• NDE : Un autre regard sur la mort

     

    NDE : Un autre regard sur la mort

     

    Après avoir été longtemps considérée comme un moment précis, un changement d’état instantané, la mort a vu peu à peu son statut changer au rythme des progrès de la médecine. Aujourd’hui, il n’existe plus une seule mort, mais plusieurs : mort clinique, cérébrale, physiologique, biologique, etc. Sur le plan médical, la mort a été remplacée par le "processus de mourir", succession d’étapes, où le seuil constituant le passage dans l’état définitif irréversible demeure incertain. Avec le perfectionnement croissant des techniques de réanimation, ces trois dernières décennies ont été témoins de l’apparition d’une nouvelle catégorie de patients ramenés à la vie alors qu’ils s’étaient aventurés plus ou moins loin dans cette zone-frontière. Ainsi est né le terme "Near Death Experience (NDE)" - traduit en français par "Expérience de Mort Imminente (EMI)" - pour nommer un état qui, malgré l’absence de tout signe de vie, n’est pas encore la Mort au sens philosophique du terme, état d’où l’on ne revient pas. Ces expériences, qui ébranlent aujourd’hui la vision occidentale de la mort, dérangeant les médecins et plus largement la communauté scientifique dans son ensemble, sont aussi très perturbantes pour ceux et celles qui les vivent.

    Quand la vie ne tient plus qu’à un fil N.D.E. Trois lettres qui cachent une expérience profonde et complexe, survenant au seuil de la mort. D’après les témoignages, tout commence par un accident de la route, un coma, peut-être une noyade ou simplement un infarctus. On se sent partir. Puis vient une sensation de bien-être intense, à laquelle succède rapidement une étrange impression d’avoir quitté son corps et de l’observer à distance, depuis une position située en général à quelques mètres au-dessus de lui. Après quelques instants pendant lesquels on observe la scène sans trop comprendre ce qui se passe, on se sent aspiré dans un tunnel obscur en direction d’une lumière extrêmement brillante, ressentie comme de « l’Amour pur ». On entre dans cette lumière et c’est alors l’apothéose : des visions paradisiaques, des rencontres avec des êtres de lumière ou des personnes chères décédées, avec lesquelles on pourra communiquer de manière télépathique. Parfois, on revoit sa vie dans les moindres détails, même les plus insignifiants. Finalement, on se heurte à une frontière qu’on n’est pas autorisé à dépasser avant d’être renvoyé d’où l’on vient. Et tout cela n’a absolument rien à voir avec un rêve, au contraire, on dira même plus tard que c’était plus réel que… la réalité ! La conscience était très claire, la réflexion comme accélérée. Pendant quelques instants furtifs – souvent ceux de la réanimation – le temps et l’espace n’existaient plus et l’on a connu un état de paix et de joie tel, que jamais on ne pourra l’oublier.

    Bien sûr, cette description est très schématique, car même si ces éléments se retrouvent plus ou moins dans tous les témoignages quels que soient la culture du témoin, sa religion, son niveau social et intellectuel, son sexe ou son âge, ou bien les circonstances qui ont conduit à l’expérience (maladie, accident, suicide), deux expériences ne sont jamais identiques. Tout d’abord, il est très rare de trouver toutes les étapes décrites ci-dessus dans la même expérience. Ensuite, chacune comporte toujours une foule d’éléments personnels qui la rendent unique. Sans compter que chacun l’interprétera et la racontera à sa manière, avec ses propres mots. Mots qui sont justement si difficiles à trouver pour décrire l’indicible. Impossible en effet de mettre des mots sur des sensations que l’on a jamais expérimenté dans la vie quotidienne. Là où il n’y a plus de vocabulaire, les témoins emploient des métaphores ou des comparaisons avec des choses que tout le monde connaît. Par exemple un tunnel, même si au fond « ce n’était pas vraiment un tunnel », car au moins tout le monde vous comprendra.

    Loin d’être anecdotiques, ces récits ne sont pas l’affaire d’une poignée d’illuminés comme beaucoup le croient encore. En 1982, un sondage réalisé par l’institut Gallup aux Etats-Unis a estimé à 8 millions le nombre d’Américains ayant vécu une NDE. Dernièrement, un nouveau sondage aurait élevé ce chiffre à 15 millions ! Une revue de toutes les observations publiées à ce jour a conclu que les NDE surviendraient chez 9 à 18% des personnes qui ont « frôlé la mort de près », toutes circonstances confondues [1]. En 2001, la première étude à grande échelle réalisée aux Pays-Bas annonçait que cette expérience était vécue par 12% des personnes réanimées suite à un arrêt cardiaque [2]. De plus, on trouve des récits de NDE à travers les écrits de toutes les époques, notamment chez Platon, ce qui indique que ces expériences ont probablement existé depuis l’aube de l’humanité, mais que c’est probablement le perfectionnement croissant de nos techniques de réanimation qui est à l’origine de la multiplication de ces témoignages au cours des trente dernières années.

    Redécouvert dans les années 70 par Elisabeth Kübler-Ross, suivie du Dr Raymond Moody, le phénomène n’a pourtant pas été pris au sérieux, il a tout simplement été nié pendant fort longtemps. Aujourd’hui, le corps médical dans son ensemble admet que ces personnes ont réellement vécu quelque chose d’inhabituel, mais considère toujours qu’il ne s’agit que d’hallucinations produites par un cerveau agonisant ou par les médicaments, malgré l’étude hollandaise du Dr Pim Van Lommel déjà mentionnée plus haut, qui a clairement établi que ces facteurs ne permettaient pas d’expliquer le déclenchement de l’expérience [3]. Pourtant, cette vision réductrice pourrait bien changer dans les années à venir, notamment grâce à l’étape de la NDE où le témoin dit être « sorti de son corps ». En effet, c’est de loin l’élément qui pose le plus de problèmes d’un point de vue scientifique. Alors que toutes les autres étapes de l’expérience, ne permettant aucune « vérification scientifique », pourraient sans peine être classées dans la catégorie des « hallucinations » ou des « rêves », c’est une toute autre histoire quand une personne se met à raconter à son réveil à son médecin la conversation que ce dernier a tenue avec un tiers à … l’autre bout de l’hôpital !

    Voir sans les yeux

    Il existe en effet de nombreux cas où les expérienceurs [4] ont rapporté avoir perçu, au cours de leur NDE, des objets, des situations ou des événements se produisant à distance de leur corps physique. Bien que ces perceptions aient très souvent pu être confirmées par des témoins, ces récits ont toujours été considérés comme anecdotiques. Jusqu’à ce jour de 1991. Ce jour-là, Pam Reynolds, une américaine de 35 ans habitant Atlanta, doit subir une intervention chirurgicale délicate destinée à lui enlever un anévrisme géant qui menace sa vie, situé au niveau du tronc cérébral, le siège des fonctions vitales. Visant à éviter tout risque d’hémorragie cérébrale, la procédure utilisée – appelée « standstill surgery » – est impressionnante. Après avoir endormi la patiente et abaissé sa température corporelle à 15°C, son cœur est arrêté et on procède à ce que l’on appelle une « circulation extra-corporelle » : pendant plus d’une heure aucune goutte de sang ne circulera plus dans le cerveau de la jeune femme. L’hypothermie dans laquelle elle se trouve permet de ralentir son métabolisme cellulaire et d’éviter les lésions cérébrales qui résulteraient normalement du manque d’oxygène. Au cours de cette intervention monitorée de A à Z, on sait avec certitude que les ondes cérébrales de Pam Reynolds étaient complètement plates et que son tronc cérébral était inactif. En d’autres termes, cette jeune femme était morte selon les critères actuels utilisés pour définir la mort : plus de battements du cœur et plus d’activité cérébrale et cela pendant plus d’une heure avant qu’on ne la ranime ! Au-delà du caractère impressionnant de l’intervention même, ce qui l’est encore plus c’est ce que Pam Reynolds a raconté à son réveil : après avoir perdu connaissance, la jeune femme s’est réveillée et dit s’être sentie quitter son corps. Après quoi, elle serait venue se placer derrière l’épaule du chirurgien et aurait observé sa propre opération. Pam Reynolds a ainsi été capable de décrire les personnes présentes, de même que leurs faits et gestes, comme cette infirmière qui est entrée avec un chariot sur lequel elle a vu « une boîte qui ressemblait à la boîte à outils de son père ». Elle a également pu décrire et même dessiner la scie à trépaner utilisée par le chirurgien. Par la suite, Pam Reynolds est partie dans le tunnel et a vécu une expérience très profonde et classique de NDE. Le rapport très précis de cette opération a ainsi permis de situer que cette acquisition objective d’informations avait eu lieu au cours du laps de temps où le cerveau de la jeune femme n’était pas fonctionnel [<a class="spip_note" href="#nb5" _cke_saved_href="#nb5" id="nh5" rel="footnote" title="" light="" and="" death="" :="" one="" doctor’s="" fascinating="" account="" of="" near-death (...)"=""><span style="color:#ff8c00;">5</span></a></span></strong><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">].</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Les chirurgiens ayant assisté à l’opération reconnaissent eux-mêmes qu’il est impossible d’expliquer rationnellement comment cette femme a pu obtenir ces informations. Le cas de Pam Reynolds indique clairement que la conscience humaine a des potentialités que les scientifiques ne soupçonnaient pas et certains commencent à se demander si la conscience ne serait pas capable de se « délocaliser ». Malheureusement, cet épisode, tout spectaculaire qu’il soit, ne constitue pas une preuve au sens scientifique du terme. Pour cela, il faudrait pouvoir répéter l’expérience un grand nombre de fois dans des conditions totalement contrôlées, afin de l’étudier dans ses moindres détails. Qu’à cela ne tienne. En Angleterre le Dr Parnia équipe certaines salles d’opération avec des images qu’on ne peut voir que depuis le plafond, dans l’espoir qu’un patient pourra un jour lui dire ce qu’il a vu pendant sa NDE. L’idée est bonne, mais la probabilité qu’une personne vive une NDE justement dans une des salles équipées de ce système, qu’elle voit ce qui se passe dans la pièce (ce qui ne survient pas dans chaque expérience) et remarque l’image en question est faible. D’autant plus qu’il faudrait que cela arrive plus d’une fois pour convaincre les médecins. Dans le même but, nous avons entamé depuis 2005 au Centre Noêsis un programme de recherche sur les phénomènes dits de décorporation ou en anglais d’OBE (Out of Body Experience) que l’on peut aussi vivre en dehors d’une NDE, par exemple dans un état de relaxation profonde. Une partie de ce programme consiste à tenter de vérifier la réalité des perceptions visuelles rapportées au cours d’une OBE dans des conditions totalement contrôlées. Pour cela, nous recherchons plusieurs candidats capables de vivre plus ou moins à volonté des OBE de manière spontanée ou à l’aide d’une technique personnelle. Si vous pensez correspondre à ce profil et si vous êtes intéressé à participer à une étude scientifique, nous vous encourageons vivement à nous contacter le plus rapidement possible.</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Des vies à jamais bouleversées</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Même si la majorité des NDE étudiées à ce jour est corrélée à une atteinte physiologique, il faut souligner que ce n’est pas la seule circonstance capable de précipiter le déroulement d’une telle expérience. Dans certains cas, la seule prise de conscience de sa mort prochaine (danger immédiat) ou encore un traumatisme psychique peuvent provoquer une expérience similaire. En outre, ces expériences peuvent aussi survenir en dehors de toutes situations associées à un danger physique ou psychique. Il s’agit d’expériences spontanées qui surviennent par exemple au cours de certaines pratiques comme le yoga, la méditation, l’hyperventilation, la sophrologie et parfois – mais c’est beaucoup plus rare – sans aucune raison apparente.</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Quoi qu’il en soit, vivre une NDE constitue toujours un véritable séisme intérieur, à moins d’être déjà au préalable engagé dans une recherche spirituelle. En effet, au-delà de tout le questionnement suscité par l’expérience même, celle-ci change irrémédiablement le regard que l’on porte sur le monde qui nous entoure. Changement de valeurs, sentiment de renouveau personnel, plus grande confiance et estime de soi, altruisme, soif de connaissance, réveil philosophique ou spirituel, détachement des biens matériels et disparition de la peur de la mort sont par exemple les termes les plus souvent rapportés par les expérienceurs de NDE. Les conséquences de cette expérience revêtent même parfois un caractère thérapeutique comme l’illustre par exemple les cas de NDE survenues à la suite d’une tentative de suicide, qui ne semblent jamais suivi d’aucune récidive.</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">C’est vrai, les expérienceurs affirment avoir changé. Pourtant, ceci ne se concrétise pas toujours très positivement dans leur vie quotidienne et il existe parfois un réel décalage entre leur discours et la réalité. Un repli sur soi, une forte fragilité émotionnelle, une susceptibilité exacerbée, des difficultés à communiquer, des problèmes relationnels et une instabilité affective et professionnelle sont le plus souvent observés. En réalité, la NDE est avant tout un traumatisme. Aussi merveilleuse soit-elle, cette expérience n’en demeure pas moins un point de rupture. Il y a un “avant” et un “après” et cette transition sera plus ou moins bien vécue selon la personnalité et le profil psychologique de l’expérienceur. Pourquoi un tel paradoxe ? Il faut savoir que dans les sociétés plus traditionnelles, une expérience de ce type ne constitue pas un problème pour celui qui la vit. Au contraire, dans la nôtre, elle représente une remise en question générale de nos valeurs, de nos croyances, de notre vision du monde, de la réalité, de la vie. Pire encore, elle est associée au puissant tabou que constitue la mort dans le monde occidental. Les expérienceurs ne comprennent pas ce qu’ils ont vécu, parce que cette expérience ne cadre pas avec notre référentiel. Mais le plus difficile, c’est qu’ils rencontrent en plus une incrédulité totale s’ils se risquent à en parler autour d’eux. Les médecins ricanent, l’Eglise ne veut pas en entendre parler et les proches, eux, dépassés par ces récits extravagants, ont du mal à comprendre et à accepter ces changements de personnalité, de valeurs et de convictions. Les expérienceurs se retrouvent alors complètement seuls pour surmonter et intégrer l’expérience qui sera, sans aucun doute, la plus bouleversante de leur vie.</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">C’est pourquoi, même s’ils pensent avoir changé en profondeur, l’épanouissement entrevu se fera souvent attendre de nombreuses années. Le temps nécessaire à chacun pour que l’intégration puisse se faire. L’avouer n’est pas toujours facile, car on est bien loin de l’image stéréotypée et un peu niaise fabriquée par les médias qui donne l’impression que les expérienceurs reviennent tels des bienheureux du paradis. Pour certains, la NDE laisse plutôt le goût d’un cadeau empoisonné. Parfois même, l’expérience vécue n’a rien du tout d’un cadeau, car il existe aussi ce que l’on appelle des NDE négatives. Des visions infernales au néant “dénué de sens”, les NDE négatives sont un véritable condensé de toutes nos peurs viscérales : souffrance intolérable, impuissance, angoisse extrême, solitude éternelle et désespoir sans fond. Inutile de préciser que les expérienceurs concernés en ressortent avec une peur exacerbée de la mort et totalement traumatisés à l’idée qu’il devront forcément “y repasser” un jour. Cependant, ces récits demeurent rares, puisqu’on estime que les NDE négatives représentent 4 à 5% des cas. Mais il est malheureusement difficile de savoir si ce chiffre est significatif, car il va sans dire qu’il est encore mille fois plus difficile pour ces personnes de se confier. A la peur de faire revivre l’événement par les mots, s’ajoutent la honte et la culpabilité de ne pas avoir “eu droit”, comme les autres, à une belle expérience.</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Un centre pour trouver de l’aide</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Sans nullement chercher à réduire le phénomène à une simple hallucination onirique, il faut reconnaître que la composante psychologique des NDE est importante. Le contexte socio-culturel, historique, religieux, l’éducation, les expériences vécues dans le passé, qui façonnent la personnalité, le profil psychologique et les croyances vont influencer le contenu parfois très symbolique de la NDE, qu’elle soit positive ou négative. Chacun en sera plus ou moins conscient selon son degré d’introspection et sa capacité à s’analyser. Dans certains cas, l’expérience peut somme toute donner des clés très puissantes pour commencer un travail personnel. Pour cela, il faut renoncer à s’accrocher à des explications toutes faites et être prêt à envisager d’autres réponses que celles que l’on porte en soi depuis toujours. Mais ce travail est difficile à faire seul. C’est pourquoi nous proposons au Centre Noêsis, une relecture de l’événement avec un thérapeute averti pour aider à prendre la distance nécessaire et comprendre que cette expérience n’est pas une fin en soi, mais une source potentielle d’évolution personnelle, si on a le désir et la volonté de l’utiliser dans ce sens là.</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Pour en savoir plus Centre Noêsis Etudes des Etats Modifiés de Conscience 30, rue des Voisins 1205 Genève Suisse Tél : +41-22-346 97 74 Email : contact@noesis.ch Internet : </span></strong></span><strong><span style="font-size: 28px;"><a class="spip_out" href="http://wwwnoesis.ch/" _cke_saved_href="http://wwwnoesis.ch/" rel="external" target="_blank"><span style="color:#ff8c00;">www.noesis.ch</span></a></span></strong></p><span style="color:#ff8c00;"> </span></div><span style="color:#ff8c00;"> </span><div class="ps surlignable"><span style="color:#ff8c00;"> </span><h2 class="pas_surlignable" style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"> <strong><span style="font-size: 28px;">P.-S.</span></strong></span></h2><span style="color:#ff8c00;"> </span><div><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">Article Paru dans le N°66 de la revue Parasciences</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span></div><span style="color:#ff8c00;"> </span></div><span style="color:#ff8c00;"> </span><div class="notes surlignable"><span style="color:#ff8c00;"> </span><h2 class="pas_surlignable" style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"> <strong><span style="font-size: 28px;">Notes</span></strong></span></h2><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">[</span></strong></span><strong><span style="font-size: 28px;"><a class="spip_note" href="#nh1" _cke_saved_href="#nh1" id="nb1" rev="footnote" title="Notes 1"><span style="color:#ff8c00;">1</span></a></span></strong><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">] Greyson B., The incidence of near-death experience, Med Psychiatry 1, p.92-99 (1998)</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">[</span></strong></span><strong><span style="font-size: 28px;"><a class="spip_note" href="#nh2" _cke_saved_href="#nh2" id="nb2" rev="footnote" title="Notes 2"><span style="color:#ff8c00;">2</span></a></span></strong><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">] Van Lommel P. et al., Near-death experience in survivors of cardiac arrest : a prospective study in the Netherlands, The Lancet 358, p.2039-2045 (2001)</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">[</span></strong></span><strong><span style="font-size: 28px;"><a class="spip_note" href="#nh3" _cke_saved_href="#nh3" id="nb3" rev="footnote" title="Notes 3"><span style="color:#ff8c00;">3</span></a></span></strong><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">] Van Lommel P. et al., Near-death experience in survivors of cardiac arrest : a prospective study in the Netherlands, The Lancet 358, p.2039-2045 (2001)</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">[</span></strong></span><strong><span style="font-size: 28px;"><a class="spip_note" href="#nh4" _cke_saved_href="#nh4" id="nb4" rev="footnote" title="Notes 4"><span style="color:#ff8c00;">4</span></a></span></strong><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">] Greyson B., The incidence of near-death experience, Med Psychiatry 1, p.92-99 (1998)</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">[</span></strong></span><strong><span style="font-size: 28px;"><a class="spip_note" href="#nh5" _cke_saved_href="#nh5" id="nb5" rev="footnote" title="Notes 5"><span style="color:#ff8c00;">5</span></a></span></strong><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 28px;">] "Light and Death : One Doctor’s fascinating Account of Near-Death Experiences" Dr. Michael B. Sabom - Grand Rapids, MI : <span class="spip_surligne">Zondervan</span>, 1998</span></strong></span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"> </span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"> </span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"> </span></p><span style="color:#ff8c00;"> </span><p style="text-align: center;"><span style="color:#ff8c00;"><strong><span style="font-size: 26px;"><span style="font-size: 48px;">UNE N.D.E, C’EST QUOI ?</span><br> Quelques remarques générales au sujet des N.D.E<br> Pour plus de commodité nous utiliserons dans ce dossier consacré aux N.D.E, le<br> terme anglo-américain d’expérienceur pour désigner toute personne ayant vécue une<br> Expérience de Mort Imminente (E.M.I), encore appelée N.D.E (Near-Death Experience), ou<br> E.F.M (Expérience aux Frontières de la Mort). A noter que dans la réalité, les expérienceurs<br> ne connaissent pas l’intégralité des phases que nous décrivons ici. Généralement, seules<br> quelques-unes d’entre elles sont vécues. Ce qui est remarquable dans le phénomène des<br> N.D.E, c’est que nous retrouvons toujours les mêmes phases, bien qu’il n’y ait pas deux<br> N.D.E identiques. Il arrive, cependant, que l’ordre des phases soit différent d’une N.D.E à<br> l’autre. Malgré tout, les chercheurs s’accordent pour dire qu’il existe une sorte de « structure<br> type » de la N.D.E, un modèle de référence, dont ils soulignent les caractères d’invariabilité et<br> de permanence, quelque soit la culture, l’époque, la zone géographique, l’âge et le sexe du<br> sujet. C’est le Dr Raymond Moody qui est le premier à avoir mis au point un modèle dans le<br> déroulement des phases d’une N.D.E.<br> Il faut, malgré tout, se méfier des systématisations hâtives et des modèles figés. Il<br> est en effet important de comprendre qu’une N.D.E est une expérience globale et globalisante<br> qui se prête mal à une dissection parcellaire de ses éléments que l’on essaierait par la suite de<br> relier entre eux par des liens de cause à effet. En réalité, cette expérience se situe tellement audessus<br> de la capacité de nos outils analytiques habituels, que toute tentative visant à la<br> comprendre en la divisant, et en l’émiettant en quelque sorte, s’expose inexorablement à en<br> travestir la véritable nature. Un exemple frappant est le fait que certains des expérienceurs qui<br> ont pris connaissance du schéma et du contenu de la « structure type » que nous exposons ici,<br> nous ont dit que l’ordre des phases et les descriptions de ces phases ne correspondaient pas du<br> tout a ce qu’ils avaient vécu. Ils ne reconnaissaient pas leur expérience dans le modèle<br> standard qui circule aujourd’hui dans la littérature traitant des N.DE. De telles remarques<br> doivent être prisent en considération et les chercheurs doivent en tirer les conséquences qui<br> s’imposent. Une représentation modélisée d’un phénomène et d’une expérience, comme la «<br> structure type » pour les N.D.E, est certes un moyen commode qu’utilise l’intelligence<br> humaine pour essayer de comprendre cette expérience, mais ce n’est qu’un outil qui doit être<br> perfectionné avec le temps et qui, en aucun cas, ne doit devenir un dogme rigide.<br> 2<br> Il s’avère que la possibilité d’expérimenter une N.DE serait une constante universelle, une<br> possibilité inhérente à la condition humaine qui ne serait ni rare, ni récente. Par ailleurs, les<br> N.D.E sont remarquables par la richesse de leur contenu. Potentiellement, elles comportent<br> une prodigieuse variété de thèmes de réflexions et d’interrogations, ainsi que des voies de<br> recherches prometteuses dans des domaines aussi différents que la mécanique quantique, ou<br> l’existence d’entités immatérielles, désignées comme étant des « anges », ou des « guides ».<br> D’ailleurs, ceux qui s’intéressent aux N.D.E, découvrent bien vite en les étudiant, qu’il<br> semble impossible d’épuiser l’immense champs de recherches qu’elles contiennent à l’état<br> latent. Pour établir cette « structure type », nous nous sommes inspirés des travaux du Docteur<br> Raymond Moody, et principalement de son livre fondateur, « La vie après la vie ». Nous<br> avons aussi puisé dans l’oeuvre du professeur Kenneth Ring, surtout dans ses deux livres<br> intitulés : « Sur la frontière de la vie », et l’excellent « En route vers Omega ». Le livre<br> d’Evelyn Elsaesser-Valarino, intitulé « D’une vie à l’autre », nous a été d’une grande aide<br> pour reconstituer l’ordre des différentes phases. Quelques-uns des témoignages que nous<br> avons pu recueillir lors de nos investigations personnelles ont complété utilement nos études<br> livresques. Enfin, en consultant au fil des années l’abondante littérature qui a été publiée sur<br> ce sujet nous y avons trouvé confirmation du modèle que nous présentons ici. Nous proposons<br> à la fin de ce dossier une bibliographie aussi complète que possible (décembre 2008). Le<br> lecteur pourra ainsi se faire une idée du nombre et de la diversité des publications (en France)<br> concernant les N.D.E.<br> Trois livres incontournables.<br> Ci-dessus : à gauche, « La vie après la vie », le best seller mondial du Dr Raymond Moody.<br> Le livre fondateur de la recherche sur les N.D.E. Au centre, le livre de Kenneth Ring, « En<br> route vers Omega », qui est une réflexion sur le sens à donner à ces expériences aux frontières<br> de la mort. A droite, « D’une vie à l’autre », l’enquête menée par Evelyn Elsaesser-Valarino<br> auprès des plus grands spécialistes de la recherche sur les N.D.E.<br> 3<br> Ci-dessous : l’oeuvre de Jérôme Bosch (1450 - 1516) représentant « La montée des<br> Bienheureux vers l’Empyrée » (Venise, Palais Ducal). Cette oeuvre est une illustration<br> saisissante de la phase de l’entrée dans le tunnel rapportée par de nombreux expérienceurs.<br> L’âme ou la conscience survivante du défunt s’apprête à rencontrer la Lumière située au bout<br> du tunnel. L’âme est accompagnée d’un « guide » ailé, et au loin, un personnage (un parent<br> décédé peut-être) semble l’attendre.<br> 4<br> Les principales phases de la N.D.E<br> …………………………..1) - Phase de danger mortel.<br> …………………………..2) - Phase physiologique d’entrée dans la mort.<br> …………………………..3) - Phase de calme et de paix.<br> …………………………..4) - Phase autoscopique (sortie hors du corps).<br> …………………………..5) - Phase du tunnel.<br> …………………………..6) - Phase de rencontre avec un ou plusieurs « guides ».<br> …………………………..7) - Phase de la Lumière.<br> a). Panorama de la vie.<br> b). Connaissance intégrale.<br> …………………………..8) - Phase de la rencontre avec des personnes décédées.<br> …………………………..9) - Phase des paysages paradisiaques.<br> …………………………10) - Phase de la cité de lumière.<br> …………………………11) - Phase de la vision d’une frontière.<br> …………………………12) - Phase de la prise de décision.<br> …………………………13) - Phase de retour dans le corps.<br> …………………………14) - Phase d’intégration de l’expérience.<br> …………………………15) - Phase de mutation.<br> a). Renversement des valeurs.<br> b). Changement de personnalité.<br> c). Recherche de connaissances nouvelles.<br> d). Dons psychiques.<br> e). Envie de partager son expérience.<br> f). Préoccupations écologiques.<br> g). Développement de la créativité.<br> 1) - Phase de danger mortel.<br> D a ns cette phase, les conditions externes sont réunies pour entraîner la mort. Il<br> s’agit généralement de situations critiques comme des accidents, des chutes, et toutes sortes<br> de situations potentiellement mortelles. Les conditions externes peuvent être accompagnées<br> de la sensation de mourir et de l’imminence de la mort. Les conditions externes entraînent la<br> perception d’un danger mortel. Dans cette phase, si les conditions externes mortelles sont<br> réunies, l’intégrité physique de l’expérienceur est encore intacte. C’est la phase qui précède le<br> choc lors d’un accident ou d’une chute par exemple. Dans le cas des chutes, nous possédons<br> un étude fort intéressante effectuée par l’un des pionniers de la recherche sur les N.D.E -<br> Albert Heim - intitulée : « Remarks on fatal falls », Year Book of the Swiss Alpin Club<br> (1892). Les enquêtes de Heim montrent que lors de chutes en montagne mettant la vie des<br> 5<br> alpinistes en danger, ces derniers pouvaient vivre des expériences qui se rapprochent des<br> N.D.E. Une restriction est à apporter ici, car il existe des cas où des N.D.E se sont produites<br> en dehors de tout risque mortel. Il n’est donc pas nécessaire, en effet, d’être physiquement<br> proche de la mort pour vivre une N.D.E (ce n’est donc plus une N.D.E au sens stricte du<br> terme, mais plutôt une expérience similaire ou E.C.M : Expérience de Conscience Modifiée).<br> Des études récentes ont montré qu’une personne en bonne santé peut vivre une N.D.E. Cette<br> restriction est importante, car elle montre que la N.D.E n’est pas intrinsèquement liée à la<br> détérioration des fonctions biologiques de l’organisme. Cette remarque peut nous servir à<br> valider le rapprochement entre les N.D.E et les expériences religieuses, mystiques, ou<br> initiatiques. Nous pensons que les phases de l’expérience initiatique traditionnelle comporte<br> en effet de nombreux point commun avec les phases vécues lors d’une N.D.E.<br> 2) - Phase physiologique d’entrée dans la mort.<br> L orsque la N.D.E survient dans des circonstances pouvant entraîner la mort, lors<br> d’un accident ou d’une maladie par exemple, l’état interne (physiologique et organique) de<br> l’expérienceur est généralement très dégradé. Il entre alors dans le processus qui conduit<br> naturellement à la mort, et les mécanismes physiologiques correspondants sont amorcés. On<br> peut enregistrer extérieurement une perte de connaissance, un arrêt cardiaque brusque, un<br> électroencéphalogramme plat, un pouls indétectable, une respiration imperceptible. Dans cette<br> phase, les conditions physiologiques objectives sont réunies pour aboutir réellement à la mort<br> clinique. L’intégrité physique de l’expérienceur est gravement menacée.<br> 3) - Phase de calme et de paix.<br> E n o pposition avec la phase précédente, il semblerait qu’il se produise un<br> renversement de l’état psychique du mourant au moment où celui-ci pénètre plus avant dans<br> le processus de la mort. Succédant à la peur et à l’angoisse de mourir, un grand calme et une<br> paix profonde envahiraient soudainement son esprit. Même les douleurs physiques les plus<br> vives disparaîtraient subitement, pour laisser place au bien-être, au calme et à la tranquillité<br> intérieure. Vue de l‘extérieur l’entrée dans la mort peut nous sembler terrible, mais vue de<br> l’intérieur elle pourrait être perçue de façon totalement différente.<br> V o ici le témoignage significatif d’un rescapé tiré du livre de Moody « La Vie<br> Après la Vie » : « A l


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