne aussi un nouveau sang.

    Selon un autre récit, les "diables" gardent l'âme du candidat jusqu'à ce qu'il ait appris toute leur sagesse. Pendant tout ce temps, le candidat reste allongé, malade. Il y a aussi un motif récurrent d'un oiseau géant qui "initie les chamans" dans les branches de l'Arbre du Monde qui est une allusion à une "lignée aviaire" qui est opposée à un héritage Reptilien. Les extraits suivants sont des récits disponibles obtenus dans la recherche des champs et devraient être lus avec la conscience que nous sommes maintenant entrés un monde de symbolisme pur :

    "... Le candidat ... se heurta à un homme nu manœuvrant un soufflet. Sur le feu était un chaudron "aussi grand que la moitié de la Terre." L'homme nu l'a vu et l'a attrapé avec une énorme paire de pinces. Le novice eut le temps de penser," je suis mort! "L'homme coupa sa tête, coupa son corps en petits morceaux et mit tout dans le chaudron. Là il a fait bouillir son corps pendant trois ans.

    Il y avait aussi trois enclumes et l'homme nu a forgé la tête du candidat sur la troisième, qui était celle sur laquelle les meilleurs chamans ont été forgés....

    Le forgeron a alors pêché les os du candidat d'une rivière dans laquelle ils flottaient, les a réunis et les a couverts avec de la chair de nouveau....

    Il a forgé sa tête et lui a appris comment lire les lettres qui sont à l'intérieur. Il a changé ses yeux; et c'est pourquoi, quand il shamanise, il ne voit pas par ses yeux physiques, mais par ses yeux mystiques. Il a percé ses oreilles, le faisant capable de comprendre le langage des plantes.

    … Le chaman Tungus Ivan Cholko déclare qu'un futur chaman doit tomber malade et avoir son corps coupé en morceaux et son sang bu par les mauvais esprits. Ceux-ci jettent sa tête dans un chaudron où il est fondu avec certaines pièces de métal qui formeront plus tard la partie de son costume rituel.

    ... Avant de devenir un chaman, le candidat doit être malade pendant une longue période de temps; les âmes de ses ancêtres chaman l'entourent alors, le torturent, le frappent, coupent son corps avec des couteaux, etc... Pendant cette opération les restes du futur chaman restent inanimés; son visage et ses mains sont bleus, son cœur bat à peine .

    ... Une femme Teleut est devenue une shamanesse après avoir eu une vision dans laquelle des hommes inconnus coupèrent son corps en morceaux et la firent cuire dans un pot. Selon les traditions des chamans de l'Altaï, les esprits de leurs ancêtres mangent leur chair, boivent leur sang, ouvrent leurs ventres, etc...

    ... En Amérique du Sud, comme en Australie ou en Sibérie, tant la vocation spontanée que la recherche de l'initiation impliquent soit une maladie mystérieuse, soit un rituel plus ou moins symbolique de mort mystique, parfois suggérée par un démembrement du corps et un renouvellement des organes.

    ... Ils ouvrent sa tête, enlèvent son cerveau, le lavent et le reconstituent, lui donnent un esprit clair pour pénétrer dans les mystères des mauvais esprits et les complexités de la maladie; ils insèrent de la poudre d'or dans ses yeux pour lui donner une intensité et une force de vue assez puissante pour voir l'âme partout où elle peut avoir erré; ils plantent des crochets barbelés au bout de ses doigts pour lui permettre de saisir l'âme et la tenir fermement; et finalement ils percent son cœur avec une flèche pour le rendre sensible et plein de sympathie avec le malade et la souffrance.

    ... Si la raison présumée du renouvellement des organes (conférant meilleure vue, le fait d'être sensible, etc…) est authentique, elle indique que la signification originale du rite a été oubliée.

    ... Alors le maître obtient "l'éclairage" ou "l'éclaircissement" du disciple, car [cela] consiste en une lumière mystérieuse que le chaman sent soudainement dans son corps, à l'intérieur de sa tête, dans le cerveau, un projecteur inexplicable, un feu lumineux, qui lui permet de voir dans l'obscurité, tant littéralement que métaphoriquement parlant, car il peut maintenant, même les yeux fermés, voir dans l'obscurité et percevoir des choses et des événements à venir qui sont cachés des autres...

    Le candidat obtient cette lumière mystique après de longues heures d'attente, assis sur un banc dans sa hutte... Quand il l'éprouve pour la première fois "c'est comme si la maison dans laquelle il se trouve s'élève soudainement; il voit loin de lui-même, à travers les montagnes, exactement comme si la Terre était une grande plaine et que ses yeux pouvaient atteindre le bout de la Terre. Rien n'est caché de lui plus longtemps; il peut non seulement voir des choses loin, bien loin, mais il peut aussi découvrir des âmes, des âmes volées, qui soit sont gardées cachées dans des pays lointains, étranges, soit ont été emmenées au Pays des Morts.

    ... L'expérience de la lumière intérieure qui détermine la carrière du chaman Iglulik est familière à un certain nombre de mysticismes supérieurs. Dans les Upanishads, la "lumière intérieure" définit l'essence de l'atman. Dans des techniques yogis, particulièrement celles des écoles Bouddhistes, la lumière de couleurs différentes indique le succès de méditations particulières. De même le Livre Tibétain des Morts accorde une grande importance à la lumière dans laquelle, il semble, l'âme de l'homme mourant est baignée pendant ses convulsions mortelles et immédiatement après la mort; le destin d'un homme après la mort (délivrance ou réincarnation) dépend de la fermeté avec laquelle il choisit la lumière immaculée.

    ... Les éléments essentiels de cette vision mystique sont l'être privé de chair.... Dans tous ces cas la réduction au squelette indique un passage au-delà de la condition humaine profane et, de là, une délivrance d'elle.

    ... L'os représente la source même de la vie. Se réduire à la condition squelettique est équivalent à rentrer dans l'utérus pour un renouvellement complet, une renaissance mystique.... C'est une expression de la volonté pour dépasser la condition profane, individuelle et atteindre une perspective transtemporelle.

    ... Le mythe du renouvellement par le feu, la cuisson, ou le démembrement a continué à hanter les hommes même à l'extérieur de l'horizon spirituel du shamanisme....

    Le mythe du rajeunissement par le démembrement et la cuisson est passé dans le folklore Sibérien, d'Asie Centrale et européenne, le rôle du forgeron étant joué par Jésus ou d'autres saints. [Eliade, Shamanism, 1964]

    Le lecteur peut maintenant avoir une meilleure idée de ce que les images étranges de travail qui sont faites sur la tête de l'initié, y compris le martelage de la tête sur une enclume, doit vouloir dire : l'Initiation Shamanique, la Transmutation Alchimique via les Techniques d'Extase. Nous comprenons maintenant mieux ce que Fulcanelli essayait de nous dire :

    La plus forte impression de notre prime jeunesse, - nous avions sept ans, - celle dont nous gardons encore un souvenir vivace, fut l'émotion que provoqua, en notre âme d'enfant, la vue d'une cathédrale gothique. Nous en fûmes, sur-le-champ, transporté, extasié, frappé d'admiration, incapable de nous arracher à l'attrait du merveilleux, à la magie du splendide, de l'immense, du vertigineux que dégageait cette œuvre plus divine qu'humaine.

    Ces mêmes idées de mort et de renaissance sont bien représentées dans la littérature Alchimique comme les processus divers de la "transmutation chimique." Comme nous avons déjà cité :

    Pour respecter le principe d'hermétisme adopté par la Tradition, nous devons comprendre que les enseignements ésotériques sont donnés sous forme sibylline.

    St. Isaac le Syrien fait remarquer ceci : Les Saintes Ecritures disent beaucoup de choses en utilisant des mots dans un sens différent de leur signification originale. Parfois des attributs physiques sont appliqués à l'âme et à contrario, les attributs de l'âme sont appliqués au corps. Les Saintes Ecritures ne font pas de distinction ici. Cependant, les hommes éclairés comprennent.

    Nous avons aussi maintenant une meilleure compréhension de l'image antique du crâne et des os en croix qui sont exposés en évidence dans la Cathédrale d'Auch.

    Il y a des années, j'ai lu l'histoire promue dans le livre Holy Blood, Holy Grail (L'Enigme Sacrée), disant que Jésus avait une femme et qu'elle était Marie Madeleine. J'ai immédiatement consulté des amis en France qui vivent à Marseille sur cette légende "bien connue" prétendue. Ce que j'ai appris est que oui, on a dit que Marie Madeleine est venue en France accompagnée par d'autres individus. Elle a été étroitement associée à St. Maximin, mais jamais, jusqu'au tas de livres après Holy Blood, Holy Grail, on n'a pensé qu'elle avait été la femme de Jésus.

    Clairement, en 1548 et beaucoup, beaucoup plus tôt, on savait que Jésus avait une épouse comme il est dépeint dans les statues de la Cathédrale d'Auch, mais ce n'était pas Marie Madeleine. Nous ne pouvons même pas être certains que la description d'une "épouse" signifie ceci littéralement, qu'il ne nous indique pas un processus plutôt qu'un état réel de mariage physique.

    Ainsi, la question est : qui était la femme de Jésus et est-ce que la description suggère une "épouse" physique, ou décrit-elle un processus initiatique?

    Je traiterai de cette question dans un volume futur, mais pour le moment, laissez-moi partager d'autres indices avec le lecteur.

    Nous en venons maintenant au lien intrigant entre Marguerite de Navarre et Leonardo da Vinci qui décéda en 1519 tandis qu'il était un invité de Marguerite et de son frère François. Un ambassadeur vénitien du temps a loué Marguerite comme "connaissant tous les secrets de l'art diplomatique," et donc, une personne que l'on doit traiter avec déférence et circonspection. Nous voyons ici un indice précis, car Fulcanelli se référait constamment à la Langue Verte comme "La Langue de la Diplomatie."

    En 1508, la carrière de Leonardo arrivait à sa fin bien qu'il y eût encore dix ans avant sa mort. Seuls deux tableaux ont survécu de cette période: la Vierge à l'Enfant du Louvre avec Ste Anne et St Jean.

    Leonardo avait fait de Milan, gouvernée par les Français, son foyer pour quelque temps. En 1512, une alliance de Suisses, Espagnols, Vénitiens et forces papales chassa les Français de Milan qui fut une question mineure de l'histoire de France, mais un désastre majeur pour Leonardo. Il avait environ 60 ans et avait été traité par les Français avec compréhension et compassion. Maintenant, il se trouvait soudain sans mécénat ni revenu, proche de la pauvreté totale. Sa célébrité avait pâli et, bien que les nouveaux dirigeants de Milan ne soient pas ouvertement hostiles envers lui, on ne lui accordait  certainement pas honneur et confort.

    En février 1513, le Pape Jules II mourut et fut remplacé par Léon X – rendu fameux en disant "Il nous a bien servi, ce mythe du Christ" – un Médicis. Les Médicis ne s'étaient jamais montrés favorables envers Leonardo, mais il décida apparemment de se mettre à leur merci puisqu'ils étaient, après tout, mécènes des arts.

    En septembre 1513, Leonardo vieillissant partit à Rome. On persuada le Pape Léon X de donner une petite commission à Leonardo – sujet inconnu – mais le résultat fut un désastre. Quand Leonardo commença le projet en composant un vernis de préservation spécial, le Pape leva les bras en disant "Cet homme n'accomplira jamais rien! Il pense à la fin avant de commencer!" Les carnets de Leonardo mentionnent, vers cette époque: "Nous ne devrions pas désirer l'impossible." Et "Dites-moi si quelque chose a jamais été fait…"

    Sans surprise, Leonardo tomba malade. La nature de sa maladie n'est pas connue, mais on pense à partir d'autres indices qu'il souffrait d'une attaque légère affectant son côté droit. (Il était gaucher, heureusement.) L'auto-portrait de Leonardo fut fait apparemment durant cette époque. Sa dernière peinture fut terminée à Rome, connue pour avoir été faite sans commission, mais attribuable à une compulsion intérieure. Elle est au Louvre: St Jean.

    Malade et oublié à Rome, les Français n'oubliaient pas Leonardo. François 1er, frère de Marguerite de Navarre, offrit à Leonardo un manoir en France, près du château royal d'Amboise, et tous les fonds qu'il pourrait demander pour ses besoins, ses désirs, et tout projet qu'il voudrait entreprendre de lui-même. François désirait seulement le plaisir de la compagnie de Leonardo.

    Leonardo partit pour la France en emmenant ses notes, ses dessins, ses deux dernières peintures: Le St Jean, La Vierge à l'Enfant avec Ste Anne, et un portrait décrit comme "une certaine Dame Florentine."

    Quand Leonardo arriva au château royal d'Amboise, on lui donna le titre: "Premier peintre et ingénieur et architecte du Roy" pas pour quelque chose attendue de lui, mais pour ce qu'il avait déjà fait. François allait toujours voir Leonardo, considérant qu'il était plus aisé à un roi vigoureux de 22 ans de rendre visite à un artiste vieillissant que vice-versa.

    Leonardo a dû faire une grande impression sur François parce que, 24 ans plus tard, Benvenuto Cellini, alors au service de la France aussi, écrivit:

    Le Roi François étant violemment épris de ses grands talents a pris un si grand plaisir en l'écoutant discourir qu'il y avait peu de jours dans l'année où il était séparé de lui… Il disait qu'il ne croyait pas qu'il n'y ait jamais eu un autre homme dans le monde qui eut connu autant que Leonardo, et cela ne concernait pas seulement la sculpture, la peinture et l'architecture, mais parce qu'il était un grand philosophe.

    Ce fut en 1517, quand Leonardo était à Amboise, que Martin Luther cloua ses 95 thèses sur la porte de l'église de Wittenberg. La plupart de ses activités en France sont inconnues. Il mourut le 2 mai 1519.

    Vasari, le biographe de Leonardo, jeta un rideau de fumée autour des croyances religieuses (ou leur absence) de Leonardo. Dans la première édition de ses "Vies des Peintres," publiée en 1550, il écrivit que "Leonardo était d'un état d'esprit tellement hérétique qu'il n'adhérait à aucune sorte de religion, croyant qu'il est peut-être mieux d'être un philosophe qu'un Chrétien." Dans la seconde édition (1568), il omit la phrase, écrivant à la place: "Il désirait s'occuper avec les vérités de la foi catholique et de la sainte religion chrétienne. Puis, s'étant confessé et ayant montré pénitence avec beaucoup de lamentation, il prit dévotement le Sacrement."

    Leonardo a écrit lui-même à propos des funérailles chrétiennes: "Des morts qui doivent être enterrés: Les gens simples porteront un grand nombre de lumières pour illuminer les voyages de tous ceux qui ont perdu totalement le pouvoir de la lumière. Ô démence humaine! Ô folie de l'humanité!"

    Mais il semble que Leonardo n'était pas non plus un athée. Le nom du Créateur apparaît assez souvent dans ses écrits et indique qu'il avait une conception extraordinaire d'une puissance divine. Certainement, s'il avait désiré être explicite en mots là-dessus, il en était tout à fait capable. Mais il n'expliquait pas – sauf peut-être, dans son art. Avant sa mort, il écrivit:

    "Voyez: on espère et on désire retourner dans sa patrie et ses origines – c'est comme des mites essayant d'atteindre la lumière. Et l'homme qui attend avec impatience et curiosité joviale le nouveau printemps, et le nouvel été, et toujours de nouveaux mois et de nouvelles années – et même si le temps qu'il désire vient toujours, il lui semblera toujours être trop tardif – il ne remarque pas que son désir porte avec lui les germes de sa propre mort.

    "Mais ce désir est la quintessence, l'esprit des éléments, qui au travers de l'âme est enfermée dans le corps humain et qui désire ardemment retourner à sa source. Vous devez savoir que ce désir ardent est la quintessence de la vie, la servante de la Nature, et que l'Homme est un modèle du monde."

    Quand il vieillit, La vision sombre de l'humanité de Leonardo et son pessimisme général s'accrut. On rapporta qu'il s'emportait, empreint généreusement de phrases scatologiques comme la diatribe à propos de l'homme décrit par Jonathan Swift: "Les hommes qui ne peuvent s'appeler rien de plus qu'un passage pour la nourriture, producteurs d'excréments, remplisseurs de toilettes, car pour eux rien d'autre n'apparaît dans le monde, ni aucune vertu n'est en eux, car rien ne reste d'eux à part des toilettes remplies."

    François 1er avait un tel respect pour Leonardo qu'il ne réclamait rien du tout de lui – il voulait juste être capable de lui rendre visite aussi souvent que possible et parler avec le Maître. Ce fut en France, une "terre étrangère," que Leonardo donna son dernier coup de trompette dans une série apocalyptique de dessins appelée "Le Déluge" dont il prédisait qu'un jour il inonderait la terre et terminerait le monde de l'Homme.

    Ces dessins, presque abstraits dans leur abandon des styles artistiques traditionnels, étaient de manière évidente des exercices vivants de son imagination. Sa connaissance scientifique est appliquée ici avec un effet dévastateur, montrant comment les moyens de l'homme sont chétifs quand ils sont opposés à la nature.

    "Ah, quels tumultes affreux entend-on résonner dans l'air lugubre!" écrivait-il dans le commentaire de ces dessins; "Ah moi, combien de lamentations!"

    Ses descriptions du déluge étaient terrifiantes:

    "Que l'air sombre et lugubre soit vu battu par la ruée de vents contraires couronnés de pluie perpétuelle mêlée de grêle… De tous côtés que l'on voit les vieux arbres déracinés et réduits en pièces par la furie des vents… Et que les fragments de certaines des montagnes soient effondrés dans les profondeurs d'une des vallées, et forment une barrière aux eaux débordantes de ses rivières, qui, ayant déjà rompu la digue, se ruent avec des vagues immenses…"

     

     

    C'était le Jugement Dernier du Monde de Leonardo, son dernier message à l'humanité. Etrange que ce soit le message de la cathédrale d'Auch, le message de Fulcanelli, Kardec, Nostradamus, etc… Et étrange qu'ils soient tous reliés ensemble via leurs connexions à Marguerite de Navarre –

    Rappelez-vous que la scène de la mise au tombeau du Christ dans la Cathédrale d'Auch fut inspirée par Marguerite d'Autriche, qui se maria dans la famille qui était en possession du Suaire de Turin. Le mari de Marguerite d'Autriche, Philibert de Savoie était un cousin d'un des évêques qui fut impliqué dans la commande du travail de la cathédrale, François de Savoie, et que Marguerite de Navarre, la seconde cousine de Marguerite d'Autriche, était associée étroitement avec la Cathédrale d'Auch.

    Souvenez-vous : Marguerite de Navarre nous ramène directement à Fulcanelli via François Rabelais dont la série, Le Tiers Livre des faicts et dicts héroïques du bon Pantagruel (1546) lui était dédiée.

    Ce fut après la mort de Leonardo que Marguerite devint impliquée dans le mouvement pour la réforme de l'Eglise, rencontrant et correspondant avec les réformateurs en chef de la période. En 1527, apparemment selon son choix propre, (rare à cette époque) Marguerite se maria avec Henri d'Albret, Roi de Navarre (bien que la plupart de son royaume fût dans les mains des Espagnols). Henri d'Albret était le fils de Catherine de Foix, qui descendait d'une célèbre famille Cathare.

    Souvenez-vous aussi qu'un autre des associés et correspondants de Marguerite était Jules César Scaliger qui était un ami et un associé proche de Nostradamus, que Nostradamus, comme mentionné, naquit à Alet-les-Bains, en pays de Foix, et que Nostradamus a été aussi à l'école avec Rabelais.

    Souvenez-vous: C'était vers 1531, Marguerite autorisa la publication d'un poème qu'elle avait écrit, Miroir de l'âme pécheresse. Marguerite donna un exemplaire du Miroir à une de ses dames d'atours, Anne Boleyn, et il fut traduit plus tard en anglais par la fille d'Anne âgée de 12 ans, Elizabeth 1ère. Souvenez-vous aussi que Anne Boleyn avait été précédemment la dame d'atours de Marguerite d'Autriche avant d'aller servir Marguerite de Navarre.

    Les connexions sont bien trop nombreuses pour les ignorer, trop nombreuses pour envisager une "coïncidence," à mon avis. Et c'est ainsi que je crois que c'est dans le bref contexte que j'aie été capable de présenter ici (expliqué plus complètement dans Secret History of the World), que nous pouvons aboutir vraiment à quelque compréhension du VRAI "Da Vinci Code."

    Après sa mort, Leonardo laissa ses carnets et ses manuscrits à son compagnon, Francesco Melzi. Il les rapporta tous chez lui près de Milan où il garda cela "comme s'ils étaient des reliques religieuses." Jusqu'à la mort de Melzi, ils étaient dans des mains sûres. A sa mort, il les laissa à son fils, un avocat, étant confiant qu'il les honorerait aussi bien. Apparemment pas. La dispersion commença et les manuscrits et les feuilles volantes furent vendus, volés, donnés, et éparpillés sur la moitié de la planète. Dans les années plus récentes, des tentatives ont été faites pour assembler au moins des fac-similés, mais personne ne sait combien il a été perdu. A la fin du 19ème siècle, un grand nombre de pages en possession de la Couronne Britannique disparut en quelque sorte et on devine qu'elles furent cachées, pas détruites. On doit se demander, évidemment, pourquoi?

    En tout cas, comme mentionné, il y a des portions de ses carnets qui ont été rassemblées et une étude minutieuse de ses écrits disponibles nous donne beaucoup d'indices sur ce dont il désirait "parler" à propos de son art. Par exemple:

    L'esprit du peintre doit ressembler à un miroir, qui prend toujours la couleur de l'objet qu'il reflète et est complètement occupé par les images d'autant d'objets qui sont en face de lui. Vous devez donc savoir, Oh Peintre! que vous ne pouvez pas être un bon si vous n'êtes pas le maître universel pour représenter par votre art chaque forme produite par la nature. Et vous ne saurez pas comment faire cela si vous ne les voyez pas, et ne les retenez pas dans votre esprit.

    Nous savons très bien que des erreurs sont mieux reconnues dans les œuvres des autres que dans les nôtres; et que souvent, en réprouvant les petites fautes chez les autres, vous pouvez ignorer les grandes en vous-même. Pour éviter une telle ignorance, tout d'abord, devenez un maître en perspective, puis acquérez une connaissance parfaite des proportions des hommes et des autres animaux, et aussi, étudiez la bonne architecture qui jusqu'à présent concerne les formes des bâtiments et d'autres objets qui sont sur la surface de la Terre; ces formes sont infinies et mieux vous les connaîtrez, plus votre œuvre sera admirable.

    La pratique universelle que les peintres adoptent sur les murs des chapelles est à condamner grandement et raisonnablement. Attendu qu'ils représentent un sujet historique à un niveau avec un paysage et des bâtiments, et montent ensuite d'un cran et en peignent un autre, en variant le point [de vue], et ensuite un troisième et un quatrième, de telle manière que sur un mur il y a 4 points de vue, ce qui est folie suprême chez de tels peintres. Nous savons que le point de vue est opposé à l'œil du spectateur de la scène; et si vous m'aviez vu dire comment représenter la vie d'un saint divisée en plusieurs images sur un seul et même mur, je répondrais que vous devez placer l'avant-plan avec son point de vue au même niveau que l'œil du spectateur de la scène, et sur ce plan représenter largement la partie la plus importante de l'histoire et ensuite, en diminuant par degrés les figures, et les bâtiments sur diverses collines et espaces ouverts, et peut représenter tous les événements de l'histoire. Et sur le reste du mur jusqu'au sommet, mettre des arbres, grands comparés aux figures, ou des anges s'ils sont appropriés à l'histoire, ou des oiseaux ou des nuages ou des objets similaires; autrement ne vous énervez pas avec ça car votre œuvre sera mauvaise.

    Quand vous avez bien appris la perspective et avez par cœur les parties et les formes des objets, vous devez prendre soin, et constamment, comme vous avancez, observez, notez et considérez les circonstances et le comportement des hommes qui parlent, se querellent ou rient ou se battent ensemble: l'action des hommes eux-mêmes et les actions des spectateurs, qui les séparent ou qui regardent.

    Quand vous composez une image historique, prenez deux points, l'un le point de vue, et l'autre la source de lumière; et rendez ceci aussi distant que possible.

    Des images historiques ne doivent pas être entassées et confuses avec trop de figures.

    De la composition des images historiques. De ne pas considérer les membres dans les figures dans les images historiques; comme le font beaucoup qui, dans le désir de représenter le tout d'une figure, souillent leurs compositions.  Et quand vous placez une figure derrière une autre, prenez soin de dessiner le tout afin que les membres qui viennent devant les figures plus proches puissent se distinguer dans leur taille et leur place naturelles.

    La figure la plus admirable est celle qui, par ses actions, exprime le mieux la passion qui l'anime.

    Vous devez montrer un homme désespéré avec un couteau, ayant déjà déchiré ses vêtements, et avec une main en train d'ouvrir la blessure…

    Une image ou une représentation des figures humaines, doit être faite de manière telle que le spectateur puisse aisément reconnaître, au moyen de leurs attitudes, le but dans leurs esprits. Ainsi, si vous devez représenter un homme de noble caractère dans l'acte de parler, laissez ses gestes comme s'ils accompagnaient de bons mots; et, de la même manière, si vous désirez dépeindre un homme de nature brutale, donnez-lui des mouvements féroces; comme avec ses bras se projetant vers l'auditeur, et sa tête et sa poitrine avancées au-delà de ses pieds, comme s'ils suivaient les mains du locuteur.

    Ainsi c'est avec une personne sourde-muette qui, quand elle voit deux hommes en conversation – bien qu'elle soit dépourvue d'audition – peut néanmoins comprendre à partir des attitudes et des gestes des locuteurs, la nature de leur discussion.

    Quand vous souhaitez représenter un homme parlant à de nombreuses personnes, considérez la question qu'il a à traiter et adaptez son action au sujet. Ainsi, s'il parle avec persuasion, que son action soit appropriée à cela. Si la question en cours est d'avancer un argument, que le locuteur, avec les doigts de la main droite tienne un doigt de la main gauche, ayant les deux plus petits fermés; et son visage alerte, et tourné vers les gens avec la bouche un peu ouverte, pour paraître comme s'il parlait. Et s'il est assis, qu'il apparaisse comme sur le point de se lever, avec la tête en avant. Si vous le représentez debout, faites le pencher légèrement en avant avec la tête vers les gens. Ceux-ci, vous devez les représenter comme silencieux et attentifs, regardant tous le visage de l'orateur avec des gestes d'admiration; et rendez certains des hommes âgés étonnés aux choses qu'ils entendent, avec les coins de leur bouche tirés vers le bas et rentrés, leurs joues pleines de rides, et leurs sourcils levés…

    Les mouvements des hommes doivent être tels que le suggère leur dignité ou leur bassesse.

    Que votre œuvre réalise votre dessein et votre signification. C'est-à-dire quand vous dessinez une figure, considérez bien qui elle est et ce que vous désirez qu'elle fasse.

    Les membres qui sont utilisés pour le labeur doivent être musclés et ceux qui ne sont pas beaucoup utilisés faits sans muscles et doucement arrondis. Représentez vos figures en une action telle qui puisse être adaptée à exprimer quel but est dans l'esprit de chacun; autrement votre art ne sera pas admirable.

    La gloire devrait être dépeinte comme couverte entièrement de langues au lieu de plumes, et dans la figure d'un oiseau.

    Le Plaisir et la Peine sont représentés comme des jumeaux, car il n'y en a pas l'un sans l'autre; et comme s'ils étaient unis dos à dos, puisqu'ils sont opposés l'un à l'autre.

    Ceci représente le Plaisir avec la Peine, et les montre comme des jumeaux parce qu'un n'est jamais séparé de l'autre. Ils sont dos à dos parce qu'ils sont opposés l'un à l'autre; et ils existent comme contraires dans le même corps, parce qu'ils ont la même base, dans la mesure où l'origine du plaisir est labeur et peine, et les diverses formes de plaisir mauvais sont l'origine de la peine. En conséquence, c'est représenté ici avec un roseau dans sa main droite qui est inutile et sans force, et les blessures qu'elle inflige sont empoisonnées. En Toscane ils sont mis pour soutenir les lits, pour signifier que c'est ici que les rêves vains arrivent, et qu'une grande partie de la vie est consumée ici. C'est ici que beaucoup de temps précieux est gaspillé, c'est-à-dire, au matin, quand l'esprit est tranquille et reposé, et que le corps est prêt à commencer de nouveaux labeurs; là encore, beaucoup de vains plaisirs sont pris; à la fois par l'esprit en imaginant des choses impossibles, et par le corps en prenant ces plaisirs qui sont souvent la cause de l'échec de la vie. Et pour ces raisons, le roseau est tenu comme leur support. Les pensées mauvaises sont l'Envie ou l'Ingratitude.

    L'envie doit être représentée avec un mouvement dédaigneux de la main vers les cieux, parce que si elle le pouvait, elle utiliserait sa force contre Dieu; faites-là avec son visage couvert d'un masque de bonne apparence; montrez-là comme blessée dans l'œil par une branche de palmier et par une branche d'olivier, et blessée dans l'oreille par le laurier et la myrte, pour signifier que la victoire et la vérité lui sont odieuses.

    [Citations de Leonardo de: "The Notebooks of Leonardo Da Vinci" (Les carnets de Leonardo Da Vinci) compilés et édités des manuscrits originaux par Jean-Paul Richter, Dover Edition, 1970, publié en 1883 par Sampson Low, Marston, Searle & Rivington sous le titre "The Literary Works of Leonardo da Vinci". Dover Publications, New York]

     

    St. Jean. Louvre. Dit être l'œuvre la plus inquiétante de Leonardo. Leonardo a transformé Jean, le précurseur prétendu du Christ, d'un ascète décharné en ce qu'on pourrait dire être presqu'un hermaphrodite avec une chair douce, féminine, regardant hors de la peinture avec un regard qui n'est pas la renonciation, mais un mystère rusé et une invitation rusée avec le doigt pointant vers le ciel.

    Des carnets de Leonardo:

    "Les membres qui sont utilisés pour le labeur doivent être musclés et ceux qui ne sont pas beaucoup utilisés faits sans muscles et doucement arrondis. Représentez vos figures en une action telle qui puisse être adaptée à exprimer quel but est dans l'esprit de chacun; autrement votre art ne sera pas admirable.

    "En conséquence, c'est représenté ici avec un roseau dans sa main droite qui est inutile et sans force, et les blessures qu'elle inflige sont empoisonnées. […] Et pour ces raisons, le roseau est tenu comme leur support. Les pensées mauvaises sont l'Envie ou l'Ingratitude.

    L'envie doit être représentée avec un mouvement dédaigneux de la main vers les cieux, parce que si elle le pouvait, elle utiliserait sa force contre Dieu…

    Qu'essayait de nous dire exactement Leonardo à propos de St Jean?

     

    Il est ainsi fortement suggéré que, dans chaque peinture qu'il a jamais exécuté, Leonardo da Vinci transmettait des messages. Non seulement ça, les messages étaient en quelque sorte codifiés. Nous pouvons extraire des principes généraux de ses écrits et les utiliser en examinant ses œuvres.

    Comme le temps passait après la mort de Leonardo, les critiques commencèrent à apparaître déclamant à voix haute que, "après tout, Leonardo n'était qu'un homme et ses peintures, comme celles d'autres artistes, consistaient simplement en des couleurs appliquées sur une surface. C'était l'opinion générale de John Ruskin paraphrasée, et il précisa bien qu'il pensait que le Maître était grandement surestimé. Renoir a dit: "Leonardo da Vinci m'ennuie."

    Les attaques les plus spectaculaires contre l'image de Leonardo arrivèrent via Sigmund Freud. En travaillant avec ce qu'il pensait par erreur être des faits historiques, il produisit un essai "Leonardo da Vinci, and a Memory of His Childhood." (Leonardo da Vinci et une Mémoire de son Enfance) Il suggérait que Leonardo, manquant de père dans les premières années de sa vie, avait des relations érotiques anormales avec sa mère et plus tard, quand son père le prit dans sa maison, que sa belle-mère était "trop affectionnée", peut-être même érotiquement.

    La plus grosse gaffe de Freud, cependant, fut l'emphase qu'il plaça sur un rêve de fantasme de l'enfance enregistré par l'artiste lui-même d'un grand oiseau descendant sur son épaule. Freud accoupla ceci avec une remarque faite par Leonardo, à savoir: "L'acte de procréation et tout ce qui a une relation avec est si dégoûtant que les êtres humains mourraient bientôt s'il n'y avait de jolis visages et des dispositions sensuelles," et concluait que Leonardo état un homosexuel latent. Cette calomnie a plutôt bien adhéré, bien qu'il n'y ait absolument AUCUNE preuve que ce soit vrai.

    Freud plaçait sa certitude sur un ouvrage largement de fiction de Dimitri Merejkowski, "The Romance of Leonardo da Vinci," qui incluait le passage où Leonardo rencontre l'oiseau. Malheureusement, le mot avait été transformé en "vautour" ce qui envoya Freud dans des ravissements de psychanalyse sans humour basés sur la mythologie égyptienne antique et les croyances religio-sexuelles concernant la déesse Mut à tête de vautour. Freud déclama solennellement: "Nous pouvons nous demander si la similarité sonore de notre mot "mère" (NdT: Mutter en allemand) n'est que coïncidence?"

    Le mot réel que Leonardo utilisa en décrivant son rêve/fantasme était "milan," un oiseau de la famille des faucons, commun en Europe. En bref, la dissertation de Freud sur Leonardo était hors de propos. Mais ensuite, à mon avis, Freud lui-même est hors de propos.

    Néanmoins, le mot "milan" (NdT 7) attira mon attention. Voici pourquoi:

    20 juin 1998

    Q: … Bien, laissez-moi demander ceci, ces types qui ont recherché l'affaire de la Lignée Sacrée ont en quelque sorte concentré toute l'attention sur une lignée particulière, soi-disant la lignée de Jésus passant par les rois Mérovingiens… Ce type, Pierre Plantard, semble avoir créé plus ou moins une généalogie avec ses propres validations… tel que décrivant x en termes de y et y en termes de x. Maintenant, est-ce que Pierre Plantard est un porteur réel de la lignée qui nous concerne?

    R: Partiellement.

    Q: Ensuite, cela me fait penser que la chose significative que nous recherchons est une convergence des lignées… Ces lignées sont symbolisées par les figures de dieux, les enfants de Odin, et ce que nous cherchons est un endroit où ces lignées convergent?

    R: Oui.

    Q: Bien, quelles caractéristiques un individu pourrait avoir, qui soient un produit de cette convergence?

    R: Peau claire et ride au menton.

    Q: Bien, Ark et F*** ont tous les deux une ride au menton, mais C** et moi ne l'avons pas! Cela signifie-t-il…

    R: Nous ne disons pas que tous ceux avec ces caractéristiques sont de la lignée!

    Q: Donc, vous pouvez être de la lignée et paraître tout à fait différent?

    R: Oui.

    Q: Combien de personnes sur la planète contiennent ces lignées 'convergentes'?

    R: 7367. Des cerf-volants (NdT 7) étaient utilisés pour la communication entre les membres de la lignée.

    Q: Cerf-volants?! Qu'est-ce que les cerf-volants ont à voir avec ça? Que diable… les gars, vous me rendez DINGUE! Voulez-vous dire cerf-volants en papier et ficelle ou les milans en tant qu'oiseaux?

    R: Oui, papier, bois et ficelle.

    Q: … ( C) Cela implique que de telles personnes savent qu'ils sont de la lignée et restent en contact les uns avec les autres? (L) Ou, est-ce quelque chose pour l'avenir quand ceux de la lignée s'éveilleront?

    R: Oui. [à la] Dernière.

    Q: Donc, nous avons besoin de faire voler un cerf-volant… (C) Avec une forme et un symbole particulier…

    R: Rechercher les cerfs-volants.

    Q: (C) Les Japonais font voler des cerfs-volants… et il y a un tas de gens qui mettent des bannières à l'extérieur de leur maison tout le temps…

    R: Vous voulez des révélations? Préparez-vous à la Chasse au "Trésor".

    R: Merci beaucoup!

    R: Ces quêtes vous regonflent, Laura!

    Q: Oui, c'est vrai. Quand je commence à trouver des choses qui se connectent, c'est comme avoir de petites explosions d'énergie dans le cerveau… (A) Bien, je ne comprends pas ces cerfs-volants. Ils ne volent pas par eux-mêmes, ils sont au bout d'une ficelle. Vous ne pouvez les voir à grande distance… juste à quelques miles… Quel est le point de communiquer de cette manière avec quelqu'un qui n'est qu'à quelques miles de vous?

    R: Les cerfs-volants peuvent être lâchés, ou laissés derrière aussi!

    Q: (A) Quand vous lâchez un cerf-volant, il tombe! Bien, peut-être devons-nous attendre et voir où va cet indice avant que nous nous bloquions sur les aspects techniques. Peut-être est-ce juste une sorte de marqueur… Nous ne savons pas si cela sera relié à un vrai cerf-volant, ou une référence à un cerf-volant, un dessin d'un cerf-volant… une gravure… quelque chose apparaîtra qui se connectera, je suis sûr. C'est toujours le cas.

    Evidemment, ce fut le cas. Voyez: Inventions sur le Vol de Leonardo da Vinci qui incluent des portions de son Le Milan et le Traité sur le Vol des Oiseaux où il écrivait:

    "Cet écrit, distinctement à propos du milan, semble être ma destinée, parce que parmi les premiers souvenirs de mon enfance, il me sembla que, quand j'étais dans mon berceau, un milan a volé jusqu'à moi et m'a ouvert la bouche de sa queue, et l'a plusieurs fois battue de-ci de-là entre mes lèvres." (Codex Atlanticus)

    Le milan est un oiseau avec une grande envergure, qui utilise les courants d'air pour rester en l'air en planant. Il a étudié le milan et d'autres oiseaux, en essayant d'apprendre comment ils volaient afin qu'il puisse imiter la nature avec succès. On connaît peu de choses à propos de la vie privée de da Vinci, parce qu'il n'écrivait pas habituellement à propos de cela dans son journal. Cependant, c'est une exception intéressante, parce que nous voyons que Leonardo écrivit que c'était sa destinée d'écrire sur le milan et de l'étudier, et aussi signifie qu'il pensait que c'était sa destinée de construire des machines volantes, et de permettre à l'homme de voler.

    Une fois que vous avez goûté au vol, vous marcherez pour toujours sur la Terre avec les yeux tournés vers le ciel, car vous avez été là, et vous aurez la nostalgie d'y retourner [Leonardo]

    Maintenant que nous avons assemblé tant d'indices intéressants, allons dans une direction légèrement différente. En 1483, Leonardo da Vinci peignit "La Vierge aux Rochers." (Titre complet: "La Vierge aux Rochers: (La Vierge à l'Enfant,  Saint Jean adorant l'Enfant Jésus accompagné par un Ange)"). Entre 1506 et 1508, il produisit la seconde version, ou "version de Londres," de la Vierge aux Rochers. On croit que la première fut faite pour remplir un contrat avec la Confraternité de l'Immaculée Conception Milanaise. Apparemment, ils ne l'aimaient pas et elle passa aux mains des Français. La Confraternité commanda une seconde version dans laquelle Ambrogio da Predis, devait avoir une part du travail. Des disputes et des procès entre lui et Leonardo et la Confraternité s'ensuivirent, et 25 ans passèrent avant que la Confraternité n'obtienne finalement la version qu'elle voulait.

    C'est en comparant les deux tableaux qu'on obtient le sentiment que la première version doit avoir transmis un message que la Confraternité voulait supprimer, et dans la seconde version, apparemment acceptable pour eux, Leonardo réussissait à délivrer néanmoins son message. Soit ça, soit il avait eu peu de rapport avec la seconde version.

    La Vierge aux Rochers, Première Version, Louvre, 1483

    Remarquez le doigt méprisant de l'Ange vers St Jean Baptiste

    La version du Louvre est généralement acceptée comme étant de Leonardo, mais il y a un doute permanent à propos de la version de la National Gallery.

    En tout cas, les changements de composition nous révèlent, apparemment, ce qu'objectait la Confraternité. Ils objectaient, de manière évidente, l'ange assis derrière l'enfant Jésus, pointant le doigt vers l'enfant Jean-Baptiste. Ils ont probablement demandé à ce que des halos soient ajoutés, mais je pense que Leonardo ajouta la "croix en roseaux" sur l'épaule de Jean de sa propre initiative.

    La Vierge aux Rochers, Seconde Version, 1506

    Notez le roseau dans la main droite de Jean-Baptiste.

    Les tableaux sont à peu près équivalents en taille, mais les figures dans la seconde version sont placées plus près du spectateur et faites "plus lourdes" et "plus idéalisées" comme si elles étaient en pierre. Les couleurs de la seconde version ont été atténuées au point de paraître comme si c'étaient des corps morts – une pâleur de cadavre semble souligner délibérément que le "message" du tableau est la "mort".

    Le détail dans le premier tableau qui a reçu le plus de commentaires est la main étrange, presque menaçante, de la Vierge dans la première version du tableau. Regardons les mains des deux versions côte à côte, en gardant à l'esprit tous les commentaires de Leonardo à propos de "raconter une histoire" avec ses tableaux, les gestes des mains, et ainsi de suite. Je ne pense pas que la main soit menaçante du tout, comme nous découvrirons bientôt.

     

     

     

     

    Maintenant, jetons un coup d'œil à une autre des œuvres de Da Vinci: La Cène…

    On dit que La Cène est le "gel d'un instant dans le temps," le moment où le Christ vient juste de dire les mots, "L'un de vous me trahira," et les disciples réagissent tous aux mots avec de magnifiques manifestations de poses et de gestes, "révélant les intentions de leurs âmes." Leonardo fit sans aucun doute beaucoup d'études avant de commencer à peindre, mais il ne nous en reste que deux aujourd'hui. L'un d'elles est dessinée hâtivement – même grossièrement – et montre TOUTES les figures, même si elles ne sont pas alignées sur une rangée derrière la table. Incapable de toutes les placer à la table à cause de la petite taille de la page où il dessinait, il en plaça quatre en bas. MAIS, son intention était claire parce qu'il plaça une épaule/bras répétée d'un des disciples à la gauche de la rangée supérieure. Dans l'esquisse, Leonardo se tenait au style iconographique standard, laissant Judas assis seul sur le côté de la table.

    En regardant l'étude de la Cène, nous réalisons que Leonardo commença avec les idées "standard", mais quelque part en chemin, il décida de faire quelque chose de remarquablement différent.

    Ce qui semble être le cas est que, au-delà de geler l'instant dans le temps, Leonardo prévoyait d'autres significations plus profondes comme nous pouvons le conjecturer de ses commentaires sur la peinture cités ci-dessus, comparés avec l'étude ci-dessus et le tableau final;

    Beaucoup d'individus ont fait beaucoup à propos du fait que ce tableau est supposé dépeindre Jésus en train de dîner avec son "épouse," Marie Madeleine à côté de lui. Je suis certainement d'accord que la figure à côté de Jésus est une femme de manière évidente – une femme qui manque dans l'étude préliminaire, à moins que ce ne soit celle qui n'est qu'évanouie, le visage vers le bas, à côté de Jésus, mais est-ce Marie Madeleine? Ou est-ce quelqu'un d'autre? Ou est-ce que l'indice pointe vers quelque chose d'autre?

    Mais avant que j'aille plus loin, laissez-moi suggérer, des propres mots de Leonardo, une signification possible des deux figures, apparaissant presque comme des jumelles, regardant quelque peu dans des directions opposées, cependant unies par la proximité de leurs bras drapés reposant côte à côte sur la table, formant le "M", qui peut nous emmener un cran plus profond:

    Le Plaisir et la Peine sont représentés comme des jumeaux, car il n'y en a pas l'un sans l'autre; et comme s'ils étaient unis dos à dos, puisqu'ils sont opposés l'un à l'autre. […] Ceci représente le Plaisir avec la Peine, et les montre comme des jumeaux parce qu'un n'est jamais séparé de l'autre. Ils sont dos à dos parce qu'ils sont opposés l'un à l'autre; et ils existent comme contraires dans le même corps…

    Leonardo avait aussi des formules pour les mains qui devaient "coller" à la nature du discours du sujet du tableau:

    Quand vous souhaitez représenter un homme parlant à de nombreuses personnes, considérez la question qu'il a à traiter et adaptez son action au sujet. Ainsi, s'il parle avec persuasion, que son action soit appropriée à cela. Si la question en cours est d'avancer un argument, que le locuteur, avec les doigts de la main droite tienne un doigt de la main gauche, ayant les deux plus petits fermés; et son visage alerte, et tourné vers les gens avec la bouche un peu ouverte, pour paraître comme s'il parlait.

    En considérant l'annonce que Jésus est supposé avoir juste fait dans la Cène, l'aspect de ses mains est des plus intéressant. Nous notons le geste suppliant de la main gauche, mais la main droite est vraiment curieuse. Ce ne fut qu'après l'avoir regardée un peu que je réalisai ce que ça me rappelait: La Vierge aux Rochers. Regardons les mains côte à côte:

    Main de Jésus, La Cène

    Main de Marie, Louvre

    Main de Marie, Londres

    Nous voyons que la main droite de Jésus dans La Cène correspond presqu' exactement à la main gauche de Marie dans la Vierge aux Rochers. Autrement dit, ce qui était "dit" par les mains dans les deux tableaux était la même chose. Mais, évidemment, dans La Cène, selon l'"intrigue" de l'histoire, Jésus était sur le point de prendre un morceau de pain et de le tremper dans le bol avec Judas dont la main se tend d'une manière étrange. Est-ce l'implication que Jean-Baptiste, dans la Vierge aux Rochers, était une sorte de "Judas?"

    Une autre controverse à propos de La Cène est en rapport avec les deux "mains anormales" dans le tableau. Dans l'image suivante, j'ai pris un scan à haute résolution d'un photographe professionnel acheté sur site à Milan par un membre du Groupe Quantum Future. (Aucune photo n'est autorisée aux touristes.) J'ai agrandi la photo et entouré chaque main évidente ou partiellement évidente dans le tableau. J'ai placé un nombre au-dessus de la tête de chaque individu montrant combien de mains montrait CET individu particulier. J'ai ensuite découpé l'image afin de pouvoir l'ajuster sur la page en deux morceaux.

     

    J'ai placé des points d'interrogation au-dessus des mains "discutables", celle tenant le couteau  qui semble appartenir à l'homme chuchotant à l'oreille de la femme. Aussi, je suggérerais que son autre main, réalisant le mouvement de trancher la gorge de la femme, est anatomiquement possible, mais est certainement difficile. Mais peut-être que la "difficulté" ou "l'état de torsion" est ce que Leonardo avait l'intention de transmettre à propos de St Pierre?

     

    Au dessus, vous voyez la personne avec seulement UNE main en vue, son doigt levé pointant insolemment au ciel comme dans le tableau de St Jean, le dernier tableau de Leonardo.

     

    Il y a treize personnes à la table et, si nous comptons les mains, nous en avons 25, parce qu'une main est cachée: celle appartenant à l'homme avec le doigt pointant vers le haut.

    La figure qui chuchote à l'oreille de la femme a été identifiée comme étant St Pierre. Une des mains qui doit lui appartenir est trouvée en train de faire un "mouvement tranchant" à la gorge de la femme assise près de Jésus.

    Il est évident que Leonardo avait l'intention de transmettre un message parce qu'il parlait assez clairement à propos de compléter les corps qui sont derrière d'autres corps afin que l'anatomie puisse être précise. Ici nous avons la seule autre étude existante connue de La Cène, à côté du bras de St Pierre du tableau:

    Il est clair que la main avec le couteau et la main réalisant le mouvement tranchant au cou de la femme appartiennent toutes les deux à St Pierre.

    Regardons à nouveau ce qu'écrivait Leonardo:

    La figure la plus admirable est celle qui, par ses actions, exprime le mieux la passion qui l'anime.

    …quand vous placez une figure derrière une autre, prenez soin de dessiner le tout afin que les membres qui viennent devant les figures plus proches puissent se distinguer dans leur taille et leur place naturelles.

    Vous devez montrer un homme désespéré avec un couteau…. Une image ou une représentation des figures humaines, doit être faite de manière telle que le spectateur puisse aisément reconnaître, au moyen de leurs attitudes, le but dans leurs esprits. … Les mouvements des hommes doivent être tels que le suggère leur dignité ou leur bassesse.

    Que votre œuvre réalise votre dessein et votre signification. C'est-à-dire quand vous dessinez une figure, considérez bien qui elle est et ce que vous désirez qu'elle fasse…. Représentez vos figures en une action telle qui peut être adaptée à exprimer quel but est dans l'esprit de chacun… L'envie doit être représentée avec un mouvement dédaigneux de la main vers les cieux, parce que si elle le pouvait, elle utiliserait sa force contre Dieu…

    Donc, très certainement, non seulement pouvons-nous avoir des "Représentations Jumelles" dans les figures de Jésus et de la femme à droite comme les "Principes de Plaisir, Peine", mais aussi la main tenant le couteau qui émerge de derrière Judas Iscariot tient un couteau: " Vous devez montrer un homme désespéré avec un couteau…" et, si nous supposons que le pain, l'Eucharistie, doit représenter "le corps du Christ", alors une action du couteau au-dessus du pain pourrait très bien être l'Envie faisant un "mouvement méprisant de la main vers le ciel." Mettez cela avec le mouvement tranchant et le chuchotement dans l'oreille: en train de conspirer, et une image plutôt déplaisante de St Pierre émerge. Il semble que Pierre cache ses actions derrière Judas.

    Curieux.

    Quand j'ai continué à étudier ce tableau, j'ai noté quelque chose d'autre qui semble être tout à fait remarquable:

    Si vous utilisez la main au couteau, la main réalisant le mouvement tranchant, la main droite de Jésus, son front, et la paume de sa main gauche comme des "points", vous avez exactement tracé la constellation de Cassiopée reflétée dans un MIROIR.

    Maintenant, dans le but de comprendre les implications possibles de cette étrange figure qui est clairement évidente dans le tableau, laissez-moi répéter à nouveau l'information quelque peu obscure à propos du fameux groupe d'étoiles cité plus tôt dans cet article.

    "Le nom de l'étoile vient d'une image d'étoiles envisagée par les peuples arabes qui est très différente de la conception grecque de la constellation," explique Teske. " Malgré cela, son nom arabe a été inséré dans la conception grecque de Cassiopée il y a 400 ans environ."

    Cela mettrait l'insertion des noms arabes exactement vers l'époque où la Cathédrale d'Auch a été construite. Donc, certainement ils étaient au courant de ce qui suit:

    Les noms arabes des étoiles principales de Cassiopée donnent quelques indices sur la signification ésotérique de la constellation, parmi eux étant "la poitrine", "la main", "la bosse du chameau," "le genou," et “le coude,” dont tous sont des symboles ésotériques trouvés dans beaucoup de travaux mystérieux. Les Arabes appelaient la constellation entière l'arbre seder. Les Premiers Arabes pensaient que cette constellation était “la grande main souillée avec le henné,” les étoiles les plus brillantes étant les bouts des doigts.

    Ce qui nous rappelle à nouveau la grande main étrange de la Vierge des Rochers, la main qui est l'image miroir de la main droite de Jésus dans le tableau de La Cène.

    Cassiopée est une belle constellation au bout de la Galaxie de la Voie lactée et est associée avec que l'on connaît comme la Famille de la Constellation de Persée. Elle est dans le signe du zodiaque du Bélier où on trouve les étoiles Shedir, “la poitrine,” Ruckbah, “l'Intronisé,” et Dat Al-Cursa, “l'Assis.” Les Chinois appellent Cassiopée Ko Taou, ou un "portail". Certains ont vu cette constellation en forme d'une clé.

    Presque au-dessus de la tête dans le ciel de novembre du milieu de soirée se trouve la constellation en forme de W que nous connaissons comme Cassiopée... Les observateurs qui font face au nord verront l'étoile appelée "Caph", signifiant la paume d'une main, sur le bord gauche du "W" à l'envers de Cassiopée.

    Intéressant q'il y ait la "paume de la main" et la "branche de palme," située à la paume tournée de Jésus? Aussi étrange qu'on se réfère à Cassiopée comme à un W à l'envers plutôt qu'au M plus évident  une tentative pour "cacher" un lien?

    En 1893, E. W. Bullinger a écrit à propos de Cassiopée:

    La captive délivrée, et se préparant pour son Mari, le Rédempteur. Dans le dernier chapitre nous vîmes la femme attachée (Andromède); nous voyons ici la même femme libérée, délivrée, et intronisée.

    ULUGH BEY dit que son nom arabe est El Seder, ce qui signifie la Libérée.

    Avec les mains de la femme dans La Cène étreintes ensemble comme si elles étaient "attachées," et le mouvement tranchant qui est fait par St Pierre, cachant son couteau, nous voyons ici certainement une relation.

    Dans le Zodiaque de Dendérah (Egyptien) son nom est Au-Set – Isis – qui signifie établie comme Reine. ALBUMAZER dit que cette constellation était anciennement appelée "la fille de splendeur." Cela apparaît être la signification du mot Cassiopée, celle qui est intronisée, la belle. Le nom arabe est Ruchba,, celle qui est mise sur le trône. C'est aussi la signification de son nom chaldéen, Dat al cursa. Il y a 55 étoiles dans cette constellation, dont cinq sont de 3ème magnitude, cinq de 4ème, etc…

    Cette belle constellation passe à la verticale de la Grande-Bretagne chaque jour, et est facilement distinguée par ses cinq étoiles les plus brillantes, formant un "W" irrégulier. Cette constellation brillante contient une étoile double, une étoile triple, une étoile double, une étoile quadruple, et un grand nombre de nébuleuses. En l'an 1572, Tycho Brahé découvrit dans cette constellation et très près de l'étoile k (sous le bras de la chaise), une nouvelle étoile, qui brillait plus que Vénus. Elle fut observée pendant près de deux ans, et disparut entièrement en 1574.

    L'étoile la plus brillante, a (dans le sein gauche), est appelée Schedir (Hébreu), ce qui signifie la libérée. La suivante, b (en haut de la chaise), porte également un nom hébreu – Caph, ce qui signifie la branche; c'est donné évidemment au compte de la branche de victoire qu'elle porte dans sa main. Elle est en effet hautement exaltée, et elle se prépare. Ses mains, qui ne sont plus liées, sont engagées dans ce travail heureux. Avec sa main droite elle arrange ses robes, tandis que de la gauche elle orne ses cheveux. Elle est assise au-dessus du cercle Arctique, et près du côté de Céphée, Le Roi. C'est "la Fiancée, l'épouse de l'Agneau, la ville céleste, la nouvelle Jérusalem," les participants à l'appel des Cieux."

    Cassiopée est visible toute la nuit et toute l'année et ni ne se lève, ni ne se couche, mais au lieu de cela tourne sans cesse autour de notre Etoile Polaire [Polaris]. La Grande Ourse est située du côté opposé à Cassiopée par rapport au pôle.

    Les Lithuaniens se réfèrent aux étoiles dans Cassiopée comme à 'Cavalier', 'Justandis' ou ' porteur de nourriture' – poitrine? - ou 'Étoile Abakukas' et 'étoiles de Marie'. Cela nous amène à ce que Sir John Rhys a écrit sur Cassiopée :

    Nous devons chercher de l'aide pour nous permettre d'identifier la grande 'ELLE' éludant constamment notre recherche dans la syntaxe de la langue galloise. Seulement deux noms féminins m'apparaissent appropriés de n'importe quelle manière: L'un est Tynghed, ‘destin ou fortune,’ et l'autre est Don, mère de certains des personnages les plus nébuleux dans la littérature celtique.

    C'est de Don que Gwydion, le barde et arch-magicien et Gofannon le forgeron son frère, sont appelés les fils de Don; et ainsi, dans le cas d'Arianrhod, fille de Don, mère d'Ilew et propriétaire du château baigné dans la mer de Caer Arianrhod, pas très éloigné du monticule préhistorique de Dinas Dinlle...

    Dans la légende irlandaise, nous détectons Don sous la forme irlandaise de son nom, Danu ou Donu, le génitif Danaan ou Donaan, et elle est presque singulière là en étant toujours une Divinité stylisée. D'elle, les grands personnages mythiques de la légende irlandaise sont appelés Tuatha de Danaan, ou ‘ les Tribus de la Déesse Danu, ’ et parfois Fir Dea, ou ‘ les Hommes de la Divinité. ’

    La dernière étape dans l'histoire galloise de Don consiste en sa translation vers les cieux, où on suppose que la constellation de Cassiopée constitue Ilys Don, ou la Cour de Don.[5]

    Est-ce que Leonardo da Vinci indiquait Cassiopée dans son tableau de La Cène? Est-ce que Marguerite de Navarre, Rabelais, Nostradamus, François 1er, Anne Boleyn et d'autres, faisaient partie d'un groupe en contact avec "Nous dans l'Avenir?"

    Donc, laissez-moi retourner maintenant aux remarques sur les étoiles faites par Canseliet à 20 ans d'intervalle, qui, juxtaposées, révèlent quelque chose de tout à fait merveilleux:

    De la PREMIERE édition: Je sais, pas pour l'avoir découvert moi-même, mais parce que j'en ai été assuré par l'auteur il y a plus de dix ans, que la clé de l'arcane majeur est donnée tout à fait ouvertement dans une des figures, qui illustre l'ouvrage présent. Et cette clé consiste tout à fait simplement en une couleur révélée à l'artisan directement du premier travail.

    Je soupçonne que le lecteur a, maintenant, compris que Canseliet et Fulcanelli étaient très rusés. Et alors, nous regardons cet indice et essayons de penser à ce que Canseliet dit. Il dit que l'indice est dans une "figure illustrant le travail présent,” qu'il est révélé “directement du premier travail” et dans la préface à la deuxième édition, ajoute l'indice que le sujet de l'étoile “nous mène directement dans le texte de Fulcanelli” disant que “dès le début mon Maître s'est attardé sur le rôle primaire de l'étoile …”

    Nous nous tournons à nouveau au tout début du texte de Fulcanelli:

    La plus forte impression de notre prime jeunesse, - nous avions sept ans, - celle dont nous gardons encore un souvenir vivace, fut l'émotion que provoqua, en notre âme d'enfant, la vue d'une cathédrale gothique. Nous en fûmes, sur-le-champ, transporté, extasié, frappé d'admiration, incapable de nous arracher à l'attrait du merveilleux, à la magie du splendide, de l'immense, du vertigineux que dégageait cette œuvre plus divine qu'humaine.

    Varro, dans son Antiquitates rerum humanorum, évoque la légende d'Enée sauvant son père et ses dieux de la maison des flammes de Troie et, après de longues errances, parvient aux champs de Laurentum, le but de son voyage. "Laurente (Laurentium) est cabalistquement l'or enté (or greffé)". Et donc en effet, nous avons été menés à une couleur!

    Abbé Boudet:

    Les Auscii pouvaient aisément se rendre habiles dans les ouvrages d'or ; ce métal était presque à fleur de terre dans leur région, et divers historiens prétendent que les avides marchands Grecs et Phéniciens, revenant dans leur pays, donnaient pour lest à leurs vaisseaux l'or recueilli dans les Pyrénées.

    Est-ce que le Da Vinci Code est aussi le Mystère des Cathédrales auquel nous avons été mené par Fulcanelli?


    Patrick Rivière, alchimiste, étudiant de Eugène Canseliet, disciple de Fulcanelli:

    Tout au long de son exposé, Laura Knight-Jadczyk se réfère à deux œuvres puissantes du scientifique-alchimiste Fulcanelli: Le Mystère des Cathédrales et les Demeures Philosophales. Elle applique son vaste savoir à la continuation de l'œuvre. […]

    Quant à son inspiration, que pouvons-nous dire, et, d'où pourrait-elle venir, sinon de la Lumière des Etoiles? [Préface de Patrick Rivière à The Secret History of the World

    [1] Dans mon autobiographie partielle, Grâce Célestes, j'ai discuté, sur une certaine durée, de beaucoup d'événements excessivement étranges qui ont commencé peu de temps après que je sois née et qui ont continué au jour présent, ce qui témoigne du fait qu'il y a, en effet, dans des groupes mystérieux, une sorte d'intérêt extraordinaire pour mon existence et mon travail. Il est clair de la preuve objective que certains de ces groupes ne veulent pas me tuer, mais le plus certainement veulent me contrôler, tandis que d'autres veulent me protéger et s'assurer que je réussisse dans une certaine "mission” où j'ai très peu de conscience consciente, mais apparemment, je découvre d'une façon satisfaisante "une étape à la fois."

    [5] John Rhys, Folklore celtique

    (6) NdT: J'ai pris le texte d'origine dans l'édition conforme à l'original de 1886 – éditions Bélisane 1984

    (7) NdT: le mot anglais "kite", utilisé dans le texte, a deux sens: soit cerf-volant (le jouet), soit milan (l'oiseau).  

     





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